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Tchad : le directeur des impôts inspecte les centres de N'Djamena


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 25 Mars 2019 modifié le 25 Mars 2019 - 12:18



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Le directeur général des impôts, Oumar Ardja et son équipe ont visité ce jeudi 21 mars les cinq centres des impôts de la ville de N'Djamena. L'objectif de la descente était de constater le fonctionnement des centres et la mobilisation des recettes fiscales.

Au cours des entretiens, les fonctionnaires des différents centres ont relevé plusieurs difficultés, notamment en terme de moyens roulants, de locaux et de matériel.

Le directeur général des impôts a promis d'apporter des réponses rapidement pour permettre aux agents d'améliorer l'efficacité des services des impôts.

"Faire l'impossible pour effacer la crise"

Le 5 mars dernier, le ministre des Finances et du Budget, Allali Mahamat a évoqué un déclin des recettes du mois de février au niveau de la direction des impôts, lors de la réunion hebdomadaire des régies financières au Palais présidentiel. Deux jours plus tard, le chef de l'Etat a remplacé par décret le directeur général des services des impôts et son adjoint.

Lors de la passation de service, le nouveau directeur général des impôts, Oumar Ardja, s'est dit déterminé à "faire l'impossible, pour effacer la crise et relancer l'économie nationale afin de reprendre le chantier pour le décollage du Tchad".

La nouvelle équipe à la charge de mener la modernisation des procédures et des procédés par l’informatisation de l’ensemble du système de collecte des impôts.

"Des piètres résultats enregistrés d’années en années"

Le directeur général adjoint du ministère des Finances et du Budget, Souariba Gonfouli a appelé la nouvelle équipe à "être plus imaginative, à la recherche constante de l’efficience, car il est impensable que des gisements énormes et inexploités comme la TVA ne constituent pas une préoccupation majeure pour la Direction Générale des Impôts."

La situation des finances publiques "en appelle à plus de rigueur, à plus de professionnalisme, de désintéressement, probité morale, faute de quoi le département des Finances ne pourra pas donner toute la plénitude de son potentiel. Ce n’est un secret pour personne, par les piètres résultats que nous enregistrons d’année en année, nous somme en net recul par rapport aux pays ayant les mêmes contraintes naturelles que le nôtre", a relevé Souariba Gonfouli.

Des pays comme le Burkina et le Niger enregistrent le double voire même le triple de ce que qu'engage le Tchad au titre des impôts directs.

D'après le chef de l'Etat, "la déperdition fait perdre a l’Etat jusqu’à 40 % de ses recettes".