Damara (Ombella-M'Poko) – Ce qui devait être un outil de sauvetage est devenu un instrument d'infraction. L'ambulance médicalisée affectée au Centre de Santé de Kongbo (District sanitaire d'Alindao/Mingala) se trouve actuellement sous scellés à la brigade de gendarmerie de Damara. En cause : un comportement jugé irresponsable du conducteur, mêlant vitesse excessive et transport illégal de passagers.
Un détournement de fonction préjudiciable
Les ambulances sont des unités mobiles stratégiques, strictement réservées au transfert des patients critiques. En les transformant en "véhicules de transport commun", les agents impliqués créent un triple préjudice :
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Rupture de service : Les populations de Kongbo et d'Alindao sont privées de leur unique moyen de référence sanitaire vers Bangui.
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Sécurité publique : L'excès de vitesse avec un véhicule prioritaire, mais sans urgence médicale, met en danger la vie des passagers et des autres usagers de la route.
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Dégradation du matériel : L'usure prématurée de ces véhicules coûteux pèse sur les finances publiques.
Vers une sécurisation des moyens de référence
Face à la récurrence de ces comportements, le cabinet du ministre de la Santé a annoncé des mesures fermes. L'ambulance sera transférée à Bangui sous escorte, en attendant que des sanctions disciplinaires soient prises.
Pour prévenir de futurs abus, une nouvelle stratégie de surveillance est en cours d'élaboration :
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Collaboration accrue : Implication directe de la gendarmerie et de la police pour le contrôle systématique des ambulances circulant sur les axes provinciaux.
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Justificatifs obligatoires : Obligation pour tout conducteur d'ambulance de présenter un ordre de mission et un dossier de référence médicale du patient transporté.
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Télématique (en projet) : Des réflexions sont menées sur l'installation de traceurs GPS pour suivre en temps réel le mouvement des véhicules sanitaires.
Un appel à l'éthique professionnelle
Le ministère rappelle que le statut de fonctionnaire ou d'agent de l'État impose une déontologie stricte. Assimiler l'ambulance à un taxi de brousse est une faute lourde qui ne restera pas impunie.
« Le cabinet appelle à la responsabilité et au strict respect des règles afin de préserver l’intérêt général et la sécurité des populations », précise le communiqué officiel.
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