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TCHAD

Tchad : "Le contraire de la paix c'est l'effondrement de l'État", Idriss Déby


Alwihda Info | Par Mahamat Abderamane Ali Kitire - 2 Décembre 2019 modifié le 3 Décembre 2019 - 06:13



Le président Idriss Déby le lundi 2 décembre 2019 au Palais du 15 janvier lors de la journée de prière pour la paix, la cohabitation pacifique et la concorde nationale. © Alwihda Info
Le président Idriss Déby le lundi 2 décembre 2019 au Palais du 15 janvier lors de la journée de prière pour la paix, la cohabitation pacifique et la concorde nationale. © Alwihda Info
La notion de paix, Idriss Déby l'a répété 19 fois ce lundi dans son discours prononcé à l'occasion de la journée de prière pour la paix et la concorde nationale. "L'homme est ce qu'il est. Il ne prend véritablement conscience de la paix et de la stabilité que l'orsqu'il est confronté au désastre et aux conséquences d'une rupture de cette paix", a-t-il indiqué.

Selon lui, "personne, je dis bien personne ne peut tirer profit du contraire de la paix. Le contraire de la paix c'est la guerre, c'est la violence, l'injustice, l'insécurité. Le contraire de la paix c'est l'effondrement de l'Etat, la vendetta, l'anarchie. Nous tchadiens avons vécu toutes ces affres pendant plusieurs décennies. Plus que tout autre peuple, nous savons que la paix profite à tous et que la violence quel que soit sa forme, une violence incontrôlée est une épreuve qui ne fait pas de distinction. De plus, ce qui se passe autour de nous dans des pays autrefois stables doit, s'il en est besoin, nous conforter dans l'obsession de sauvegarder coute que coute la paix, en consentant ensemble des sacrifices inimaginables et nécessaires pour préserver la paix et la justice."

La menace terroriste, l'instabilité à toutes les frontières du Tchad, l'esprit communautaire, les manipulations politiciennes, le tribalisme et la haine numérique sont "autant de facteurs susceptibles de provoquer la rupture de l'harmonie sociale qui règne dans notre pays", a mis en garde le chef de l'Etat. 

Il a appelé "chaque citoyen à se sentir engagé pour toute initiative dont la finalité est de contribuer à la préservation de la paix".

Le président Idriss Déby le lundi 2 décembre 2019 au Palais du 15 janvier lors de la journée de prière pour la paix, la cohabitation pacifique et la concorde nationale. © Alwihda Info
Le président Idriss Déby le lundi 2 décembre 2019 au Palais du 15 janvier lors de la journée de prière pour la paix, la cohabitation pacifique et la concorde nationale. © Alwihda Info
"Nous savons pertinemment que la communication et la sensibilisation sont des fondamentaux à privilégier si l'on veut amener les populations à changer de comportement et à s'inscrire dans un mouvement d'ensemble harmonieux. Il est évident que l'impact de la communication sur le vivre ensemble, la cohésion sociale et le dialogue fraternelle dépend du niveau d'implication et de mobilisation de l'ensemble des forces vives de la nation. C'est en entrainant toutes les composantes de la nation dans la campagne de sensibilisation qu'on pourra multiplier les dividendes de la conscientisation de la population sur la concorde nationale", a expliqué le président.

L’objectif de cette journée nationale de prière pour la paix est de contribuer à l’unité entre les fils et les filles du Tchad pour la construction de la nation tchadienne. Dans leurs différentes interventions, les chefs religieux -protestant, musulman, catholique- ont insisté sur la promotion de la paix et la prière qui sont des armes fortes pour la cohésion nationale.

Le président Idriss Déby le lundi 2 décembre 2019 au Palais du 15 janvier lors de la journée de prière pour la paix, la cohabitation pacifique et la concorde nationale. © Alwihda Info
Le président Idriss Déby le lundi 2 décembre 2019 au Palais du 15 janvier lors de la journée de prière pour la paix, la cohabitation pacifique et la concorde nationale. © Alwihda Info



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