Le Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESE) a ouvert ce jeudi 5 février 2026 à N’Djamena sa première session ordinaire de l’année, prévue du 5 au 19 février. Placée sous le haut patronage du Président de la République, représenté à la cérémonie par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Limane Mahamat, cette session est consacrée au thème de la résilience climatique et de l’habitat durable au Tchad.
La cérémonie d’ouverture, tenue au ministère des Affaires étrangères, a réuni d’anciens ministres, des membres du gouvernement ainsi que des ambassadeurs accrédités au Tchad.
Dans son allocution d’ouverture, le président du CESE, Dr Ahmat Mbodou Mahamat, a rappelé le rôle stratégique de l’institution dans l’architecture institutionnelle nationale. Il a souligné que les conseils économiques et sociaux, inspirés du système des Nations unies au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, constituent un cadre de concertation entre l’Exécutif, le Législatif et les forces vives de la nation, en vue de promouvoir un développement socio-économique harmonieux et durable.
Au Tchad, a-t-il précisé, le CESE est inscrit dans l’ordre constitutionnel depuis 1959 et a pour mission d’accompagner le gouvernement et le Parlement à travers des orientations et des propositions sur les politiques publiques visant l’amélioration du bien-être des populations.
Le président du CESE a également mis en exergue le contexte national et international marqué par l’intensification des effets du changement climatique, notamment les sécheresses récurrentes, les inondations, la dégradation des sols, la pression démographique et l’urbanisation rapide. Autant de facteurs qui constituent, selon lui, des défis majeurs pour les politiques de développement, en particulier dans le secteur de l’habitat.
C’est dans cette optique que les conseillers de la République ont choisi de consacrer cette première session ordinaire au thème de la résilience climatique et de l’habitat durable. Un choix stratégique visant à encourager la réflexion sur les modes de construction, l’aménagement du territoire et la gestion des espaces urbains et ruraux, afin de garantir aux populations un cadre de vie décent, résilient et respectueux de l’environnement.
Dr Ahmat Mbodou Mahamat a par ailleurs relevé que la croissance urbaine rapide, souvent non planifiée, expose davantage les populations aux risques climatiques, notamment aux inondations et aux vents violents. Malgré les efforts consentis par l’État, le secteur de l’habitat demeure confronté à des contraintes institutionnelles, financières et techniques qui limitent sa capacité à répondre efficacement aux besoins des populations.
Face à ces défis, il a plaidé pour une synergie d’actions entre l’État, les collectivités territoriales, les professionnels du secteur et les populations, afin de promouvoir des solutions d’habitat résilient intégrant la réduction des risques de catastrophes et l’adaptation aux changements climatiques.
Au cours de cette session, les conseillers entendent procéder à un diagnostic approfondi des impacts du changement climatique sur l’habitat, évaluer les réponses déjà apportées par les pouvoirs publics et formuler des recommandations opérationnelles à l’attention des plus hautes autorités du pays.
À l’issue de son intervention, le président du CESE a officiellement déclaré ouverte la première session ordinaire de l’année 2026.
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Tchad : la session ordinaire du CESE placée sous le signe de la résilience climatique et de l’habitat durable







