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Tchad : le Gouvernement veut créer un observatoire de la violence


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 20 Juin 2019 modifié le 20 Juin 2019 - 17:11



Le ministre de l'Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Abali Salah. © Alwihda Info
Le ministre de l'Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Abali Salah. © Alwihda Info
Un projet de loi sur la création d’un observatoire de la violence, de la prévention de la criminalité et de la déontologie policière, a été adopté jeudi en conseil des ministres.

Le texte a été proposé par le ministère de l'Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale.

La création de cet observatoire permet au Gouvernement de disposer d’un centre de recherche et de documentation pour la collecte et le traitement de l’information en vue de contribuer à la sensibilisation et à la vulgarisation pour une meilleure performance axée sur le respect de l’intérêt général et la culture de la probité morale, explique le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Oumar Yaya Hissein.

Déontologie policière

Le ministre de l'Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Abali Salah, a remplacé lundi par arrêté, la majorité des commissaires de police de N'Djamena.

Cette mesure intervient à la suite des violences policières répétées dans des commissariats, notamment au Commissariat de sécurité publique n°7 de N'Djamena.

Lors d'une descente de terrain la semaine dernière, le ministre Mahamat Abali Salah s'était dit surpris de la présence d'officiers "illettrés" à la tête des commissariats, ne sachant pas appliquer la loi et le droit.

L'Etat condamné

Le 25 mai dernier, un jeune homme, Yaya Awad, est mort en détention au Commissariat de sécurité publique n°7 de N'Djamena, après avoir subi des coups et blessures mortels lors d'un interrogatoire. La victime avait été arrêté pour une affaire de recel de motocyclette. Quelques jours après les faits, quatre personnes ont été arrêtées, un commissaire de police, deux agents de police et un agent de l'ANS. 

Vendredi dernier, l'Etat a été condamné au paiement de 10 millions de Francs CFA au titre des dommages-intérêts et un millions de Francs CFA pour les dépens. La justice a estimé que les policiers étaient dans l'exercice de leurs fonctions lorsque les faits ont eu lieu.