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AFRIQUE

BAD : Le redressement de l’Afrique post Covid-19 dépendra de sa capacité de mobilisation des ressources


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 11 Décembre 2020

C’est l’idée soutenue le 9 décembre dernier par le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, à l’occasion de la Semaine de conférences du prix Nobel.


© DR
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Le président Adesina s’exprimait à l’occasion de la Semaine de conférence du prix Nobel organisée en visioconférence sur le thème « L’enjeu de l’éducation : l’avenir de l’enseignement », en prélude à la cérémonie officielle de remise des prix Nobel. « La rapidité et la qualité de la reprise dépendront de notre capacité à mobiliser des ressources pour faire face à cette situation », a-t-il soutenu, tout en ajoutant que l’Afrique avait besoin d’une aide internationale dans de nombreux domaines, dont trois principaux : la relance budgétaire, les soins de santé et l’emploi des jeunes.

Selon le président du Groupe de la Banque, la pandémie a eu « un impact considérable sur les dépenses d’éducation », les fonds ayant été redistribués à d’autres secteurs prioritaires comme celui de la santé. Le déficit entre les sommes nécessaires au financement de l’éducation en Afrique et les aides financières disponibles était de 40 milliards de dollars américains et « la situation n’a fait qu’empirer », a-t-il regretté. La Banque africaine de développement continue d’investir massivement sur le continent, notamment par le biais d’un mécanisme de réponse rapide à la pandémie doté de dix milliards de dollars en faveur des pays africains.

La Banque a lancé également une obligation à impact social intitulée « Combattre le Covid-19 », d’une valeur de trois milliards de dollars, soit le plus important prêt obligataire à impact social libellé en dollars. Après l’interview du président Adesina réalisée dans le cadre d’une table ronde consacrée à l’impact de la pandémie de Covid-19, trois personnalités internationales du secteur de l’éducation ont débattu notamment des avantages et inconvénients de l’enseignement en ligne : Frances Arnold, lauréate du prix Nobel de chimie 2018, Asha Kanwar, spécialiste en éducation et en développement durable, et Daphne Koller, informaticienne et universitaire. Sur le rôle des parents dans l’éducation des enfants, Asha Kanwar, présidente et directrice générale du programme intergouvernemental Commonwealth of Learning, a estimé qu’ils pouvaient jouer un rôle capital dans la scolarisation alors que Daphne Koller a fait ressortir que tous les parents n’avaient ni le temps ni les compétences nécessaires pour cette tâche, ce qui pourrait encore aggraver les inégalités dans l’éducation.

La Semaine de conférences du prix Nobel 2020 a réuni un éventail d’experts et de dirigeants, dont Mary Robinson, ancienne présidente de l’Irlande, Igor Levit, pianiste de réputation mondiale, et huit lauréats du prix Nobel, parmi lesquels, Emmanuelle Charpentier, lauréate 2020 du Nobel de chimie.