La ceinture de protection de la capitale tchadienne contre les crues du Chari se renforce. Le Ministre de l’Aménagement du Territoire, Mahamat Assileck Halata, accompagné du Maire de la ville et des partenaires de la Banque mondiale, s'est rendu sur le terrain pour évaluer l'avancement des travaux du projet PILIER.
Une jonction stratégique vers le Cameroun
L'infrastructure en cours de réalisation s'étend sur 3 kilomètres, du pont de Ngueli jusqu'au quartier Ndoué. Sa particularité ? Elle ne se contente pas de bloquer l'eau, elle sert également de voie de circulation.
« Avec cette digue, nous venons boucler un linéaire de près de 30 km. Elle assure la jonction entre Walia et l’axe menant vers le Cameroun », a précisé le ministre.
Un investissement massif pour la sécurité
Financé à hauteur de 3 milliards de francs CFA par la Banque mondiale, ce projet est le fruit d'une coopération étroite visant à éviter le traumatisme des inondations passées. L'ouvrage a été pensé pour offrir une double utilité :
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Protection hydraulique : Agir comme un rempart contre la montée des eaux du fleuve.
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Mobilité urbaine : Faciliter les déplacements des riverains et le commerce transfrontalier grâce à sa fonction de route carrossable.
Course contre la montre avant les pluies
Le défi est désormais temporel. Le gouvernement et ses techniciens se sont fixé un délai de quatre mois pour achever les travaux. L'objectif est clair : livrer l'infrastructure avant le mois de mai, période marquant généralement le début de la saison humide au Tchad.
Le Directeur régional des infrastructures de la Banque mondiale, présent lors de la visite, a salué le dynamisme du projet PILIER qui incarne la vision de résilience urbaine prônée par le Chef de l'État, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno.
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Résilience urbaine : La digue de Ngueli, un investissement de 3 milliards pour protéger N’Djamena











