Il fut un temps où dire « mon fils est venu à N’Djamena » sonnait comme une victoire. C’était l’annonce d’un avenir en construction, d’un jeune parti chercher le travail, le savoir et la dignité dans la capitale.
Aujourd’hui, cette expression est défigurée. Elle ne fait plus rêver, elle inquiète. Pire, elle provoque parfois le mépris. Car la réalité est brutale : trop de jeunes venus à N’Djamena à la recherche d’un emploi décent ont abandonné toute boussole morale. Oisiveté, alcool, débauche, dépendance chronique aux autres… La capitale est devenue, pour certains, un refuge pour la facilité plutôt qu’un champ de bataille pour la dignité.
Une dérive des comportements
Au lieu de s’accrocher à la dignité et au courage qui justifiaient leur départ, certains sombrent dans une vie de débauche : alcoolisme, délinquance, petits trafics, mendicité déguisée ou dépendance totale aux proches. Cette dérive, visible dans plusieurs quartiers de la capitale, ternit l’image de toute une jeunesse et finit par ridiculiser l’expression autrefois honorable.
L’État tchadien a failli à sa mission première : offrir des perspectives à sa jeunesse. Les politiques d’emploi sont inexistantes ou inefficaces. Mais les familles aussi portent une part de responsabilité.
Envoyer un enfant à N’Djamena sans suivi, sans exigence, sans rappel des valeurs, c’est parfois le condamner à l’errance. Quant aux jeunes eux-mêmes, ils doivent cesser de transformer leur échec personnel en posture victimaire. Venir à N’Djamena ne signifie pas « tout est permis ». La capitale n’est pas un bar, ni un dortoir à illusions, encore moins un raccourci vers la réussite.
Redonner du sens à l’expression
Il est temps de réhabiliter cette expression. Venir à N’Djamena doit à nouveau signifier travail, discipline, apprentissage et responsabilité. La capitale ne doit pas être un lieu de perdition, mais un espace de construction personnelle et collective. Sans cela, "Mon fils est venu à N’Djamena" restera une phrase vide, déformée, presque honteuse, loin de l’espoir qu’elle incarnait autrefois.
Aujourd’hui, cette expression est défigurée. Elle ne fait plus rêver, elle inquiète. Pire, elle provoque parfois le mépris. Car la réalité est brutale : trop de jeunes venus à N’Djamena à la recherche d’un emploi décent ont abandonné toute boussole morale. Oisiveté, alcool, débauche, dépendance chronique aux autres… La capitale est devenue, pour certains, un refuge pour la facilité plutôt qu’un champ de bataille pour la dignité.
Une dérive des comportements
Au lieu de s’accrocher à la dignité et au courage qui justifiaient leur départ, certains sombrent dans une vie de débauche : alcoolisme, délinquance, petits trafics, mendicité déguisée ou dépendance totale aux proches. Cette dérive, visible dans plusieurs quartiers de la capitale, ternit l’image de toute une jeunesse et finit par ridiculiser l’expression autrefois honorable.
L’État tchadien a failli à sa mission première : offrir des perspectives à sa jeunesse. Les politiques d’emploi sont inexistantes ou inefficaces. Mais les familles aussi portent une part de responsabilité.
Envoyer un enfant à N’Djamena sans suivi, sans exigence, sans rappel des valeurs, c’est parfois le condamner à l’errance. Quant aux jeunes eux-mêmes, ils doivent cesser de transformer leur échec personnel en posture victimaire. Venir à N’Djamena ne signifie pas « tout est permis ». La capitale n’est pas un bar, ni un dortoir à illusions, encore moins un raccourci vers la réussite.
Redonner du sens à l’expression
Il est temps de réhabiliter cette expression. Venir à N’Djamena doit à nouveau signifier travail, discipline, apprentissage et responsabilité. La capitale ne doit pas être un lieu de perdition, mais un espace de construction personnelle et collective. Sans cela, "Mon fils est venu à N’Djamena" restera une phrase vide, déformée, presque honteuse, loin de l’espoir qu’elle incarnait autrefois.
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Tchad : « Mon fils est venu à N’Djamena », quand une phrase devient une honte








