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AFRIQUE

Crise libyenne : les présidents Sassou et Al-Sisi déterminés à parler d'une seule voix


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 2 Janvier 2020

Le chef de l'Etat égyptien, Abdel Fattah Al-Sisi, président en exercice de l'Union Africaine a dépêché le 02 janvier 2020, son vice-ministre des affaires étrangères et des affaires africaines chez son homologue congolais, Denis Sassou-N'Guesso qui préside le Comité de Haut niveau de l’Union africaine sur la Libye. Au centre des entretiens entre le chef de l’Etat congolais et Hamdi Liza figurait la crise en Libye.


Denis Sassou-N’Guesso et Hamdi Liza.
Denis Sassou-N’Guesso et Hamdi Liza.
La Libye est dans une situation plus que préoccupante, notamment après la décision de la Turquie d'aider militairement le gouvernement d'union nationale dirigé par Fayez El-Sarraj. Porteur d’un message écrit du président égyptien à son homologue congolais, le vice-ministre des affaires étrangères et des affaires africaines, Hamdi Loza a évoqué le sujet avec Denis Sassou-N’Guesso.

Au sortir de l’audience, le diplomate égyptien a révélé à la presse que "le message se rapporte à l'escalade que la Libye subit ces derniers jours et une consultation étroite entre les deux chefs d'État, pour voir ce que l'Afrique pourrait faire pour mettre fin aux combats et avoir un processus politique qui mène à la réconciliation pacification". Il ne faut pas laisser autres pays faire, sans que l'Afrique elle-même ne réagisse et ne prenne d'initiative pour trouver une solution à la crise libyenne, a déclaré Hamdi Loza.

Dans plusieurs rencontres internationales sur la Libye, le chef de l’Etat congolais a toujours réclamé la prise en compte par la communauté internationale de la voix de l’Afrique dans le règlement de la crise dans ce pays qui se désagrège depuis 2011.

A noter que, depuis avril 2019, les combats opposent l'armée nationale libyenne dirigée par le maréchal Khalifa Haftar et les forces du gouvernement d'union nationale de Fayez el-Sarraj, pour le contrôle de Tripoli, la capitale.