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Tchad : l’organisation du dialogue occulte la misère grandissante


Alwihda Info | Par Martin Higdé Ndouba - 20 Janvier 2022



Le coût de vie devient de plus en plus cher dans la ville de N’Djamena. Actuellement, il est difficile de remplir le panier de la ménagère, comme il est également difficile de remplir le ventre dans les cafétérias et autres lieux de restauration. Cela dit, les jeunes comme les vieillards se plaignent.

La hausse de prix des denrées alimentaires qui fait couler beaucoup d’encre et de salive dans les ménages n’épargne pas ceux qui prennent leur repas au quotidien dans la rue. Selon Eric, vendeur ambulant, « il est difficile de prendre un repas avec 500 FCFA le matin, la tasse de bouillie de 100 FCFA est passée à 150 FCFA et le plat de haricot de 250 FCFA ressemble à celui de 150 FCFA d’avant ».

Pour Mbailaou, maçon, c’est une situation très pénible qui profite aux détenteurs de cafétéria : « avant, le plat de soupe coutait 400 FCFA, accompagné d’un pain, maintenant il est à 600 FCFA, et plus grave encore, le gâteau de 25 FCFA est passé à 50 FCFA ». Quant aux détenteurs des points de restauration, ils se plaignent de la flambe des prix des denrées alimentaires.

Selon Clo, une vendeuse de haricot et de bouillie, « parfois c’est une vente à perte, l’arachide coûte très cher, donc il est difficile de vendre la bouillie moins chère, encore l’huile et le sucre, sans parler le prix d’un sac de haricot. Je ne voulais pas plier bagage, c’est juste une manière de maintenir les clients dans l’espoir d’un changement, comme le pays traverse une crise financière et politique. »

De même, chez Haoua, vendeuse de boule et du riz au marché de Moursal, la situation est très difficile à expliquer aux clients. Et même si le pays traverse une crise politique depuis la mort du Maréchal du Tchad, et la survenue de la crise sanitaire due à la pandémie du Covid-19. Selon l’analyse du Cabinet américain Mercer, sur les villes les plus chères d’Afrique, Ndjamena occupe une bonne place, et pourtant, le Tchad est un pays qui compte sur l’agriculture parmi les mamelles nourricières de son économie. C

ette situation doit ainsi préoccuper le gouvernement de transition, qui dans son programme, ne s’intéresse qu’à l’apaisement des tensions politico-militaires, afin d’organiser le forum national inclusif, pendant que les Tchadiens se nourrissent mal.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)





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