À l'heure où le Tchad s'engage résolument vers le chemin d'un développement, tiraillé entre les espoirs de renouveau et les défis socio-économiques et sécuritaires persistants, une question s'impose avec force : celle de la nécessité de l'effort collectif.
Dans un pays aussi vaste et divers que le Tchad, la réussite de tout projet de société ne peut reposer uniquement sur les épaules de l'État ou de la communauté internationale. Elle exige la participation active, consciente et volontaire de chaque citoyen, de chaque communauté, de chaque force vive de la nation.
Un héritage de défis qui nécessite une réponse unie
Le constat est connu mais mérite d'être rappelé : le Tchad fait face à des défis multidimensionnels. L'insécurité alimentaire chronique, les impacts du changement climatique, les fragilités économiques, l'accès limité aux services sociaux de base et les tensions communautaires périphériques constituent un lourd fardeau. Ces problèmes ne sont pas l'apanage d'une région ou d'une catégorie sociale ; ils affectent, à des degrés divers, l'ensemble du pays. Par conséquent, leur résolution ne peut être sectorielle ou fragmentée. Elle exige une vision nationale et une action concertée.
L'effort collectif, au-delà du slogan
Participer à l'effort collectif, c'est quoi concrètement ? C'est bien plus qu'un slogan politique. C'est d'abord une attitude civique. Pour le citoyen ordinaire, c'est contribuer par le paiement loyal de ses impôts et taxes, qui financent les infrastructures et les services publics. C'est respecter les biens communs, de l'école du village à l'hôpital de district. C'est s'engager dans sa localité : participer aux travaux communautaires (creusement de puits, entretien des routes), favoriser la cohésion sociale en dépassant les clivages ethniques ou religieux, et privilégier le dialogue pour résoudre les conflits.
Pour les élites intellectuelles, économiques et politiques, l'effort collectif implique de mettre ses compétences au service du pays avant les intérêts personnels ou claniques. C'est promouvoir une économie nationale intégrée, créer des emplois, lutter contre la corruption et privilégier le mérite et l'intégrité dans la gestion de la chose publique. C'est aussi accepter le débat contradictoire dans le respect, pour construire des compromis au service de l'intérêt général.
Pour la jeunesse, principale richesse du pays, participer signifie refuser la résignation et le désœuvrement. C'est s'investir dans l'éducation, la formation et l'entrepreneuriat. C'est être une force de proposition et d'innovation, notamment dans les secteurs de l'agro-écologie, des technologies et de la culture, pour transformer les défis en opportunités.
Les bénéfices d'un engagement partagé
Les dividendes d'un tel engagement national seraient immenses. Une mobilisation générale permettrait une meilleure efficacité des politiques publiques, une gestion plus transparente des ressources, et une paix sociale plus robuste. La confiance entre l'État et les citoyens, et entre les communautés elles-mêmes, se trouverait renforcée. L'image du Tchad à l'international, souvent associée à l'instabilité, gagnerait en attractivité pour les investissements nécessaires à son développement.
Un appel à la conscience nationale
Il ne s'agit pas de nier les difficultés, les frustrations légitimes ou le poids de l'histoire. Mais il est temps de tourner la page d'une certaine mentalité attentiste, où l'on attend tout « d'en haut ». L'État a bien sûr un rôle central et irremplaçable : créer un cadre institutionnel stable, garantir la sécurité et la justice, et définir une vision claire. Mais sans l'adhésion et l'énergie du peuple, ces efforts resteront vains.
Le Tchad de demain se construit aujourd'hui, pierre par pierre, dans les champs, les marchés, les salles de classe, les ateliers et les administrations. Il se construit par la somme des efforts individuels, orientés vers un but commun : la dignité, la prospérité et la paix pour tous les Tchadiens. Le moment est venu de passer de la critique stérile à l'action constructive. De passer du « on devrait » au « je peux contribuer ». L'effort collectif n'est pas un sacrifice, mais le plus sûr investissement pour l'avenir de nos enfants. C'est le prix à payer pour écrire, enfin, ensemble, un nouveau chapitre de l'histoire du Tchad.
Dans un pays aussi vaste et divers que le Tchad, la réussite de tout projet de société ne peut reposer uniquement sur les épaules de l'État ou de la communauté internationale. Elle exige la participation active, consciente et volontaire de chaque citoyen, de chaque communauté, de chaque force vive de la nation.
Un héritage de défis qui nécessite une réponse unie
Le constat est connu mais mérite d'être rappelé : le Tchad fait face à des défis multidimensionnels. L'insécurité alimentaire chronique, les impacts du changement climatique, les fragilités économiques, l'accès limité aux services sociaux de base et les tensions communautaires périphériques constituent un lourd fardeau. Ces problèmes ne sont pas l'apanage d'une région ou d'une catégorie sociale ; ils affectent, à des degrés divers, l'ensemble du pays. Par conséquent, leur résolution ne peut être sectorielle ou fragmentée. Elle exige une vision nationale et une action concertée.
L'effort collectif, au-delà du slogan
Participer à l'effort collectif, c'est quoi concrètement ? C'est bien plus qu'un slogan politique. C'est d'abord une attitude civique. Pour le citoyen ordinaire, c'est contribuer par le paiement loyal de ses impôts et taxes, qui financent les infrastructures et les services publics. C'est respecter les biens communs, de l'école du village à l'hôpital de district. C'est s'engager dans sa localité : participer aux travaux communautaires (creusement de puits, entretien des routes), favoriser la cohésion sociale en dépassant les clivages ethniques ou religieux, et privilégier le dialogue pour résoudre les conflits.
Pour les élites intellectuelles, économiques et politiques, l'effort collectif implique de mettre ses compétences au service du pays avant les intérêts personnels ou claniques. C'est promouvoir une économie nationale intégrée, créer des emplois, lutter contre la corruption et privilégier le mérite et l'intégrité dans la gestion de la chose publique. C'est aussi accepter le débat contradictoire dans le respect, pour construire des compromis au service de l'intérêt général.
Pour la jeunesse, principale richesse du pays, participer signifie refuser la résignation et le désœuvrement. C'est s'investir dans l'éducation, la formation et l'entrepreneuriat. C'est être une force de proposition et d'innovation, notamment dans les secteurs de l'agro-écologie, des technologies et de la culture, pour transformer les défis en opportunités.
Les bénéfices d'un engagement partagé
Les dividendes d'un tel engagement national seraient immenses. Une mobilisation générale permettrait une meilleure efficacité des politiques publiques, une gestion plus transparente des ressources, et une paix sociale plus robuste. La confiance entre l'État et les citoyens, et entre les communautés elles-mêmes, se trouverait renforcée. L'image du Tchad à l'international, souvent associée à l'instabilité, gagnerait en attractivité pour les investissements nécessaires à son développement.
Un appel à la conscience nationale
Il ne s'agit pas de nier les difficultés, les frustrations légitimes ou le poids de l'histoire. Mais il est temps de tourner la page d'une certaine mentalité attentiste, où l'on attend tout « d'en haut ». L'État a bien sûr un rôle central et irremplaçable : créer un cadre institutionnel stable, garantir la sécurité et la justice, et définir une vision claire. Mais sans l'adhésion et l'énergie du peuple, ces efforts resteront vains.
Le Tchad de demain se construit aujourd'hui, pierre par pierre, dans les champs, les marchés, les salles de classe, les ateliers et les administrations. Il se construit par la somme des efforts individuels, orientés vers un but commun : la dignité, la prospérité et la paix pour tous les Tchadiens. Le moment est venu de passer de la critique stérile à l'action constructive. De passer du « on devrait » au « je peux contribuer ». L'effort collectif n'est pas un sacrifice, mais le plus sûr investissement pour l'avenir de nos enfants. C'est le prix à payer pour écrire, enfin, ensemble, un nouveau chapitre de l'histoire du Tchad.
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Tchad : l'urgence de l'effort collectif pour écrire un avenir commun








