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Tchad : "il est temps que la jeunesse gère la ville de Moundou"


Alwihda Info | Par Golmen Ali - 9 Octobre 2019 modifié le 9 Octobre 2019 - 23:11



Nétoua Ernestine. © DR
Nétoua Ernestine. © DR
Suite à la crise qui secoue la mairie de Moundou, Nétoua Ernestine, jeune native de la localité réagit en publiant un message à l'endroit du chef de l'État. La jeune native de la province du Logone Occidental demande une meilleure gestion de la commune de Moundou qui, malgré les multiples successions des maires, connait toujours une crise économique et sociale. Les employés sont en grève depuis des mois pour réclamer 26 mois d'arriérés de salaires. Le maire quant à lui est menacé de destitution par le conseil communal qui l'accuse de mauvaise gestion. Nétoua Ernestine, cette ambitieuse, se dit bourrée d'énergie pour donner un souffle nouveau à la commune de Moundou.

"Nos parents ont géré mais les choses sont restées comme telles. Il est temps que la jeunesse gère cette ville", a-t-elle confié, en poursuivant que la ville de Moundou manque d'innovations et a besoin d'un souffle nouveau, de quelqu'un qui saurait se battre et apporter des idées nouvelles afin de palier aux multiples problèmes que rencontre cette commune.

"J'aimerais diriger la mairie de Moundou", a affirmé Nétoua Ernestine qui appelle la jeunesse du Logone Occidental à se lever et à arracher la place qui lui est due. La fille de Moundou mûrie déjà des idées pour appartenir à un parti politique s'il le faut pour accéder à la tête de la mairie de Moundou car dit-elle, "être politicien n'est pas mauvais en soi".

"Certains me diront que je suis petite, d'autres que je ne peux pas mais je crois que j'ai de l'énergie", s'est exclamée Nétoua Ernestine. Comme stratégie pour redresser la commune de Moundou, la jeune ambitieuse entend d'abord éponger les arriérés de salaires. Elle entend ensuite lier des partenariats avec des communes sœurs et surtout initier des projets dont elle dit être sûre d'obtenir des financements, après quelques échanges avec des bailleurs de fond.

"Il n'y a pas plus bonne gestionnaire que la femme et je sais que je peux y arriver", conclut-elle, pleine de courage dans sa nouvelle lutte.



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