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AFRIQUE

Congo : premier coup de pioche des travaux de réhabilitation de la RN4 Pointe Noire-Cabinda


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 10 Février 2026


Le chef de l'État congolais, Denis Sassou-N’Guesso a donné, le 09 févier, le premier coup de pioche des travaux de réhabilitation et de modernisation de la route nationale n°4 (RN4), Pointe-Noire – Cabinda, dans son tronçon Pointe-Noire-Ndjeno, présenté comme segment le plus stratégique de cette voie.


Denis Sassou N'Guesso lançant les travaux de la RN4
Denis Sassou N'Guesso lançant les travaux de la RN4
À travers la modernisation de la route nationale n°4 (RN4), le président Denis Sassou-N’Guesso réaffirme sa vision d'un Congo interconnecté. Le ministre d’Etat, en charge de l’aménagement du territoire, Jean Jacques Bouya qui a pris la parole à l’occasion de la cérémonie de lancement des travaux, a déclaré : « dans le lexique du développement moderne, la route n’est plus un simple ruban de bitume inerte. Elle est, selon la vision portée au plus haut sommet de l’État congolais, la « semelle indispensable » sur laquelle repose l’architecture économique, sociale et culturelle d’une nation ».

Le président Denis Sassou-N’Guesso inscrit son action dans une dynamique de maillage territorial sans précédent, a poursuivi, Jean Jacques Bouya, tirant les parallèles entre le chef de l’Etat congolais et le Napoléon Ier, l’une des grandes figures historiques qui avait compris que l’unité d’un territoire passait par ses routes impériales.

Au-delà du bitume, l’identité

Selon le ministre de l’aménagement du territoire, plus qu'une simple infrastructure de transport, le tronçon Pointe-Noire/Tchiamba-Nzassi devient le symbole d'une réparation historique, d'un dynamisme économique industriel et d'une intégration régionale renforcée. Le projet de reconstruction de la RN4, a-t-il renchéri, ne se limite pas à des enjeux logistiques. Il porte en lui une charge symbolique profonde, celle de la « réparation ».

Jean Jacques Bouya a également souligné avec force que l’ambition du chef de l’État vise à corriger les stigmates d’un passé colonial qui a trop longtemps morcelé l’Afrique par des frontières arbitraires, agissant comme des digues séparatrices.

Aujourd'hui, reconstruire la route, c’est panser ces plaies mémorielles a expliqué le ministre d’Etat qui a ajouté qu’il s’agit de reconnecter les peuples avec leur terre et leur identité. Il a présenté le tronçon de la RN4 qui relie Pointe-Noire à Tchiamba-Nzassi comme un itinéraire chargé d'histoires et de traditions, un témoin vivant des échanges où les préjugés s'effacent devant la « civilisation de l'universel ».

L'axe stratégique Pointe-Noire/Djéno, le poumon industriel

Après 25 ans de services loyaux, l’ouvrage réhabilité en 2000, montrait des signes de fatigue prononcée, a expliqué le ministre d’Etat, Jean Jacques Bouya. Cette route est vitale, un cordon ombilical pour l’économie nationale, parce qu’elle supporte un trafic urbain et périurbain d’une densité critique et assure surtout la desserte du complexe pétrolier et industriel de Djéno, a-t-il précisé.

Poursuivant l’explication, il a fait savoir que les précipitations et le passage incessant de convois gigantesques indispensables à la production pétrolière ont fini par altérer la compétitivité de cet axe. Face à l’allongement des temps de parcours et aux risques sécuritaires pour les usagers, la «Très haute impulsion » du président de la République a déclenché une modernisation en profondeur, a renchéri le ministre d’Etat, Bouya.

Un défi technique aux standards internationaux

Le tronçon concerné, reliant la Stèle de la Liberté (zone de l'aéroport de Pointe-Noire) au terminal pétrolier de Djéno, long de 15,4 kilomètres, représente le poumon logistique de Pointe-Noire. Cette route est le point de passage obligé pour les convois exceptionnels et le transport de marchandises alimentant le secteur pétrolier, moteur de l'économie congolaise. Les objectifs sont clairs :

Pour répondre aux exigences d'un trafic lourd (estimé entre 8 000 et 15 000 véhicules par jour), les caractéristiques techniques du projet ont été revues à la hausse. La chaussée passe d’une largeur de 7 mètres à 14 mètres, offrant désormais deux voies de circulation permettant une cohabitation sécurisée entre les véhicules légers et les poids lourds. Le dimensionnement de la structure est un modèle de résilience avec 30 cm de sable limoneux amélioré au ciment pour la couche de fondation, 20 cm de tout-venant concassé surmonté de 10 cm de grave-bitume pour la couche de base et 5 cm de béton bitumineux de haute résistance pour la couche de roulement.
L’assainissement, point névralgique pour la pérennité de l’ouvrage, n’a pas été omis. Plus de 8 000 mètres de collecteurs en béton armé et des caniveaux à section variable ont été prévus pour maîtriser les eaux de ruissellement et protéger les habitations riveraines situées dans les zones basses.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)