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AFRIQUE

Cameroun : le rapport 2017 sur les Droits de l’Homme disponible


Alwihda Info | Par - 19 Août 2018 modifié le 19 Août 2018 - 20:22

Dans ce document de 82 pages, est examinée, la situation des droits civils et politiques, des droits économiques sociaux et culturels et enfin des droits catégoriels.


Ce document est rendu public dans un contexte marqué par des tensions socio-politiques.
Ce document est rendu public dans un contexte marqué par des tensions socio-politiques.
La troisième édition du rapport sur l’état des Droits de l’Homme au Cameroun au cours de l’année 2017 est sortie. Ce document est rendu public dans un contexte de l’année de référence marqué par des tensions socio-politiques, dans le Nord du pays avec la guerre contre la secte terroriste Boko Haram et dans les régions du Nord-Ouest et Sud-ouest avec les exactions des sécessionnistes. Il faut rappeler que dans tous les pays du monde, les autorités publiques s’engagent à respecter, protéger, satisfaire et promouvoir les droits de l’homme. Respecter les droits humains signifie donc que l’État doit se retenir d’intervenir dans l’exercice desdits droits ou de les restreindre. Les protéger exige de l’État qu’il protège les personnes et les groupes contre les violations par des tiers et par ses propres agents, et que des voies de recours soient rendues disponibles en cas de violation de ces droits. Les satisfaire renvoie à l’obligation pour l’État de prendre des mesures positives pour faciliter l’exercice des droits fondamentaux de la personne.

Dans le rapport ainsi présenté, sont examinées la situation des droits civils et politiques, celle des droits économiques sociaux et culturels et celle des droits catégoriels. Un regard croisé est aussi posé sur l’ensemble, en termes d’examen des questions transversales. Comme par le passé, le choix des indicateurs s’est voulu volontairement sélectif, pour tenir compte de la spécificité inhérente à chacune des catégories juridiques étudiées, et éviter des confusions techniques malheureuses.

Consultations gratuites

Au titre de ses enquêtes et entretiens, l’étude a nécessité l’implication d’une équipe de 12 avocats sous la bannière de la Commission des Droits de l’Homme du Barreau du Cameroun (CDHB) a effectué une descente dans certaines prisons. Près de cinquante avocats ont offert des consultations gratuites aux personnes vulnérables, femmes et jeunes à la mairie de Yaoundé VI et aux jeunes du lycée Leclerc. Au total, l’on a écouté 500 personnes environ afin d’apprécier la perception qu’elles ont de la réalisation de leurs droits. D’autres actions majeures ont été menées : 24 missions radio bilingues interactives de vulgarisation et conseil juridique gratuits sur les droits civils et politiques ont été produites en partenariat avec la radio Magic Fm émettant à Yaoundé dans le cadre de l’écoute et l’information sur les droits de l’homme ; une journée d’écoute de 200 réfugiés urbains par la CDHB, en liaison avec les avocats et 100 séances d’écoutes des réfugiés, a été organisée.

Présenté dans les deux langues officielles du Cameroun (français et anglais), le rapport sur l’état des Droits de l’Homme au Cameroun en 2017 comporte, en plus de l’introduction et la conclusion qui sont traditionnelles, quatre autres parties. Cette année, la Commission a fait précéder un chapitre préliminaire sur des questionnements sur l’état de droit, le reste se structurant par ordre chronologique autour des domaines ci-après : les droits civils et politiques, les droits économiques sociaux et culturels, les droits catégoriels et les questions transversales.

La coordination générale de cet ouvrage a été assurée par Me Simon Pierre Eteme Eteme, président de la Commission des Droits de l’Homme du Barreau du Cameroun. Par ailleurs, ce document de 82 pages a bénéficié de la contribution des organisations de la société civile et des experts tels que Guy Alain Ebouele, consultant international, Dr Foka de l’Université Catholique d’Afrique centrale (UCAC), Léger Ntiga, consultant en communication et Sonke Njoke Rodrigue, ingénieur géométrique. Me Kamga Jackson Francis, bâtonnier du barreau du Cameroun y signe la préface.