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INTERNATIONAL

COVID-19 : d'énormes disparités entre les pays dans les capacités à faire face à la crise et à se rétablir


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 29 Avril 2020

Des indicateurs tels que le niveau de pauvreté, les capacités médicales, l'accès à Internet et la protection sociale peuvent décrire le degré de gravité possible des effets de la crise du COVID-19 dans chacun des 189 pays.


Des jeunes sensibilisent dans les marchés à N'Djamena, le 21 avril 2020. Illustration. © Djibrine Haidar/Alwihda Info
Des jeunes sensibilisent dans les marchés à N'Djamena, le 21 avril 2020. Illustration. © Djibrine Haidar/Alwihda Info
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a publié aujourd'hui deux nouveaux tableaux de bord de données qui soulignent les énormes disparités subsistant entre les capacités des différents pays à faire face à la crise et à se rétablir après la crise COVID-19. 

La pandémie ne se limite pas à une urgence sanitaire mondiale. Il s'agit d'une crise systémique du développement humain, qui affecte déjà les dimensions économiques et sociales du développement de manière inédite. Les politiques visant à réduire les vulnérabilités et à renforcer les capacités de lutte contre les crises, à court et à long terme, sont vitales pour que les individus et les sociétés résistent mieux aux chocs et puissent se relever.

Capacités des pays à réagir au COVID-19

Le tableau de bord 1 du PNUD sur les niveaux de préparation présente des indicateurs pour 189 pays – en incluant le niveau de développement, les inégalités, la capacité des services de santé et la connexion a l’internet - pour évaluer dans quelle mesure une nation peut réagir aux multiples impacts d'une crise comme le COVID-19. 

Bien que toutes les sociétés soient vulnérables aux crises, leurs capacités de réaction diffèrent considérablement à travers le monde. 

Par exemple, les pays les plus développés - ceux de la catégorie du développement humain très élevé - ont en moyenne 55 lits d'hôpital, plus de 30 médecins et 81 infirmières pour 10 000 habitants, contre 7 lits d'hôpital, 2,5 médecins et 6 infirmières dans les pays les moins avancés. 

Et avec des confinements généralisés, l’incidence de la fracture numérique se révèle plus importante que jamais. 6,5 milliards de personnes dans le monde - 85,5 % de la population mondiale – ne disposent toujours pas d’une connexion fiable à l’Internet haut débit, ce qui limite leur capacité à travailler et à poursuivre leurs études.

Vulnérabilités des pays qui subissent une crise comme le COVID-19

La préparation est une chose. Mais, une fois la crise présente, dans quelle mesure les pays seront-ils vulnérables à ses répercutions ? Le tableau de bord 2 du PNUD sur les vulnérabilités présente des indicateurs qui reflètent la susceptibilité des pays aux effets de la crise.

Ceux qui vivent déjà dans la pauvreté sont particulièrement menacés. Malgré les récents progrès dans la réduction de la pauvreté, environ une personne sur quatre vit toujours dans une pauvreté multidimensionnelle ou risque d’en souffrir, et plus de 40 % de la population mondiale ne bénéficie d'aucune protection sociale. 

La pandémie de COVID-19 nous rappelle également que les perturbations à un endroit sont contagieuses et qu’elles provoquent des problèmes ailleurs. Par exemple, dans certains pays, comme le Kirghizistan, une part importante de leur PIB provient d’envois de fonds. D’autre part, des régions aussi diverses que le Monténégro, les Maldives et le Cap-Vert, dépendent fortement du tourisme (près de 60 % du PIB aux Maldives par exemple), qui est très durement touché par les interdictions de voyager et les confinements.