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INTERNATIONAL

Pour la génération Y, la santé mentale est aussi vitale que l’accès à l’eau, à la nourriture et au logement


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 8 Octobre 2019 modifié le 8 Octobre 2019 - 05:58


Pour la génération Y, la santé mentale est aussi vitale que l’accès à l’eau, à la nourriture et au logement
Genève (CICR) – Près des trois quarts des milllennials (73 %) interrogés dans le cadre d’une enquête internationale estiment que les soins de santé mentale sont aussi essentiels pour les victimes de la guerre et d’autres situations de violence que l’accès à l’eau, à la nourriture ou au logement.

Tirés d'une enquête Ipsos commandée par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et menée auprès de plus de 15 000 personnes âgées de 20 à 35 ans dans 15 pays différents, ces chiffres témoignent d'une conscience grandissante de l'importance de fournir des soins de santé mentale dans les situations de conflit.

Sur les 15 pays concernés par l’étude, c’est en Syrie que les soins de santé mentale ont été le plus plébiscités : 87 % des millennials syriens interrogés (environ 1 000) ont ainsi répondu que les besoins en la matière des personnes touchées par un conflit armé n’étaient pas moins prioritaires que l’accès à l’eau, à la nourriture ou au logement. L’Indonésie, l’Ukraine et la Suisse arrivaient juste après, avec respectivement 82, 81 et 80 % de répondants soutenant les soins de santé mentale.

« Les services de santé mentale ont trop longtemps été relégués au second plan dans les situations de conflit, déclare Peter Maurer, le président du CICR. Parce que certains traumatismes sont invisibles, ils risquent de passer inaperçus ou de ne pas être considérés comme une priorité. Pourtant, la guerre a des répercussions dramatiques sur la santé mentale et le bien-être psychosocial de millions de personnes. Certaines développent des troubles mentaux, d’autres voient ressurgir des problèmes préexistants. D’autres encore souffrent de troubles plus sévères qui peuvent mettre leur vie en danger. »

Plus de 20 % des personnes vivant dans des régions en proie à un conflit sont atteintes de troubles mentaux plus ou moins sévères, allant de la dépression ou anxiété légère au trouble de stress post-traumatique. C’est trois fois plus que dans le reste de la population mondiale. À l’heure où l’attention portée à la santé mentale va grandissant à travers le monde, les besoins des victimes de la guerre en matière de santé mentale et de soutien psychosocial doivent devenir une priorité.

« La fourniture de soins de santé mentale peut aider à sauver des vies dans les conflits armés ou d’autres situations de violence, au même titre que le fait de panser une plaie ou de distribuer de l’eau potable. Les blessures qui ne se voient pas n’en sont pas moins dommageables pour la santé », conclut M. Maurer.

Cette semaine, le CICR saisit l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale pour appeler tous les États à faire des services de santé mentale et de soutien psychosocial une priorité et une composante essentielle des premiers secours délivrés dans les conflits armés et les autres situations de violence, et pour leur demander de les intégrer dans les dispositifs d’intervention d’urgence aux niveaux tant national qu’international.