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AFRIQUE

CEEAC : Sassou N’Guesso appelle à plus d’engagement pour une transition apaisée au Tchad


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 4 Juin 2021

Le sommet de le CEEAC consacré à l’accompagnement de la transition en cours au Tchad s’est ouvert à Kintélé, au nord de Brazzaville, ce 4 juin 2021, en présence des chefs d’Etat de la RDC, de L’Angola, de la Centrafrique et du Congo. A l’ouverture des travaux, le président en exercice de cette institution africaine, Denis Sassou N’Guesso a invité ses pairs de la sous-région à s’impliquer davantage pour une transition apaisée au Tchad.


Les chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC au sommet de Brazzaville.
Les chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC au sommet de Brazzaville.
En rapport avec le protocole sanitaire relatif au covid-19, le sommet de Brazzaville est le premier qui se tient en mode présentiel depuis, le 27 novembre 2020, date de la prise de fonction de Denis Sassou N’Guesso, en qualité du président en exercice de la CEEAC. Sur la table des discussions des chefs d’Etat et de gouvernement, réunis à Brazzaville, figure la situation politique et sécuritaire du Tchad, au lendemain de la disparition, le 20 avril 2021, du maréchal Idriss Deby Itno.

A l’ouverture des travaux, une minute de silence a été observée pour rendre hommage au Maréchal du Tchad qui, selon le président en exercice de la CEEAC avait dénoncé la situation explosive en Libye par l’installation des groupes djihadistes de tous bords, avec à la clé des appels, à maintes reprises, demandant l’invention urgente des pays membres du conseil de sécurité des nations unies et de la communauté internationale pour une solution durable dans ce pays.

Le président en exercice de la CEEAC a dit toute sa déception quant à l’attitude silencieuse manifestée par la communauté internationale face à ces appels. Il a également déploré la dispersion des initiatives dans le dossier libyen, ainsi que le manque de coordination longtemps observé, sans parler des velléités obstinées de marginalisation de l’Afrique.

Dans un tel contexte marqué par la présence des groupes terroristes dans le sud de la Libye, le Tchad voisin et les pays sahélo-sahéliens, le règlement de la crise libyenne, martèle Sassou N’Guesso, apparaît plus que jamais comme une urgence absolue.

Denis Sassou N’Guesso, a par ailleurs, salué certaines initiatives internationales et régionales susceptibles d’apporter la paix et la stabilité pour la résolution de la crise libyenne. Il a cité notamment les décisions prises par le forum inter-libyen et l’accord de cessez le feu complet et permanent signé à Genève, le 23 octobre 2020, ainsi que la résolution adoptée par le conseil de sécurité des nations unies, le 29 avril 2021, qui constituent de ce point de vue, a-t-il souligné, un motif d’espoir.

Une interpellation sur le devoir et la responsabilité

Pour lui, des mesures d’accompagnement appropriés devraient être mises en œuvre avec diligence par le conseil de sécurité des nations unies afin de faciliter le départ du territoire libyen des mercenaires et autres groupes armés dont la présence reste une source d’instabilité permanente sur le continent.

Il a, en outre, félicité l’appel lancé par le conseil de paix et de sécurité de l’UA, au cours de sa réunion du 18 mai dernier sur la Libye pour le retrait immédiat et inconditionnel de tous les combattants étrangers et des mercenaires dans un délai de trois mois tel que le stipule l’accord inter-libyen de cessez- le feu permanent.

Son vœu le plus ardent est que les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC s’impliquent davantage sur le dossier tchadien. D’où son interpellation : « Notre devoir et notre responsabilité, à l’égard de notre sous-région nous interpelle, une fois encore aujourd’hui, il nous invite à un engagement plus fort au service d’une transition apaisée au Tchad. »

A noter qu’après l’ouverture des travaux, les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC se sont retrouvés en huis-clos. L’essentiel du huis-clos a été consigné dans une déclaration des chefs d’Etat et de gouvernement qui a déploré et condamné fermement les atteintes à l’intégrité territoriale à la république du Tchad du fait d’une agression extérieure ayant conduit à la mort du Maréchal Idris Deby Itno, président de la république et des éléments de défense à la sécurité du Tchad.