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POINT DE VUE

Centrafrique : Plus d’idées, que des ambitions


Alwihda Info | Par Rodrigue Joseph Prudence MAYTE - 3 Septembre 2013 modifié le 3 Septembre 2013 - 21:17


Un soldat congolais à Bangui, le 31 décembre 2012. (Ben Curtis/AP/SIPA)
Un soldat congolais à Bangui, le 31 décembre 2012. (Ben Curtis/AP/SIPA)
Qu’on se le dise clairement, la Centrafrique doit sortir de l’atmosphère délétère dans laquelle elle marine depuis fort longtemps. Bien qu’il existe une transition clownesque, le pays dégage l’impression d’un pouvoir sans légitimité, d’un peuple sans état et d’une nation qui somnole encore dans une hypothèse…Quel contraste saisissant ! Quasiment tous les analystes s’accordent à dire que la Centrafrique est victime des ambitions personnelles, des intérêts grégaires égoïstes de ses fils et filles. Le pays est saupoudré depuis un certain temps par la guerre des chefs, le bal d’égo. Une bataille d’intérêt qui a mis le pays en feu alors que l’incendie pourrait toutefois pourlécher toute l’Afrique Centrale. Le pays ressemble aujourd’hui à un congrès de cracheurs de feu réuni dans une poudrière.

En passant au crible de la raison la situation sociopolitique du pays, un commentateur politique affirmait que la Centrafrique est devenue la championne du monde toutes catégories des coups d’états, des rébellions et des mutineries… Un titre qui a valu au pays la palme d’or sur le perron de la barbarie. Une chienlit organisée qui s’inscrit dans la dynamique du sport favori de la politicaillerie centrafricaine et permet encore une fois de plus aux attiseurs de feu de la sous région de manipuler autant que faire se peut le pays comme une manette de playstation. Pathétique ! Le pays dompte une classe politique plus ambitieuse qu’idéaliste. Ce faisant, les leaders politiques pratiquent à tout va l’art d’esquive, l’esbroufe et le transfuge dans l’unique but de manger à tous les râteliers.

Ils sont de plus en plus nombreux à faire de nos jours des travaux champêtres chez les présidents Congolais et Tchadiens en vue de bénéficier d’une éventuelle nomination au pays des trublions. Fort de tout ce qui précède, le peuple développe subitement un nerf à fleur de peau. En s’emparant du tarmac de l’aéroport international Bangui M’Poko, le peuple démontre son exaspération. Les regards courroucés des habitants de Boing, de Combattant et des environs se font immédiatement sentir à travers cette action de contestation populaire. Devant ce fourmillement de

système, la communauté internationale semble sortir de sa grandiose impotence.

La réaction spectaculaire du président français sur le dossier centrafricain permet à l’union africaine et à l’ONU de sortir sous les falbalas des bavardages superfétatoires. En patinage artistique, on appelle une telle réaction : figures imposées. Une réaction qui vaut une instruction car elle a été suivie immédiatement par toutes les instances internationales et commence à porter ses fruits sur le processus en cours. D’une manière évidente, les Centrafricains doivent s’approprier les grandes idées pour bâtir une nouvelle nation beaucoup plus fusionnelle. Un penseur Chinois disait : « Rêves de grandes choses, cela te permettrait d’en faire de toutes petites ». Cette assertion trouve en ces jours-ci sa légitimité dans l’ouvrage du célèbre écrivain titré : « Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera ». Plus de 20 ans après la parution de ce livre, chacun pourra tirer sa propre conclusion sur le développement palpable de la Chine.

Au pays des trublions, les idées ont encore de beaux jours devant elles.

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE
Chroniqueur, Polémiste
Courriel : mayterodrigue@yahoo.fr France, Vitré



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