Le Tchad était représenté par le président de la CNDH, M. Belngar Larmé Jacques, qui a pris une part active aux débats, témoignant de l’intérêt croissant du pays pour la promotion et la protection des droits humains sur le continent.
Des débats centrés sur le système africain des droits humains
Les discussions ont porté sur les caractéristiques uniques du système africain des droits de l’Homme et des peuples : droits collectifs, droits économiques, sociaux et culturels justiciables, responsabilités communautaires et approches de la justice fondées sur la culture.
Deux thèmes majeurs ont structuré les travaux : le rôle stratégique des institutions nationales africaines des droits de l’Homme et les spécificités des instruments et de la jurisprudence africaine. Ce cadre de réflexion a permis aux participants de renforcer la coopération et d’élaborer des stratégies collectives pour répondre aux enjeux prioritaires des droits humains en Afrique.
Méthodologie et approche des travaux
Les travaux se sont déroulés à travers tables rondes, séances plénières et ateliers de groupes, visant à renforcer les capacités des institutions nationales des droits de l’Homme (INDH), à favoriser l’apprentissage par les pairs et à approfondir la collaboration avec les mécanismes africains de protection des droits humains ainsi qu’avec le Parlement panafricain.
Les participants ont également étudié comment exploiter au mieux les instruments africains des droits de l’Homme pour améliorer la promotion et la protection des droits humains dans chaque pays, dans un contexte marqué par les conflits, les inégalités persistantes, les défis environnementaux, la transformation numérique et les mutations de la gouvernance.
Une rencontre continentale et internationale
La conférence a réuni un large éventail d’acteurs africains et internationaux, notamment des membres des gouvernements africains, les présidents des mécanismes africains des droits de l’Homme, les dirigeants des 46 institutions nationales africaines, des représentants de la Global Alliance of National Human Rights Institutions (GANHRI), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), ainsi que les corps diplomatiques.
Décisions clés et perspectives
À l’issue de ces deux journées d’échanges intenses, plusieurs décisions majeures ont été adoptées, notamment le renforcement du soutien aux INDH pour l’application effective des instruments et de la jurisprudence africaine aux niveaux national et régional, l’adoption de la Déclaration de Yaoundé, ainsi que l’élaboration d’un Plan d’action stratégique pour la mise en œuvre des principes africains originaux des droits de l’Homme et des peuples, accompagné de lignes directrices pratiques.
Ces décisions réaffirment la volonté des institutions africaines des droits humains de jouer un rôle central et stratégique dans la protection des populations, tout en consolidant la coopération continentale face aux défis actuels.
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Droits de l'homme : La 15ᵉ Conférence du RINADH trace la voie stratégique des institutions africaines








