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Aubry: la France n'a "toujours pas le plan de relance" exigé par la crise


Alwihda Info | Par Abdel Ahmat - 4 Décembre 2008 modifié le 4 Décembre 2008 - 22:12

PARIS (AFP) — La première secrétaire du PS Martine Aubry a jugé jeudi, après la présentation des mesures Sarkozy, que la France "n'a toujours pas le plan de relance" qu'exige la crise économique.


Aubry: la France n'a "toujours pas le plan de relance" exigé par la crise
PARIS (AFP) — La première secrétaire du PS Martine Aubry a jugé jeudi, après la présentation des mesures Sarkozy, que la France "n'a toujours pas le plan de relance" qu'exige la crise économique.

"Ce soir, la France n'a toujours pas le plan de relance à la hauteur de la crise qui s'installe", a déclaré la maire de Lille lors d'une conférence de presse au siège de son parti, aux côtés de Didier Migaud, président de la commission des Finances de l'Assemblée.

Elle a souligné la nécessité d'une relance du pouvoir d'achat. "Les Français ont un problème c'est le pouvoir d'achat, et c'est cela qui bloque la relance de la consommation et bien évidemment de la croissance", a-t-elle dit.

"Sur ces sujets", selon elle, il n'y a eu "aucune annonce si ce n'est une prime de 200 euros pour 3,8 millions de ménages. Je dis tant mieux", mais "ce que nous demandons c'est d'abord une augmentation des salaires et surtout des minima sociaux".

"Rien pour augmenter l'indemnisation du chômage et pour accompagner les licenciés, rien sur le logement, si ce n'est quelques crédits de recyclage et de rattrapage", "rien sur les investissements publics qui n'ait déjà été prévu" et "des remboursements pour les entreprises qui sont des dettes de l'Etat", a-t-elle encore dit.

"Ce que nous demandions, c'est ce que Gordon Brown a fait en Grande Bretagne et José Luis Zapatero qui a annoncé en Espagne 11 milliards d'euros", a affirmé Mme Aubry.

"C'est une grande déception", "c'est "un plan pour rien tant les éléments majeurs d'une relance économique ne sont pas traités", a ajouté la patronne du PS.

La prime à la casse annoncée par le président évoque, aux yeux de la première secrétaire, d'autres

primes de naguère: "de même qu'on avait eu la balladurette et la juppette, nous avons maintenant la sarkozette qui aura le même effet, c'est a dit un effet extrêmement éphémère, un effet d'aubaine".

Elle a encore vivement critiqué "la déréglementation en matière d'urbanisme et réforme des marchés publics, mesures que la droite aime beaucoup".

Selon elle, en relevant à 20.000 euros du seuil en-dessous duquel un marché public peut être conclu sans aucune procédure, "la mise en concurrence n'existe pas" et "quand on sait quelles ont été les pratiques antérieures, c'est inquiétant".

AFP