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Tchad: Premières élections départementales et sénatoriales en 2014 (PAPIER GENERAL)


Alwihda Info | Par - 31 Juillet 2013 modifié le 31 Juillet 2013 - 17:42

Selon M. Tetsuo Kondo, l'annonce par le gouvernement tchadien de l'organisation, en 2014, des premières élections départementales et régionales de l'histoire de ce pays d'Afrique centrale, sont autant d'indicateurs du climat de normalisation de la vie publique.


( Xinhua )
Avec l'aide de ses partenaires étrangers, dont le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), le gouvernement tchadien s'active dans la préparation des premières élections départementales et sénatoriales de son histoire, prévues pour 2014.

"Depuis quelques années, le gouvernement de la République du Tchad, avec l'appui de ses partenaires au développement, s'est engagé résolument sur le chemin de la démocratisation de la vie publique, à travers différentes consultations électorales. Hier, c'était les législatives, la présidentielle et les communales, tenues dans un climat d'apaisement. Aujourd'hui, les acteurs politiques, les organisations de la société civile et le gouvernement entendent couronner la longue marche vers le processus démocratique avec les consultations locales", a déclaré à Xinhua Tetsuo Kondo, directeur pays du Programme des Nations- Unies pour le Développement (PNUD) au Tchad.

Selon M. Tetsuo Kondo, l'annonce par le gouvernement tchadien de l'organisation, en 2014, des premières élections départementales et régionales de l'histoire de ce pays d'Afrique centrale, sont autant d'indicateurs du climat de normalisation de la vie publique.

Pour organiser les futures élections départementales et régionales, il faudra entre 18 à 24 mois et plus de 168 milliards F CFA (333 millions USD), selon une étude réalisée par deux experts nationaux sur commande du Programme de renforcement de la gouvernance démocratique (PRGD), une structure dépendant du ministère tchadien du Plan et de la Coopération. 120 milliards F CFA (240 millions USD) seront consacrés au recensement électoral biométrique, précise le texte.

L'étude, publiée la semaine dernière, recommande par ailleurs la mise en place d'un nouveau cadre juridique et institutionnel, la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la réalisation d'une cartographie électorale et d'une étude de faisabilité à l'issue de laquelle un avis d'appel d'offre international d'un opérateur technique sera lancé, l'organisation du recensement biométrique (une première au Tchad), etc.

"Le déroulement du scrutin est proposé pour le 27 novembre 2014 et la proclamation des résultats définitifs s'effectuera le 20 décembre 2014", indique Massalbaye Ténébaye, ancien président de la Ligue tchadienne des droits de l'Homme, coauteur de l'étude.

"Nous nous sommes inspirés de l'exemple de certains pays africains (République Démocratique du Congo, Côte d'Ivoire, Nigeria et Tanzanie) pour produire nos conclusions. Cependant, une étude de faisabilité déterminera les coûts exacts de toutes les activités", ajoute-t-il.

La mise en place du cadre juridique et institutionnel a commencé dès ce mois de juillet 2013 avec la confection d'un projet de loi portant création d'une nouvelle CENI plus large et paritaire (17 membres pour la majorité présidentielle, 17 pour l'opposition, ainsi que 6 représentants de la société civile, ce qui est une innovation).

L'Assemblée nationale, en session extraordinaire, devra examiner le texte dans les prochains jours.

Dès avril 2013, sous l'égide du président Déby Itno, des tractations ont été organisées entre les différents acteurs politiques, ayant abouti à la mise en place d'un Cadre national pour le dialogue politique (CNDP), en lieu et place du Comité de suivi et d'appui de l'Accord du 13 août 2007, arrivé à expiration en 2011.

Le CNDP a pour mandat de proposer à la classe politique la préparation du recensement biométrique et des élections départementales et régionales à venir, mais également des élections législatives de 2015 et présidentielles de 2016. Mais contrairement à l'Accord du 13 août 2007 (qui a servi de cadre pour l'organisation des élections présidentielles, législatives et communales de ces deux dernières années), la nouvelle structure est boycottée par une grande partie de l'opposition politique regroupée au sein de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC, avec une trentaine de députés à l'Assemblée nationale).

"Le PNUD étudiera, avec les partenaires au développement, la possibilité de fournir au gouvernement du Tchad, à travers la CENI et le Comité national de dialogue politique, en complément de la part de mobilisation des ressources de l'Etat tchadien, une assistance technique, financière et logistique pendant toutes les phases devant conduire à la préparation et à la tenue des élections locales, législatives, sénatoriales et présidentielles", a promis son directeur pays.

L'organisation onusienne fournira en outre une assistance logistique aux observateurs internationaux invités par le gouvernement tchadien pour suivre le déroulement des élections locales et du cycle électoral prochain, ce "dans les limites des moyens mis à sa disposition", a conclu M. Testuo Kondo.