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Burundi: une importante cache d’armes de guerre découverte à Bujumbura


Alwihda Info | Par - 29 Décembre 2015

selon la police burundaise, plus de 29 bombes de mortiers, 5 fusils de type kalachnikov, un millier de cartouche, un lance-roquette et 10 cartouches de lance mortier ont été découverts dans le Nord de la capitale. Tout porte à croire, le pays risque de sombrer longtemps dans le chaos.


credit photo
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La police nationale burundaise, a découvert, mardi, une important cache d’armes dans le nord de Bujumbura, a appris Anadolu de source policière.

"Ce matin, dans la commune de Ngagara (Nord) nous avons découvert un grand nombre d’armes enterrées dans la nature. Il s’agit de 29 bombes de mortiers,cinq fusils de type kalachnikov,
1298 cartouches de kalachnikov, 10 cartouches de lance mortier, une lance-roquette et une paire de tenue de combat", a confié à Anadolu Pierre Nkurikiye, porte-parole de la police nationale du Burundi.

"Le ministère de la sécurité publique réitère son appel à tout citoyen épris de paix, de dénoncer tous les civils qui détiennent illégalement des armes. C’est dans l’intérêt de tous", a déclaré le porte-parole, précisant que "deux personnes ont été arrêtés pour des raisons d'enquête".

Le gouvernement burundais a déclaré, pour sa part, à de nombreuses reprises, qu'il "redoublerait d’ardeur pour désarmer les civils qui détiennent illégalement des armes."

3Ceux qui possèdent encore des armes ont le choix entre les rendre de gré, fuir ou périr3, avait averti, en ce sens, le premier vice-président du Burundi, Gaston Sindimwo, lors d'un point de presse tenu à Tora, dans le sud du pays.   

Les habitants de Bujumbura, assurent de leurs côtés,que ce sont les policiers et non pas la population qui cachent ces armes. 

"Comment un citoyen ordinaire qui peine à trouver de quoi manger pourrait-il se payer un lance-roquette ? C’est un prétexte de la police pour pouvoir arrêter nos jeunes", s'interroge Venant Nitunga, un retraité habitant de Ngagara au nord de Bujumbura, rencontré par Anadolu.

Les fouilles régulières et les opérations de désarmement des civils ont commencé le 8 août. Près de cinq mois après, aucun bilan officiel n'a été donné mais des arrestations de civils ont lieu régulièrement, particulièrement les quartiers contestataires du 3ème mandat du président Pierre Nkurunziza, en l’occurrence Ngagara, Cibitoke (au nord de Bujumbura), Nyakabiga (au centre de Bujumbura) et Musaga (au sud de Bujumbura), selon des sources concordantes.

Le Burundi a plongé dans la violence depuis l'annonce fin avril de la candidature du président Nkurunziza à un 3e mandat qui, selon l'opposition, la société civile et jusqu'à une partie de son propre camp, viole la Constitution et l'Accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile (1993-2006). 

Des centaines de personnes ont été tuées et plus de 200.000 autres ont fui le pays depuis le début de la crise.

Lundi, des pourparlers entre Bujumbura et l'opposition se sont ouverts dans une ambiance à couteaux tirés, à Entebbe, en Ouganda, sous l'égide du président ougandais Yoweri Museveni, médiateur dans la crise burundaise.

Cette réunion n'était qu'un préalable à une reprise formelle des négociations fixée à Arusha en Tanzanie, le 6 janvier 2016. Les représentants du gouvernement ont cependant immédiatement rejeté ce rendez-vous annoncé par le président ougandais, arguant un "manque de consensus."


Mahamat Ramadane
Journaliste-reporter Alwihda Info. Tél : +(235) 63 38 40 18 En savoir plus sur cet auteur