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AFRIQUE

Cameroun : un homme interpellé avec 60 kg d'écailles de pangolin à Dimako


Alwihda Info | Par - 16 Juin 2021

D'après un rapport de l'UICN de 2016 sur le statut, le commerce et la conservation de cette espèce, plus d'un million de pangolins ont été commercialisés illégalement au cours des dix années qui ont précédé la publication du rapport.


Il a été arrêté lors d'une opération de répression mené par des agents de la délégation des Forêts et de la Faune du département du Haut-Nyong (région de l’Est), en collaboration avec la police d'Abong-Mbang. Le présumé trafiquant a été appréhendé à son domicile, en possession de près de 60 kg d'écailles de pangolin emballées dans un sac, alors qu'il s'apprêtait les vendre. L’opération a bénéficié de l’appui technique de LAGA, une organisation chargée de la mise en application de la loi faunique adoptée au Cameroun en 1994.

Vendeur de vêtements issus de la friperie, il utilisait son activité comme couverture pour faire le commerce illégal d'écailles de pangolin. Dans certains villages proches de Dimako, il achetait des écailles de pangolin grâce à un réseau de petits trafiquants qu'il entretenait dans les différents villages. Ensuite, il transportait et entreposait ses écailles à Dimako, où il résidait. Selon la classification de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), en fonction des différentes espèces, les pangolins sont, soit vulnérables, soit en danger, soit en danger critique d'extinction, à cause du commerce et de la demande de leurs écailles.

D'après un rapport de l'UICN de 2016 sur le statut, le commerce et la conservation des pangolins, plus d'un million de pangolins ont été commercialisés illégalement au cours des dix années qui ont précédé la publication du rapport. Faisant ainsi de cette espèce, le mammifère le plus trafiqué au monde. La saisie de 60 kg d'écailles de pangolins chez le trafiquant représente environ 300 pangolins abattus.
Afin de sauver l'espèce de l'extinction, le gouvernement réprime les trafiquants d'écailles de pangolin par la mise en œuvre effective de la loi sur la protection de la faune du Cameroun qui stipule que toute personne trouvée en possession de parties d'une espèce sauvage protégée, est considérée comme ayant tué l'animal et est passible d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à 3 ans et/ou d'une amende, pouvant atteindre 10 millions de FCFA.