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Tchad : "Vous faites quoi ? de la figuration ? vous avez failli à votre mission", la colère de Déby à Sarh


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 5 Octobre 2018 modifié le 5 Octobre 2018 - 13:00



Rencontre du chef de l'Etat avec les autorités civiles et militaires de Sarh, ce jeudi 4 octobre 2018.
Rencontre du chef de l'Etat avec les autorités civiles et militaires de Sarh, ce jeudi 4 octobre 2018.
Le Président de la République a rencontré ce jeudi 4 octobre les autorités militaires et civiles de la province du Moyen Chari. lI a invité le corps militaire et les autorités civiles au changement de comportements et de mentalité.

« Chacun doit vivre de son salaire », a expliqué Déby, qui souligne aussi que les habitudes qui sont nées des différentes péripéties qu’a connues le pays doivent faire place à un autre comportement, une autre mentalité.

Le chef de l'Etat a également évoqué la menace que constitue la porosité de frontière centrafricaine pour la sécurité du Tchad. Une situation qui crée une insécurité grandissante dans les villages tchadiens frontaliers de la RCA. D'après lui, il est inconcevable que des civils tchadiens soient enlevés ou tués par des bandits venant de la RCA au vu et au su des éléments de forces de défense et de sécurité. « Vous avez failli à votre mission. C’est intolérable », s’est emporté le président de la République.

Le Chef de l’Etat ne comprend pas que des éléments nuisibles dégagés de l’effectif de l’armée soient identifiés comme étant des coupeurs de route qui enlèvent les bétails des paisibles citoyens et sèment de désordre, explique la Présidence.

« Il n’y a pas un seul village qui n’a pas perdu au moins 50% de ses bétails. Vous faites quoi ? De la figuration ? Monsieur le gouverneur, mettez-moi fin à cette situation. Je ne veux plus entendre parler des anti-balakas et autres bandits venir semer la peur, tuer des tchadiens », a instruit le chef de l’Etat, qui a expliqué que toutes les provinces sont dotées des moyens pour assurer la sécurité des civils. « Pourquoi tous ces militaires en ville alors qu’à la frontière nos compatriotes ont besoin d’être protégés ? Laisser à la police et à la gendarmerie la sécurité en ville, allez à nos frontières pour défendre nos populations », a-t-il ordonné.

« Si dans une semaine, j’entends que des gens sont tués et des bétails enlevés, c’est vous qui allez partir et pour de bon. Nettoyez-moi la province du Moyen Chari des coupeurs de route et des bandits de grands chemins », a ordonné le président.