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INTERNATIONAL

Centrafrique : La porosité d'une union de facade


Alwihda Info | Par La Nouvelle Centrafrique - 12 Février 2013


Centrafrique : La porosité d'une union de facade
Avant même de débuter, le nouveau gouvernement d'union nationale prenait l'eau. Chacun n'y voyait que l'occasion de s'y positionner. Et n'est-il pas comique de voir que ce Gouvernement censé être union de tous n'est que la créature décidé par Bozizé ?

Ce même Bozizé qui voulait lui-même désigner tous les directeurs de cabinet de tous les ministères. C'est dire oh combien les mauvaise habitudes sont tenaces.

Le Premier ministre avalise après avoir contesté en se justifiant par un 'Le Président a fait des concessions'. Manifestement, ses copains de la Séléka ne sont pas du tout de son avis. Jour après jour, après avoir suscité des espoirs de vrai changement, Tiangaye déçoit par sa transparence politique et son manque de perspective. Pas de vision pas de programme, impréparation, naïveté, le mur lui est promis. Construit-on un programme en disant seulement les autres pays vont nous aider ? Est-ce à dire que la RCA est si dénuée de capacités internes pour que à ce point le nouveau PM avoue déjà son incapacité en faisant la pleureuse et le mendiant ?

La Séléka n'est toujours pas contrôlée, et elle continue à faire ce qu'elle veut. Et ses ministres dans le gouvernement n'y sont que parce que contraints et forcés par Sassou Nguesso, afin d'éviter un gros clash politique. Rien de plus.
Si cette Séléka décidait de descendre sur Bangui, personne ne pourra l'en empêcher. Les forces d'inter-position, je le sais ne s'y opposeront pas, tant la communauté internationale ne veut plus de Bozizé au pouvoir. Ce même Bozizé promettant de ne pas vouloir se représenter en 2016. Mais la Constitution ne l'en empêchait-il pas déjà ?
Quelle était la nécessité de dire une telle évidence si déjà il ne pensait pas le contraire ?

Les espoirs de tout un peuple se fracassent une fois de plus sur les murs des égoïsmes et des calculs personnels.
La poussée de la Séléka a mis en évidence les habituels travers des politiciens centrafricains. Cela les a contraint à se parler, une première, mais pas assez pour les forcer à coopérer ensemble. Ils ne coopèrent toujours pas entre eux, et ne le feront pas. Une seule certitude c'est le mot de TRANSITION.

Cette chose dite Gouvernement n'est que de passage. Eux-mêmes ne le prennent pas au sérieux. Car tous ne pensent qu'à 2016 ou avant comme l'espèrent certains. Parce qu'il sera toujours temps de dire que les accords de Libreville mettant hors jeu la Constitution étaient illégaux, et qu'il faille agir comme si l'on repartait à zéro. Balle au centre. La perversité n'est pas chose à négliger. C'est déjà dans les tuyaux des caciques du KNK, se préparant à un Bozizé 2016.

On peut d'ores et déjà se poser la question de l'utilité de ce GUN. Les mariages forcés n'ont jamais donné le bonheur mais que des souffrances.

UNE FOLIE AUTANT QU'UNE IMBECILITE

On ne déclare pas une Union, on la réalise.
On ne décrète pas une Union, on coalise.
Ce gouvernement fait d'entités hétéroclites ne parvient même pas à parler d'une même voix.
Chacun agissant dans son coin comme si les autres n'existaient pas.
Quelle est là la VOIX DE LA RCA DANS LE MONDE ?

Politiquement parlant, c'est une implosion de la classe politique centrafricaine souffrant du mal du renouvellement.
Comme le soulignait Magloire LAMINE, 'à reprendre toujours les mêmes, on ne peut que refaire systématiquement les mêmes erreurs.'
Martin Ziguélé lui disait: "Nous sommes dans le ridicule.'

C'est une folie, car cela étale sous la lumière les divisions, et une imbécilité, car ajoutant encore au ridicule de l'image de la Centrafrique dans le monde.

Fanny pour La Nouvelle Centrafrique - Agence de Presse
http://www.lanouvellecentrafrique.info/