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ANALYSE

Tchad : Payimi Kalzeubé a-t-il prononcé le serment confessionnel ?


Alwihda Info | Par Freeman Djido - 23 Mai 2018 modifié le 23 Mai 2018 - 01:31


Kalzubet Payimi Deubet.
Kalzubet Payimi Deubet.
Si les autres pour accéder au poste de ministre ont passé à gauche leur foi, qu’en est-il du pasteur Payimi Kalzeubé, ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence ?

Le serment confessionnel est l’une des conditions suffisante et nécessaire pour être un ministre dans la quatrième République. Le Ministre doit jurer au nom d'Allah sur la Bible ou le Coran avant d’être accueilli par le Raïs en bon serviteur. C’est en dérogeant à cette règle que Djibergui Amane Rosine, ministre provisoire de l’aviation civile et du transport a été démise de ses fonctions et remplacée verbalement, séance tenante par Mahamat Rozi. Cela démontre qu'Idriss Déby Itno attache du prix à son serment confessionnel.

Le serment confessionnel est l’unique chemin qui conduit à tête d’un département ministériel dans la quatrième République. Qu’en sera-t-il de Kalzeubé Payimi qui a pris le train en marche deux jours après ses pairs ? Va-t-il écouter la voix du silence ou la voix de son ventre si jamais le président Idriss Déby Itno lui demande de jurer. Car, avec Déby, il faut s’attendre à tout. Le pasteur Kalzeubé jusqu’à-là est fonction sans avoir prêté publiquement le serment confessionnel. Une autre formule a été trouvé entre lui et Idriss Déby Itno ? Sinon, pourquoi Djibergui Amane Rosine a été jetée comme un démon hors du gouvernement ?

Si aujourd’hui le Pasteur Kalzeubé Payimi exerce sans jurer au nom d’Allah comme l’ont été contraints ses pairs à le faire, cela veut dire que nous avons deux poids deux mesures dans la quatrième République. Ainsi les mesures claironnées urbi et ordi par le Raïs le 4 mai dernier au Palais du 15 janvier ne sont que du bluff. Dans certaines religions, le serment est autorisé tandis qu’il n’en est pas le cas dans d’autres. C’est dans cette diversité que les tchadiens sont appelés à y vivre. Cette erreur dans l’histoire politique du Tchad mérite d’être recadrée pour que le pays soit véritablement laïc.



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