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TCHAD

42% des Tchadiens vivent en dessous du seuil de pauvreté (Banque mondiale)


Alwihda Info | Par Aristide Djimalde - 14 Octobre 2021


Les analyses de la Banque mondiale montrent que les populations continuent de faire face à d’énormes défis en matière d’accès aux services sociaux de base de qualité comme l’éducation, la santé ou l’eau potable.


La Banque mondiale a présenté cette semaine le rapport sur l’évaluation de la pauvreté au Tchad. Il analyse l’évolution de la pauvreté au cours de la dernière décennie, avec un regard sur les sources de revenus des ménages ruraux, le capital humain et les différents types de chocs rendant les ménages tchadiens vulnérable à la pauvreté.

Le rapport constate que 42% des Tchadiens vivent en dessous du seuil de pauvreté évalué à 242 094 francs CFA par an. Ces populations pauvres vivent essentiellement en milieu rural (89%) et vivent de l’agriculture (65% de leur revenus).

Le rapport indique également que d’énormes efforts doivent être consentis pour améliorer le capital humain des enfants tchadiens à travers des investissements conséquents en éducation, santé et nutrition. Il met finalement en exergue l’importance des mécanismes de protection sociale pour renforcer la résilience des populations pauvres face aux différents chocs. 

Le Tchad a réalisé des progrès en matière de réduction de la pauvreté au cours de la décennie 2010-2020, mais la crise de la COVID-19 a stoppé ces progrès en plongeant des centaines de milliers de Tchadien dans l’extrême pauvreté, selon quatre nouvelles études de la Banque mondiale publiées dans le cadre de la première ‘Semaine du Savoir’ organisée cette semaine pour marquer la journée mondiale de lutte contre la pauvreté à N’Djamena du 11 au 14 octobre 2021.

Les analyses de la Banque mondiale montrent que les populations continuent de faire face à d’énormes défis en matière d’accès aux services sociaux de base de qualité comme l’éducation, la santé ou l’eau potable. Alors que les ménages ruraux tirent plus de la moitié de leur revenu de l’agriculture, ils sont exposés à de nombreux chocs économique, climatique et sécuritaire et ne disposent pas de stratégies efficaces d’adaptation à ces chocs. Dans ce contexte de fragilité préexistante, la crise de la COVID-19 est venu aggraver les difficultés économiques et augmenter les inégalités, notamment de genre. Parmi les couches les plus vulnérables de la population, les ménages réfugiés et déplacés internes ont particulièrement souffert de la dégradation de la situation économique et sociale.



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