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Seif Al-Islam refuse de prendre un avocat pour le défendre en Libye


Alwihda Info | Par - 17 Mai 2012


Selon M. Moreno-Ocampo, Seif Al-Islam veut être jugé en Libye et non par la CPI et a demandé aux autorités libyennes l'autorisation pour un membre de sa famille de lui trouver un avocat en qui il puisse avoir confiance.


Seif Al-Islam refuse de prendre un avocat pour le défendre en Libye
Seif Al-Islam, fils du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, refuse pour l'instant de choisir un avocat pour le représenter devant un tribunal libyen, a indiqué mercredi le représentant adjoint libyen à l'ONU Ibrahim Dabbashi.
Il a cependant précisé devant le Conseil de sécurité que "rien n'empêchait" Seif Al-Islam de prendre un avocat de son choix. "Seif al-Islam aura un avocat car la loi en Libye ne permet pas de juger un accusé devant une cour pénale sans la présence d'un avocat de la défense", a-t-il assuré.
"La solution n'est pas entre les mains des autorités libyennes mais de l'accusé lui-même qui jusqu'à maintenant refuse de désigner un avocat pour le défendre", a-t-il ajouté.
La Cour pénale internationale (CPI) a désigné un avocat commis d'office pour représenter le fils de Kadhafi devant sa juridiction mais celui-ci, Me Xavier-Jean Keïta, n'a pas encore rencontré son client. Me Keita a par ailleurs demandé à la CPI de récuser le procureur Luis Moreno-Ocampo dans la procédure engagée contre Seif Al-Islam à la Haye.
Selon M. Moreno-Ocampo, Seif Al-Islam veut être jugé en Libye et non par la CPI et a demandé aux autorités libyennes l'autorisation pour un membre de sa famille de lui trouver un avocat en qui il puisse avoir confiance.
Tripoli conteste la compétence de la CPI pour juger Seif Al-Islam, détenu par des révolutionnaires libyens à Zenten, à 180 km au sud de Tripoli.
Luis Moreno-Ocampo a indiqué à la presse qu'il présenterait le 4 juin ses "observations" à ce sujet devant un tribunal de la CPI, de même que les autres parties prenantes.
Il a reconnu que dans un cas comme celui-là, inédit dans les annales de la CPI, la règle était que les autorités nationales étaient "en principe prioritaires" pour juger.
Arrêté le 19 novembre 2011 dans le sud libyen, Seif Al-Islam, 39 ans, fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI pour des crimes contre l'humanité commis à partir du 15 février 2011 pendant la répression de la révolte populaire.
 
AFP



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