Le Tribunal de Grande Instance de N’Djamena a examiné, ce 14 janvier 2026, une affaire de détournement de fonds présumé portant sur la somme de 5 millions de FCFA. Le prévenu, à qui la plaignante avait confié la gestion de son entreprise, est poursuivi pour abus de confiance.
Devant la barre, la partie civile a exposé les faits : une comptabilité tenue en double exemplaire, où chaque partie disposait de son propre cahier de suivi.
Selon ses calculs, un déficit de 5 millions de FCFA a été constaté. Afin de confronter les chiffres, elle aurait remis son propre registre au gérant pour que ce dernier effectue un récolement des comptes. La plaignante soutient qu'après cette remise, le jeune homme aurait pris la fuite.
À l’inverse, le prévenu conteste fermement cette version. Il affirme avoir tenté de restituer le document à la propriétaire, laquelle se serait déclarée indisponible. Il soutient avoir laissé le registre comptable sur place avant de partir. Le nœud de l’affaire réside dans la disparition de ce cahier, élément matériel crucial pour établir la vérité.
En l'absence de ce support, le tribunal se trouve face à deux déclarations contradictoires. L’audience a également été marquée par une vive réaction du public lorsque le juge a interrogé le prévenu. Ce dernier ne s’exprimant ni en français, ni en arabe, des interrogations ont surgi sur sa capacité réelle à assurer la gestion comptable d'une entreprise sans la maîtrise des langues officielles de travail.
Face à l'impossibilité de mener les débats faute d'interprète et de preuves tangibles, le tribunal a ordonné le renvoi de l'affaire. Dans l'attente d'un complément d'information et de la comparution d'un traducteur assermenté, le prévenu a été placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Klessoum.
Devant la barre, la partie civile a exposé les faits : une comptabilité tenue en double exemplaire, où chaque partie disposait de son propre cahier de suivi.
Selon ses calculs, un déficit de 5 millions de FCFA a été constaté. Afin de confronter les chiffres, elle aurait remis son propre registre au gérant pour que ce dernier effectue un récolement des comptes. La plaignante soutient qu'après cette remise, le jeune homme aurait pris la fuite.
À l’inverse, le prévenu conteste fermement cette version. Il affirme avoir tenté de restituer le document à la propriétaire, laquelle se serait déclarée indisponible. Il soutient avoir laissé le registre comptable sur place avant de partir. Le nœud de l’affaire réside dans la disparition de ce cahier, élément matériel crucial pour établir la vérité.
En l'absence de ce support, le tribunal se trouve face à deux déclarations contradictoires. L’audience a également été marquée par une vive réaction du public lorsque le juge a interrogé le prévenu. Ce dernier ne s’exprimant ni en français, ni en arabe, des interrogations ont surgi sur sa capacité réelle à assurer la gestion comptable d'une entreprise sans la maîtrise des langues officielles de travail.
Face à l'impossibilité de mener les débats faute d'interprète et de preuves tangibles, le tribunal a ordonné le renvoi de l'affaire. Dans l'attente d'un complément d'information et de la comparution d'un traducteur assermenté, le prévenu a été placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Klessoum.
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Tchad : à N’Djamena, un litige de 5 millions de FCFA mène un gérant en détention







