Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
POINT DE VUE

#Djibouti : Le double discours et les mensonges répétés d'Al Capone local envers l'opposition "radicale" ( MoDeL, MRD ) et la France.


Alwihda Info | Par Mohamed Qayaad - 7 Juillet 2018 modifié le 11 Juillet 2018 - 17:25

La récurrence de ce type d’accusation mérite d’être prise au sérieux et interrogée. De la « guerre » à « l’agression » : persistance et métamorphose d’un stéréotype accusatoire, à travers lequel s’opèrent la criminalisation et la diabolisation des « sympathisants » de l'opposition radicale sous les multiples noms dont on les affuble (le « lobby français », le « lobby néocolonialiste », le « lobby des frères musulmans » , le « lobby homophobe », « les gauchistes et leurs alliés », etc.) .


Oser critiquer l’une des paroles ou des actions du kleptomane éhonté (IOG) relève du crime de lèse-majesté. L'autre a raison de souligner que l’opposition ne se résume pas à quelques individus.
Le djiboutien interprète le message en fonction de ses connaissances, de ses intérêts, de ce que lui ont dit ceux à qui il fait confiance. Le message est ainsi recomposé dans le contexte d’une perception dynamique.
On remarquera que les prestidigitateurs des idées, qui se reconnaîtront, s’emploieront à faire leur travail correctement : tromperies, déformations volontaires, entreprises de propagande délibérée, usage de la désinformation - tout cela est leur lot quotidien -.
Karl Marx disait : “ L’humanité est capable de résoudre les problèmes auxquels elle est confrontée car à y voir de plus près, les problèmes eux-mêmes ne surgissent que là où les conditions pour les résoudre existent déjà ou sont en voie de devenir. L’obstacle : c’est le capitalisme ”. De la même manière, je le dis et redis que “ le peuple djiboutien est capable de résoudre les problèmes auxquels il est confronté. Le seul obstacle, c’est le système dictatorial ”.
Le chantage à la solution altère les problèmes, prévient toute lucidité, paralyse la critique à laquelle il est aisé de répliquer dès lors (ton d’ironie bienveillante) : « Oui, oui ... et que proposez-vous ? » Rien !
Le poser serait irrationnel, et plus encore le moindre commentaire, la moindre critique à son propos.
Contourner, éviter, travestir devient le souci essentiel, et l’essentiel ne sera pas abordé ; mais il sera, ce qui est pire, supposé résolu.
“ Tout problème humain… ”, si tenté qu’on veuille bien le résoudre, “ demande à être considéré à partir du temps ” disait Frantz Fanon. Malheureusement le temps, ne joue pas en faveur du peuple djiboutien.Il va falloir abréger sa misère et sa souffrance.
Même si je concède volontiers que la politique n’a jamais été une science exacte et qu’en tout état de cause, je ne saurai jamais ce que l’avenir nous réserve, je suis convaincu qu’avec IOG, nous avons atteint le summum de la médiocrité, de l’injustice, de l’impunité de ses crimes politiques et économiques.
Sans aller jusqu'à cette perversité morale et politique, comment lier la violence à l'opposition héroïque contre le terrorisme, dans une vidéo tout aussi pratique que tendancieuse ?
C'est à cet exercice difficile que ma réaction tente de s'exercer dont l'objet de mon analyse est de démontrer à l'aide des vidéos la preuve du double discours du Guide et ses mensonges répétés envers l'opposition souveraine et la France.
Il accuse par avance l'opposition efficace, en les amalgamant au terrorisme. Rien que ça... Commençant dans le distinguo obscur, l'une de ses vidéos finit dans la théorie du complot et l'accusation délirante. De la belle dialectique, pas vrai ?
Il a une étonnante manière de définir la chronologie : les opposants ont-ils le monopole de la violence ? Non, mais c'est plus pratique si l'on veut imposer une dictature à ce peuple meurtri. Mais comment reprocher une telle énormité historique à un despote qui continue d'affirmer que la violence a commencé avec les opposants ?
Mais pire , dans ses vidéos en somali, il accuse la France de comploter contre son régime et d'être le mal personnifié des djiboutiens en utilisant un terme péjoratif "frenchies" qui montre sa volonté de salir un pays et de lui faire un procès d'intention.
( https://www.youtube.com/watch?v=CngkYqGzX6k&feature=share ) cf 04:13
( https://www.youtube.com/watch?v=_qJE3XyDXrQ&feature=share ) cf 06:00
Il relaie des allégations mensongères sans aucune objectivité, sans aucun recours ni moyen de faire valoir la véracité de ses propos.
Quand j'écoute vos discours, j'ai l'amertume de constater que vous en voulez plus aux opposants qu' à votre système mafieux.
Il faut indexer le mal, puis proposer des remèdes. La République De Djibouti avancera certainement avec cette stratégie.
Le silence n’est pas un mot que l’on peut utiliser pour décrire le régime détestable djiboutien. Ouf ! Djibouti ou plus exactement la République De Djibouti est une démocratie.
Je le dis et redis aucun commentaire sur la nature de votre régime tribalocratique . Mais pire peut-il dénoncer les crimes crapuleux, les coups bas, les détournements de fonds, la situation catastrophique du régime du parti-État, la frustation des hommes dont il a abusé de leurs femmes ?
Aucun mot de compassion du dictateur pour les victimes de son système barbare règnant à Djibouti. Et à qui le mal parut-il jamais plus repoussant, plus détestable ?
Ah ! qu'il s'ouvre donc bien large cet asile à tous nos compatriotes coupables ! Faisons-leur sentir que si nous haïssons leurs forfaits, nous avons pitié de leurs âmes et voulons en guérir les plaies.
J’aimerais que ce mot assez inusité de nos jours enivre votre intelligence, brûle votre cœur, vous donne un élan que rien ne peut arrêter. Où en êtes-vous du pardon ?Ah ! Ce mot de compassion qui rend l’humain beau comme un ange : quel trésor !
Ce dont l'existence ne gêne point, c'est vraiment pour rien qu'on souffre de l'attendre !
Beaucoup de gens pourtant fuient la mort, soit en tant que plus grands des malheurs, soit en tant que point final des choses de la vie.
Si le despote est persuadé de ce qu'il dit, que ne quitte-t-elle la vie sur-le-champ ? Il en a l'immédiate possibilité, pour peu qu'il le veuille vraiment. Si il veut seulement jouer les provocateurs, sa désinvolture en la matière est déplacée.
Aucune fausse note ne perturbe ce consensus général. Son discours s’installe dans un populisme bon enfant, au détriment d’un langage responsable à l’écoute des mutations du monde et des nouvelles forces politiques.
C'est à travers la confrontation et l'analyse des avantages et désavantages qu'il convient de se décider à ce propos. A certains moments, nous réagissons au bien selon les cas comme à un mal, ou inversement au mal comme à un bien.
Le djiboutien lamda reproche à l'Oppresseur de dresser un épouvantail plutôt que de produire une preuve . Bref son exemple du MRD n'est pas une démonstration de la fausseté ou au contraire de la validité d'une thèse ; ce n'est ni une preuve positive ni une réfutation.
( https://www.youtube.com/watch?v=_qJE3XyDXrQ&feature=share ) cf 08:54
Le dictateur se transforme en mercenaire médiatique volontaire , en créant une atmosphère de méfiance, de soupçon, de haine sur le parti d'opposition "MRD". Il est outrageusement incorrect : ¨Il n’est pas clair pourquoi il emploie les méthodes des services secrets djiboutiens pratiquées au niveau de personnes qui font courir les bruits à des marchés¨.
Depuis un certain temps, le bourreau sans scrupule s’est de plus en plus clairement teinté de Mrdphobie, à travers une intensification du discours « anti MRD » convenu, certes, mais aussi par la diffusion croissante d’une représentation anti système bien connue des djiboutien.n.e.s .
La récurrence de ce type d’accusation mérite d’être prise au sérieux et interrogée. De la « guerre » à « l’agression » : persistance et métamorphose d’un stéréotype accusatoire, à travers lequel s’opèrent la criminalisation et la diabolisation des « sympathisants » de l'opposition radicale sous les multiples noms dont on les affuble (le « lobby français », le « lobby néocolonialiste », le « lobby des frères musulmans » , le « lobby homophobe », « les gauchistes et leurs alliés », etc.) .
( https://www.youtube.com/watch?v=Gnd0uJXijrA&feature=share ) cf 15:40
Votre méthode est douteuse, honteuse, houleuse.Vous vous êtes donc livré à une caricature politicienne !
J'avoue ne pas comprendre l'argumentation !
Ouf, les djiboutien.n.e.s ont eu chaud. En tout cas, le dictateur s'est bien amusé à les faire peur et, par la même occasion, à se faire passer pour un rempart contre une barbarie qui est censée être déjà à leurs portes mais qui, en réalité, n’a même pas encore commandé son billet sur Internet.
C'est une vision du monde totalement cynique,qu'elle est d'autant plus embêtant, il me semble, qu'elle ne pourrait être endossée jusqu'au bout par aucun de ses défenseurs.
Mais foin de procès d’intention, allons-y voir.
Son astuce, si je puis dire, consiste à nous sommer de choisir entre deux alternatives irréconciliables. La dictature ou la liberté.
En oubliant que le radicalisme se nourrit des frustrations et exaspérations devant les injustices flagrantes, permanentes et à sens unique.
Quand comprendrez-vous que la dictature et l’intégrisme sont les deux revers de la même médaille ?

Car cher prédateur aveugle , un mensonge est une chose, un réflexe conditionné en est une autre : le mensonge trouble la connaissance ; le réflexe conditionné trouble la capacité de penser. Dans les deux cas, l’opposition à un parti contre une dictature reconnue comme telle prend la forme d’une puissante vague « pacifiste ». Si l’ennemi est « belliciste », et à ce titre monopolise le statut d’agresseur (réel ou potentiel), les anti-bellicistes se définissent eux-mêmes comme partisans de la paix.
Si tout est inconditionnellement préférable à l'opposition, alors la servitude est absolument légitimée.
Toute tentative de modifier l’ordre dictatorial djiboutien existant est récusée au nom de trois types d’arguments : le risque d’engendrer des effets contraires au but recherché (effet pervers) ; l’inutilité de l’action entreprise, supposée impuissante à modifier le statu quo (inanité) ; le risque de bouleverser une organisation fragile, représentant de précieux acquis (mise en péril).
A quoi bon en parler encore une fois ? Car nous n’avons pas tiré nos leçons.
J'avoue ne pas comprendre cette provocation de ce Guide, silencieux pour laisser mourir un ami en détresse et si bavarde pour jouer le rôle d'avocat d'un pays en faillite, celui qui fait toujours miroiter un au-delà de l'objet est séducteur, est leurrant au sens où il piège, où il égare les lecteurs dans l'attente d'autre chose, la promesse d'autre chose il fait rêver sur ce qu'il ne dit pas.
Il est le propre de la séduction, que la figure littéraire de Don Juan vient incarner par la technique de la promesse non tenue. Il laisse croire à l'auditoire qu'il pense comme lui, il s'agit d'une forme de manipulation affective, qui consiste à changer et à s'adapter aux idées et aux sentiments de l'interlocuteur du moment, la séduction est ici un art de la circonstance et de la métamorphose: le vil séducteur qui s'adresse à différents auditoires laisse croire à chacun d'eux qu'il pense comme eux, il n'affirme jamais son point de vue propre, il se coule dans le point de vue d'autrui." Séduire c'est mourir comme réalité et se produire comme leurre", (cf. L. Bellenguer " La persuasion", Que sais-je?).

Mohamed Qayaad