Au Tchad, alors que les marchés vibrent au rythme des derniers achats pour l’Aïd el-Fitr, une ombre plane sur la ferveur religieuse. Derrière l’éclat des bazins neufs et la course aux parures de fête, le budget vestimentaire devient, dans l’intimité de nombreux foyers, un dangereux déclencheur de violences.
Entre pression sociale, précarité économique et silences brisés, enquête sur ces femmes pour qui la « joie de la fête » rime parfois avec coups et blessures. Fête de Ramadan est normalement synonyme de partage, de piété et de retrouvailles. Mais pour beaucoup de mères de famille, l’effervescence des préparatifs cache aussi une angoisse silencieuse.
Tout commence souvent par une étoffe : un coupon de tissu jugé trop cher, une demande de nouveaux habits pour les enfants, ou la simple comparaison avec le voisinage. Dans un contexte où le coût de la vie pèse lourdement sur les ménages, ce qui devrait être un simple détail matériel se transforme parfois en source de tensions. Derrière les portes closes, les disputes remplacent la joie, et la main qui devait offrir le cadeau de fête se transforme malheureusement en violence.
Comment un symbole de renouveau et de pureté peut-il devenir le déclencheur d’une brutalité au sein du foyer ? Pourquoi l’habit de fête devient-il, pour certaines femmes, une source de souffrance ?
Ce paradoxe révèle une réalité sociale :
La pression sociale : le regard des voisins et parfois de la belle-famille pousse certaines familles à vouloir absolument porter un habit neuf le jour de la fête. Le conflit budgétaire : dans un contexte économique difficile, le refus ou l’incapacité du mari à financer les habits de fête provoque des disputes, qui dégénèrent en violences.
À l’approche de la fête, certains hommes font face aux nombreuses demandes de leurs femmes et de leurs enfants. D’autres, même lorsqu’ils ont les moyens, refusent de donner une somme suffisante pour les préparatifs. De l'autre côté, certaines femmes tiennent absolument à avoir des habits de fête et refusent d’accepter une fête sans nouveaux vêtements. Cette situation provoque des tensions dans le couple.
Zara, mère de famille, explique :
« Depuis un mois je travaille à la maison et mon mari ne m’a rien donné pour préparer la fête. S'il ne me donne rien, je préfère rentrer chez mes parents. La fête ne vient qu’une seule fois dans l’année.Quand je vois les voisins qui s’occupent de leurs femmes et de leurs enfants, je me demande pourquoi moi je dois rester sans rien », s'indigne-t-elle, sans toutefois comprendre que les conditions sociales ne sont pas les mêmes. Si avoir l'habit de fête est une exigence pour certaines femmes, cela n'est pas le cas de toutes les femmes.
Aïcha, habitante du quartier Dinguessou, raconte :
« Je n'ai aucun souci même sans avoir de linge, l'essentiel est que je sois en bonne santé. Je ne peux pas créer d'ennuis à mon époux à cause de de la fête d'une seule journée, d'ailleurs chaque jour est une fête pourvu que tu aies de moyens. La fête, c’est seulement une journée. Se faire de problème à cause d'habit de fête sont les choses des enfants », a-t-elle affirmé.
Ces témoignages montrent que derrière la joie apparente de la fête, certaines familles vivent aussi des tensions silencieuses. Une réalité qui rappelle l’importance du dialogue, de la compréhension et du respect au sein des foyers.
Entre pression sociale, précarité économique et silences brisés, enquête sur ces femmes pour qui la « joie de la fête » rime parfois avec coups et blessures. Fête de Ramadan est normalement synonyme de partage, de piété et de retrouvailles. Mais pour beaucoup de mères de famille, l’effervescence des préparatifs cache aussi une angoisse silencieuse.
Tout commence souvent par une étoffe : un coupon de tissu jugé trop cher, une demande de nouveaux habits pour les enfants, ou la simple comparaison avec le voisinage. Dans un contexte où le coût de la vie pèse lourdement sur les ménages, ce qui devrait être un simple détail matériel se transforme parfois en source de tensions. Derrière les portes closes, les disputes remplacent la joie, et la main qui devait offrir le cadeau de fête se transforme malheureusement en violence.
Comment un symbole de renouveau et de pureté peut-il devenir le déclencheur d’une brutalité au sein du foyer ? Pourquoi l’habit de fête devient-il, pour certaines femmes, une source de souffrance ?
Ce paradoxe révèle une réalité sociale :
La pression sociale : le regard des voisins et parfois de la belle-famille pousse certaines familles à vouloir absolument porter un habit neuf le jour de la fête. Le conflit budgétaire : dans un contexte économique difficile, le refus ou l’incapacité du mari à financer les habits de fête provoque des disputes, qui dégénèrent en violences.
À l’approche de la fête, certains hommes font face aux nombreuses demandes de leurs femmes et de leurs enfants. D’autres, même lorsqu’ils ont les moyens, refusent de donner une somme suffisante pour les préparatifs. De l'autre côté, certaines femmes tiennent absolument à avoir des habits de fête et refusent d’accepter une fête sans nouveaux vêtements. Cette situation provoque des tensions dans le couple.
Zara, mère de famille, explique :
« Depuis un mois je travaille à la maison et mon mari ne m’a rien donné pour préparer la fête. S'il ne me donne rien, je préfère rentrer chez mes parents. La fête ne vient qu’une seule fois dans l’année.Quand je vois les voisins qui s’occupent de leurs femmes et de leurs enfants, je me demande pourquoi moi je dois rester sans rien », s'indigne-t-elle, sans toutefois comprendre que les conditions sociales ne sont pas les mêmes. Si avoir l'habit de fête est une exigence pour certaines femmes, cela n'est pas le cas de toutes les femmes.
Aïcha, habitante du quartier Dinguessou, raconte :
« Je n'ai aucun souci même sans avoir de linge, l'essentiel est que je sois en bonne santé. Je ne peux pas créer d'ennuis à mon époux à cause de de la fête d'une seule journée, d'ailleurs chaque jour est une fête pourvu que tu aies de moyens. La fête, c’est seulement une journée. Se faire de problème à cause d'habit de fête sont les choses des enfants », a-t-elle affirmé.
Ces témoignages montrent que derrière la joie apparente de la fête, certaines familles vivent aussi des tensions silencieuses. Une réalité qui rappelle l’importance du dialogue, de la compréhension et du respect au sein des foyers.
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Tchad : Ramadan, est-il obligé d'avoir les habits neufs pour la fête de carême ?








