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AFRIQUE

COVID-19 : pandémie et commerce d'espèces sauvages


Alwihda Info | Par - 17 Avril 2020

Une étude publiée en mars par un groupe international de scientifiques et de chercheurs qui s'est concentrée sur l'identification des coronavirus dans les pangolins malaisiens, suggère que les pangolins pourraient être responsables du COVID-19.


COVID-19 : pandémie et commerce d'espèces sauvages
De nombreux pays d'Asie prennent des mesures strictes pour interdire le commerce d'espèces sauvages à la suite du Covid-19 qui aurait pour origine, un marché d'espèces sauvages à Wuhan, en Chine. Bien que l’on ne sache pas quelle espèce a transmis le virus, des serpents, des chauves-souris et des pangolins ont été suspectés. La Chine a déclaré illégale la consommation d'animaux sauvages.
Une étude publiée en mars dernier par un groupe international de scientifiques et de chercheurs, qui s'est concentrée sur l'identification des coronavirus dans les pangolins malaisiens, suggère que les pangolins pourraient être responsables du COVID-19. L'étude a prouvé que l'espèce, mammifère le plus trafiqué au monde, abrite certaines souches de coronavirus. L’analyse génétique des chercheurs sur un échantillon de pangolins met en évidence six souches de coronavirus appartenant au même groupe que le SRAS Cov-2.
Il semble que ces six virus aient une similitude avec le Covid-19 tel que publié dans la revue Nature. Le journal a également déclaré que «la découverte de plusieurs lignées de coronavirus de pangolin et leur similitude avec le SRAS-CoV-2 suggèrent que les pangolins devraient être considérés comme des hôtes possibles dans l'émergence de nouveaux coronavirus et devraient être retirés des marchés humides pour empêcher la transmission zoonotique ». Les pangolins sont donc pour de nombreux scientifiques un hôte naturel de coronavirus et ont probablement joué un rôle dans l'émergence de l'épidémie du Covid-19. De nombreux écologistes soutiennent que le trafic et la consommation d'animaux exotiques tels que le pangolin, favorisent l'émergence de zoonoses et leur présence sur les marchés devrait être interdite.
La Chine, d'où a germé le coronavirus est le plus grand consommateur mondial d'animaux sauvages. En 2016, plus de 4 tonnes d'écailles de pangolin exportées du Cameroun ont été saisies à Hong Kong. Un an plus tard, deux Chinois ont été arrêtés à Douala avec 5 tonnes d'écailles de pangolin prêtes à être exportées du Cameroun et l'arrestation a été effectuée par des agents de la faune avec l’assistance technique de LAGA.
Beaucoup, en particulier les écologistes, croient qu'il est impératif de séparer les humains de la faune et de permettre aux espèces sauvages de vivre dans leur habitat naturel afin de prévenir les dangers pour la santé humaine. L'expérience a montré que bon nombre des maladies connues ces dernières années provenaient de virus transmis par les espèces sauvages à l'homme. C'est le cas du VIH/sida, d'Ebola, du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) et maintenant de Covid-19.
Le Dr Christian Walzer de la Wildlife Conservation Society a déclaré que « si ces marchés persistent, et que la consommation humaine de faune sauvage illégale ou non régulée persiste, alors le public va continuer à s'exposer à des risques importants liés à l'émergence de nouveaux virus, potentiellement plus meurtriers et source de propagation pandémique future ».
La Chine a interdit le commerce d'espèces sauvages suite au mortel COVID-19. Pendant ce temps, de nombreux écologistes espèrent que la crise sanitaire mondiale poussera la Chine à s'impliquer davantage dans la protection de la biodiversité. Ils s'attendent également à ce que de nombreux pays emboîtent le pas et interdisent le commerce d’espèces sauvages dans le cadre de la réponse au COVID-19.