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POINT DE VUE

Tchad: Marie Thérèse sur la trace de son prédécesseur


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 25 Septembre 2010 modifié le 23 Septembre 2010 - 20:24

Le protocole d’accord interdisant formellement la circulation des bennes dans les centres villes n’est pas partagé par les conducteurs de gros porteurs de sable. Selon ces derniers, la mairie à travers cette décision constitue elle-même un obstacle pour sa politique de rendre N’Djaména la vitrine de l’Afrique Centrale. Cette décision a été prise à la va vite comme toutes les autres décisions.


On ne peut pas vouloir quelque chose et son contraire à la fois dit-on. A travers cette décision, la mairie nous montre belle et bien qu’elle veut construire la ville sans laisser circuler librement les gros porteurs de sables afin de servir leurs clients en plein chantier. « On ne sait pas si les habitants des zones interdites n’ont pas besoin de sable ou de terre pour construire », se demande Haroun Hassan, ingénieur de don état. Et de s’interroger plus loin que « pour quelle raison la mairie a-t-elle pris cette décision ? ».

 

Les conducteurs de gros porteurs trouvent que cette décision a été prise par des personnes qui ne maitrisent pas bien la ville de N’Djaména. « Même les enfants savent bien que certaines routes ne sont pas praticables en cette saison de pluie et même en saison sèche d’ailleurs. Et ça, la mairie le sait très bien. Elle n’a pas besoin qu’on lui dise. Il faut qu’on soit sérieux », lance Youssouf, le cinquantenaire bien sonné. « pourquoi ne pas interdire les gros porteurs de sable de grandes sociétés de construction de routes qui circulent librement même dans les zones interdites sans s’inquiéter », s’interroge Ahmat. On dirait qu’au Tchad, nos autorités prennent de décisions tout à leur tête sans tenir compte des intéressés et sans tenir compte même de la réalité de notre pays. « Le Tchad est en chantier », dit-on. « La mairie a-t-elle oublié ce slogan avant de prendre cette décision ?», s’interroge Ngar très touché par le comportement de nos dirigeants.

 

Les agents de la mairie nous prennent de l’argent sans nous donner de reçu en contrepartie

Il faut rappeler que le 02 juin dernier s’est tenue à l’Hôtel de Ville, une rencontre entre les autorités municipales, les Représentants des transporteurs et le Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat. A l’issue de cette rencontre, il a été convenu que la circulation des bennes dans les centres est formellement interdite. Seules les rues suivantes leurs sont autorisées (voir la copie du protocole d’accord).

 

Aussitôt le protocole d’accord est entré en vigueur, les agents de la mairie se sont déployés sur le terrain pour arnaquer les paisibles citoyens. Pourtant, la mairie n’a pas pris le soin de placer les panneaux de signalisation sur les grandes avenues interdites aux gros porteurs de sable de circuler. « Nous ne sommes pas du tout aidés dans ce pays. Et avant de prendre une telle décision, la mairie devait en principe prendre le soin de placer les panneaux de signalisation sur les zones interdites aux bennes. Pas plus de deux semaines, les agents de la mairie du 3ème arrondissement ont arrêté deux bennes. Ils nous ont fait payer 100.000 francs CFA avant de libérer ces bennes.

Et c’est sûr que ceux-ci travaillent pour leur propre compte et non pour le compte de l’Etat puisqu’ils nous ont pris de l’argent sans nous donner de reçu en contrepartie. En plus de ça, ces mêmes agents de la mairie nous ont fait payer 120.000 francs CFA pour la taxe d’exploitation de carrière », explique Ahmat, un ancien chauffeur de bennes.

 

A part ce protocole d’accord, les syndicats de gros porteurs de sable ont eu à gérer nombre de problèmes par le passé. « C’est tout récemment que les agents de la mairie ont fermé le carrière de Sabangali. On a longtemps négocié avec eux avant de nous laisser continuer avec notre activité.  Et depuis lors, nous versons une somme de 2000 francs CFA par voyage. Ce sont ceux de 3ème arrondissement qui traquent souvent. Ils font comme si nous ne sommes pas de tchadiens. Pourquoi ceux des autres arrondissements ne se comportent pas de la même manière ? », s’interroge Abakar.

 

Le maire a tout intérêt d’intégrer les concernés dans les processus de décisions afin de ne se heurter à un mur comme son prédécesseur ZenBada. Elle doit faire de la communication son cheval de bataille afin que les citoyens lambda l’accompagnent dans sa politique du changement.

Abba fils

 




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