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Revue de Presse

Tchad : la revue de presse du 14 au 20 février 2022


Alwihda Info | Par Tchonchimbo Ouapi Raphaël - Yana Abdoulaye - 21 Février 2022


La tuerie de Sandana, la répression de la marche pour la dignité et la justice, l'audience des membres de Wakit Tamma avec le président du Conseil militaire de transition et la FrancAfrique sont les faits traités par les journaux de la semaine.


Tchad : la revue de presse du 14 au 20 février 2022
« C’est l’horreur », s’exclame l’Observateur à sa Une. Dans la soirée du 9 février dernier, les habitants du village Sandana, canton Koumogo, dans la province du Moyen-Chari, ont été victimes d’une attaque meurtrière perpétrée par les éleveurs habitants la même localité. 11 personnes ont succombé suite à cette folie meurtrière, organisée par des psychopathes et hors la loi. Pour le journal, c’est une folie organisé.

«  Du terrorisme à Sandana », ajoute N’Djamena Hebdo à sa Une. "La date du 9 février 2022 restera gravée dans le cœur des ressortissants du grand Moyen Chari de N’Djamena et ceux d’autres provinces du Tchad". Pour l’éditorialiste, cela est un acte terroriste de trop. « Ce n’est pas la première fois que le sang coule à Sandana. Le 6 août 2019, une attaque d’éleveurs avait déjà occasionné une dizaine de morts dont huit du côté des paysans. Les auteurs, commanditaires et autres complices de cette barbarie n’ont jamais été appréhendés. C'est fort de cette impunité que les éleveurs ont trouvé en un accident de la circulation une nouvelle occasion d'assouvir leur bestialité sur les paisibles paysans qui n’ont rien à voir dans la mort de leur proche », explique N’Djamena Hebdo.

Pour le nouveau né de l’espace médiatique au Tchad, Media Le Relais, la recrudescence des violences au Tchad met à nue l'incapacité de l’État à assurer la sécurité des citoyens. Les représailles perpétrées par les éleveurs nomades armés des fusils de guerre à Sandana tuant 12 personnes et blessant plusieurs autres, décrédibilise les autorités tchadiennes et met à l’épreuve la cohésion nationale », s’inquiète Le Relais.

«  Trop c’est trop », s’exclame Le Pays. Pour ce journal, ce qui s’est passé à Sandana n’est que la conséquence de l’incurie et de l’injustice qui ont caractérisée la gestion du pays depuis 30 ans. Au lieu de menacer ceux qui expriment leur indignation, le gouvernement gagnerait à poser des actes d’apaisement pour éviter un embrassement qui est devenu une probabilité très élevée », analyse l’hebdomadaire Le Pays.

«  Quand prendront fin les tueries », s'interroge l’éditorialiste de Le Visionnaire. « Encore une fois de plus, le sang des tchadiens a coulé le 9 février à Sandana dans le canton de Koumogo, province du Moyen Chari. Pour une cause dont les enquêtes n’ont pas encore relevé le secret, des individus assoiffés de sang humain ont pris d’assaut le village de Sandana pour exécuter un plan macabre », révèle Le Visionnaire.

La marche pour la dignité et la justice suite aux événements d’Abéché et de Sandana, « violement réprimée », annonce à sa Une Le Visionnaire. La bavure policière s’est encore exprimée à l’occasion de la journée de deuil initiée par les ressortissants et les sympathisants du Moyen-Chari et de la société civile pour réclamer plus de dignité et de respect du droit à la vie, suite aux événements d’Abéché et de Sandana. « Les manifestants qui ont projeté marché pacifiquement ce 15 février 2022 ont été très vite dispersés par les agents de force de l’ordre et de sécurité déployés très tôt sur le terrain pour les empêcher de se regrouper. Cependant, ces derniers regroupés tout autour du site, ont donné du fil à retordre aux agents des force de l’ordre. Dans un jeu de cache-cache, dans les ruelles de Moursal, de Pari-Congo et même dans les concessions, les manifestants qui étaient déterminés se sont fait entendre », rapporte le Visionnaire. 

« La marche pour la dignité et la justice farouchement réprimée », ajoute l’Observateur. Après l’effusion de sang, la police empêche de pleurer les morts. « Après l’épanchement du sang à Sandana, la police empêche les ressortissants du grand Moyen Chari d'épancher leurs larmes ».

«  Qui présidera le dialogue national inclusif », s’interroge Salam Info. « Si la tenue du dialogue national inclusif est reportée au 10 mai 2022, au fur et à mesure le processus fait son bonhomme de chemin, les nouveaux débats sur les lèvres commencent à tourner autour du présidium de cette assise. Autant, certains acteurs se positionnent, des noms de personnalités sont cités, qui sont pressentis ou souhaités pour présider ce moment de tous les enjeux où l’avenir du Tchad doit se jouer ».

« Vers un apaisement du front social », annonce N’Djamena Hebdo. « Les leaders de la coordination des actions citoyennes Wakit Tama ont été reçus en audience par le président du Conseil militaire de transition (CMT), Mahamat Idriss Déby Itno, le 9 février dernier. Au menu des échanges, les conditions de participation au dialogue national inclusif ». «  Wakit Tamma et le CMT se rapprochent », ajoute N’Djamena Hebdo. « Une première audience pour la coordination des actions citoyennes Wakit Tamma dont les membres sont taxés auparavant de jusqu’au-boutistes par leurs détracteurs. La rencontre du 9 février est vraisemblablement une audience, rien de plus. "Wakit Tamma a tout simplement discuté avec le président du CMT afin de réitérer ses exigences pour la tenue du dialogue national inclusif et pour la transition", justifie Me Max Loalngar.

« La FrancAfrique bientôt chassée d’Afrique », annonce Média Relais. «  La résurgence des coups d’État militaire en Afrique de l'Ouest, annonce incontestablement la fin de la FrancAfrique car la France a failli non seulement à la montée fulgurante de l’extrémisme violent mais elle a montré ses limites pour restaurer la sécurité au Sahel pendant d’une décennie de présence militaire », constate le Média Relais.



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