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Tchad : L’opération ceinture verte autour de la capitale N’Djaména, un succès pour I. Déby ?


Alwihda Info | Par Djamil @ - 16 Mars 2009 modifié le 16 Mars 2009 - 16:50


Tchad - Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a effectué hier après-midi une visite au site de Gaoui, site retenu pour la ceinture verte autour de la ville de N’Djaména. Au cours de cette visite, le Chef de l’Etat a échangé avec les employés, les encadreurs et les responsables du projet ceinture verte autour de N’Djaména.


Tchad : L’opération ceinture verte autour de la capitale N’Djaména, un succès pour I. Déby ?
TCHAD - Cela fait exactement sept mois que le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a lancé la semaine nationale de l’arbre sur le site de Gaoui. C’est la 4ème visite du Chef de l’Etat IDRISS DEBY ITNO ce dimanche sur le site de Gaoui.

Il est allé constater de visu l’état d’avancement de l’opération ceinture verte autour de la ville de N’Djaména. Le Président de la République a fait le tour du site et inspecté les plants, accompagné du Premier ministre Youssouf Saleh Abbas et du ministre de l’environnement, Pr. Ali Souleymane Dabye.

Selon M. Niabo Mbomia Kodel, chef de service reboisement au ministère de l’Environnement et chargé du suivi et de l’entretien sur le site de Gaoui, les 26.267 plants toutes espèces confondues mis en terre sur une superficie de 48 hectares prospèrent bien. Un demi-hectare d’arboriculture fruitière est également expérimenté sur ledit site. Manguier, goyavier, citronnier ont trouvé là, une terre fertile. A cela s’ajoute une pépinière de 92.000 plants toutes espèces confondues.

Très émerveillé par le travail qui se fait sur le terrain, le Président de la République a posé un acte qui sauve. Le Chef de l’Etat a mis la main dans la pâte en arrosant quelques planchers et en mettant en terre un plant. Plus qu’une ceinture verte, Gaoui servira de brise vent aux N’djaménois, victimes ces derniers temps de brume de poussière.

Cette grande opération concerne tout le Tchad, comme l’a dit le Chef de l’Etat. Elle vise à reverdir le pays de Toumaï pour offrir aux générations futures, un environnement viable. Autrement dit, le développement durable se conçoit maintenant.

Vous venez d’effectuer pour la 4ème fois, une visite de votre projet de développement durable pour les générations futures. Quelles sont vos impressions ?

IDRISS DEBY ITNO : "C’est très bien ! Je pense qu’il y a un net progrès en quelques mois. Le projet prend forme. Il y a de très fortes chances que la ceinture verte autour de la ville de N’Djaména réussisse. Ce n’est pas un petit projet. On ne peut pas le finir en un an, ni en deux ans. Nous ne le faisons pas pour nous, nous le faisons pour les générations futures. Beaucoup de Tchadiens ont contesté, la décision du Gouvernement d’interdire la coupe abusive des arbres et la commercialisation du charbon de bois. Cela a soulevé un tôlé. Nous sommes à la porte du désert".

"Pour ceux qui connaissent N’Djaména, il y a vingt ans, là où nous sommes, c’était une zone très vivante. Il y avait de la faune, de la flore. Il y avait tout. Aujourd’hui, c’est l’Homme qui a détruit cet environnement. Et, aujourd’hui nous demandons à l’Homme de faire des efforts pour assurer sa survie. Ce que nous faisons, ce n’est pas pour aujourd’hui. Même quand nous ne serons plus là, cela va continuer. Les générations futures ont besoin de vivre. On ne peut pas vivre dans un désert. Nous avons besoin de la contribution de tous les Tchadiens. Cela ne devrait pas être l’œuvre d’un seul département. J’invite tous les N’Djaménois et tous ceux qui vivent dans la périphérie, ceux qui n’ont pas grand-chose à faire et qui passent leur week-end sous les arbres tous les samedis et dimanches à se prélasser, que ceux-là s’organisent afin d’apporter, leur inestimable contribution à ce projet destiné aux générations futures. Ceci est valable pour N’Djaména. Je pense que l’ensemble du pays est concerné par ce projet d’un Tchad vert. Planter un arbre doit rentrer dans nos mœurs, que cela devienne une habitude chez le Tchadien. C’est à ce prix-là que nous allons sauver le Tchad. Et c’est à ce prix que nous allons léguer un pays viable aux générations futures".