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«Farid Mnebhi pour Israël-flash» : de Farid le marocain à Moshé l’israélien?


Alwihda Info | Par Nasser (Auteur Libre) - 24 Avril 2012


Par Nasser


«Farid Mnebhi pour Israël-flash» : de Farid le marocain à Moshé l’israélien?

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Mr Farid Mnebhi publie régulièrement des articles anti-algériens qu’il diffuse sur des dizaines de sites. Sa « spécialité » est le dénigrement de l’Algérie par le mensonge et la propagande subversive.

Qu’espère-t-il, par ses menteries, obtenir en souhaitant le désordre pour un voisin avec qui il partage la même culture, la même histoire et la même frontière ; même si ce qu’il dit est vrai ! Que les mêmes conséquences sur son pays avec les bienfaits pour nos mêmes ennemis! Comme disent les algériens c’est « espérer du miel du c… d’une guêpe. »

Au regard de quelques-uns de ses titres ont saisi parfaitement la « spécialité » de l’auteur et sa mission : «Le grand drame algérien : de dragon virtuel à nain réel aux plans régional et international», « Axe du mal : Entente parfaite entre l’Algérie, la Syrie et l’Iran, trois Etats terroristes », « Algérie : situation politique interne catastrophique à la veille des législatives du 10 mai 2012, [5 parties] » « Mali : Fadaises algériennes dans la crise malienne », «La question Touareg ou l’énigmatique équation algérienne », « USA : Manhasset : l’Algérie en désarroi et le polisario en ordre dispersé », « Afrique du Nord : L’Algérie en perdition », «Algérie / « printemps arabe » – Le peuple donnerait-il des angoisses aux militaires algériens ? », « L'Algérie : un dragon régional en papier », « Algérie – Un printemps arabe en cours dans les camps de Tindouf en Algérie », « Déliquescence de l’Etat algérien et provocation d’Alger », « La schizophrénie des généraux algériens envers le Maroc », « Le Maroc en mouvement et l’Algérie dans l’inertie totale », «Une pantalonnade algéro-polisarienne historique en Libye », «Une belle déculottée pour le mouvement du 20 février et ses ‘phagocyteurs’ », « Printemps arabe » : Quoi pour l’Algérie ? », « Exclusif : enlèvement d’occidentaux à Tindouf, le billard à trois bandes DRS-AQMI-DGSE » etc. etc.


Qui est-il ce Mnebhi ?

Une lecture de ses articles nous donne une idée sur la personnalité de ce Farid Mnebhi. Lisons d’abord cet extrait titré « Réaction à l’article du Prince Moulay Hicham », cousin du roi Mohammed VI, surnommé le Prince ‘rouge’, en raison de son engagement pour une démocratisation du régime politique marocain, devenu une source « d’inspiration pour de nombreux marocains cultivés, comme les militants du mouvement de 20 février»:

« Qu’il me soit permis de réagir, comme tout citoyen marocain, … à l’article du prince Moulay Hicham [L’allégeance entre pratique démocratique et pratique théocratique], comme l’ont très bien fait Messieurs … Qu’il sache que la bey’a, acte d’allégeance, au Maroc constitue le ciment qui unit le Roi à Son peuple. Que cet acte se perpétue et se transmet de génération en génération… la cérémonie formelle de l’allégeance… sont parties intégrantes des institutions du Royaume du Maroc. Cette pratique ancestrale est capitale dans la «stratégie de légitimation du système politique marocain» … De plus, cette cérémonie a été instituée par le Prophète Sidna Mohammed au VIIe siècle, car sans bey’a, aucun acte religieux et politique n’est légitime… Par ailleurs l’allégeance et le Serment de la Marche Verte se doivent d’être transmis à nos descendants. … qui sont des éléments fondamentaux de notre identité nationale. Enfin, je me permets de rappeler à votre Altesse que vous avez signé l’acte d’allégeance … Que déduire de votre intervention sur la bey’a ? Je vous laisse seul pour me trouver la réponse et avec tous mes respects, Votre Altesse ».

Comme si le roi avait besoin d’une aide et en l’occurrence de celle Mnebhi. On déduit qu’il n’est pas ce qu’il veut montrer être mais un vulgaire courtisan qui propose ses « capacités » et sa « prédisposition » à servir bassement non pas au roi seulement, ce qui serait normal mais, au regard à certains de ses faits, à des milieux ennemies aussi du Maroc. (Voir plus bas la preuve)

Ses articles confirment bien nos propos sur sa personnalité. Ses textes – qui visent en particulier l’Algérie – sont un tissu de mensonges et de contre-vérité. Il ne fait que dénigrer et fausser la réalité. On y constate de récurrents souhaits d’un chaos et incitation à la révolte. Une obsession maladive qui relève plutôt de la pathologie. En revanche, les algériens adoptent envers lui et son genre une attitude plus mesurée en commentant avec civilité leurs articles, mais avec Mnebhi l’Algérie devient une obsession, une psychonévrose ; vraiment !

Avec ses travers, franchement, il ne rend service ni à son roi ni à son pays ni à la région. On soupçonne même, et fortement, qu’il est en intelligence avec les milieux sionistes. Il suffit de constater les sites choisis par Mnebhi pour la publication de ses articles et commentaires.


A LIRE

Je vous recommande un cinglant article/réponse d’un certain Djerrad Amar intitulé «Algérie: réponse aux mensonges et divagations du courtisan M. Mnebhi » publié sur le site d’Allain Jules. Il fait suite à son article intitulé « L'Algérie : un dragon régional en papier ». Voici le lien :

http://allainjules.com/2011/09/08/algerie-reponse-aux-mensonges-et-divagations-du-courtisan-m-mnebhi/

Relevons cette ineptie dans son article : «Par ailleurs, Alger voit également avec l’arrivée d’un régime démocratique pro-occidental à Tripoli [Libye] un soutien de poids sur la question du Sahara Marocain s’évaporer »

On y relève aussi cette aliénation: « …bien que les plus hautes autorités algériennes affirment … que l’accueil de famille Kadhafi soit … pour des raisons humanitaires, l’histoire des magouilles des généraux algériens ne permet pas d’écarter la possibilité d’un calcul abject…d’un cynique marchandage entre le gouvernement algérien et le CNT pour obtenir un certain nombre de garanties avant d’envisager de les renvoyer dans leur pays. » Et ce, après avoir fustigé, dans un autre article, l’Algérie pour avoir accueilli quelques membres de la famille Kadhafi.

Lisez surtout les commentaires (il y en a 231)


DEVINEZ

Dans quels sites ce MNEBHI publie ses articles anti-algériens? Cliquez ICI :

http://www.israel-flash.com/category/international/pays-du-maghreb/algerie/#axzz1pSKZyM5u

En précisant à la fin de chaque article « Farid Mnebhi pour Israël-flash », il ne peut pas dire que l’on a repris ses articles. Ce site lui consacre une tribune ‘spéciale’ présentée par « Aschkel ». A cela, Mnebhi répond « je publie où je veux ». Aux sites sur lesquels je le dénonce, il écrit que je suis un « individu » faisant partie« des services Algériens » ayant pour mission de le suivre et le dénigrer pour « bloquer tous mes papiers sur les sites qui les diffusent. »

Ce serait un honneur pour moi si c’était vrai ! Comme ce serait un honneur pour lui s’il faisait partie des « services marocains » pour protéger son pays ! Mais ce n’est pas son cas, car il semble bien ‘en intelligence’ avec « Israël-Flash ». Israël - ce prédateur ennemie des palestiniens, des arabes, des musulmans - que Mnebhi « informe » régulièrement. Les israéliens ont, cependant, plus d’honneur que lui ! Dans la 1ère partie d’un de ses derniers articles intitulée: «Le grand drame algérien : de dragon virtuel à nain réel aux plans régional et international» on peut y lire « Les algériens ont compris que tous les partis politiques sont des partis de l’administration et qu’il est dangereux de faire de la politique… seule la DRS décide qui sera président ; député, maire, ministre ou ambassadeur et ceux qui veulent faire de la politique … seront tués, ou torturés. Il y a eu 200 000 morts au cours de la décennie noire. Des milliers d’Algériens ont été torturés au chalumeau… le régime algérien est épuisé et que la société algérienne, dans sa globalité, est en attente d’un nouveau régime mais l’armée s’y oppose toujours…Au final, on peut donc affirmer… que la situation politique algérienne est catastrophique, que tous les ingrédients d’une insurrection sont présents et qu’un risque majeur pour la sécurité de tous ses voisins est d’actualité. » Rien que cela !

Mnebhi est, en fait, un vulgaire hypocrite/menteur, un informateur, un manipulateur médiocre en plus, un individu sans personnalité et repères. On attribue à son genre, au Maghreb, un qualificatif des plus déshonorable. Ils sont méprisés même par ceux qui les emploient. Par ses attitudes, il gêne plus son roi et son pays que l’Algérie. Nous avons lu des commentaires virulents à son égards écrits par des marocains disant qu’ « il ne représente que lui-même ».



PERSONNALITE de MNEBHI ?


Un autre trait de sa personnalité est qu’il est aussi grossier et mal élevé. Observez sa réponse à un certain « Armo » blogeur qui l’a critiqué tout en lui demandant « où il se trouve » : « Armo, je suis avec tes sœurs et ta mère. On s’amuse beaucoup. Ma réponse te satisfait-elle ? N’oublie pas que c’est toi qui m’a provoqué, alors encaisse m’a réponse. Salut ». Une réponse de voyou, quoi ! (Voir le lien)


http://www.sxminfo.com/maroc-mise-au-point-par-farid-mnebhi/


Ajoutons un autre trait de sa personnalité révélé par sa réponse à ‘DZ’ (même lien que précédemment) :

« DZ, je sais que Tlemcen est marocaine, on l’appelait la petite Fès, avant que la France nous ampute de nombreux territoires à l’Est pour agrandir leur empire colonial. Donc, il me semble que tu parles de potes qui habitent en Algérie et toi tu ne fais que battre le macadam, comme le disait si bien le Maurice Chevalier. Renseigne-toi sur le sens de ‘ battre le macadam’. Répond une fois l’énigme trouvée, sinon ferme là. » (32ème commentaire).

Mnebhi, le marocain, est membre d’une association ou groupe qui prétend aider à instaurer « La Démocratie » en … Algérie ! A le voir, par ses papiers, s’acharner sur les institutions algériennes, en particulier l’armée et les services de sécurité, il doit bien aimer l’Algérie en nous voulant du bien ; sûrement mieux que son pays!

Un autre passage d’un de ses articles : « Le peuple algérien, qui vit, aujourd’hui, au seuil de la pauvreté, …demande plus de liberté, l’accès aux soins, à l’éducation, au logement, au travail et à une meilleure redistribution des richesses…des pépés séniles et myopes qui dirigent ce pays et dont la légitimité est quotidiennement remise en cause par le peuple algérien qui aspire à plus de démocratie de liberté et de bien-être ». Oui il parle « au nom du peuple » d’un pays qu’apparemment il ne connait pas du tout. Vraiment à mourir de rire !!



TENDANCE ?

N’importe quel article sur l’Algérie peut vous donner avec précision sa tendance et ses travers. Il soutient tout ce que font les USA, l’OTAN et les sionistes aux arabes, en Afrique et au Moyen-Orient. Je vous cite uniquement celui intitulé « Axe du mal : Entente parfaite entre l’Algérie, la Syrie et l’Iran, trois Etats terroristes » qu’il a publié aussi sur « Israël-Flash ». Observez ce passage : « … tentative syrienne de renverser la monarchie marocaine avec l’aide des services de renseignement algériens…opération, chapeautée par les ayatollahs iraniens, visait à instaurer au Maroc un régime islamiste proche de Téhéran. Ce modus operandi fait apparaître un véritable partage stratégique des tâches : l’Algérie déstabilise le Maghreb et la région sahélo-saharienne au profit des islamistes qui sont de sa création [pour] l’installation de régimes islamistes proches de Téhéran en Afrique et l’Iran s’active à renverser les monarchies et les régimes modérés des pays du Moyen-Orient via la Syrie et des groupes intégristes à sa solde pour installer des nouvelles institutions politiques qui lui seront inféodées. ». Plus débile que cela tu meurs ! (lire les commentaires)

http://www.israel-flash.com/2012/04/axe-du-mal-entente-parfaite-entre-l%E2%80%99algerie-la-syrie-et-l%E2%80%99iran-trois-etats-terroristes/#comment-15511


Alors Farid qui signe sur « Allain Jules »ses commentaires par « Votre écrivain morocco » pour nous dire d’ «arrêter de voir des sionistes partout » ou Moshé ?? Ce dernier a plus d’honneur !

Nasser


Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

16.Posté par Mimoune Makouri le 08/09/2012 17:53 | Alerter
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Maroc : un rappeur contestataire dénonce ses conditions de détention



Condamné à un an de prison ferme pour outrage à la police, le rappeur marocain Mouad Belghouat a entamé lundi 9 juillet une grève de la faim de 48 heures pour protester contre ses conditions de détention, selon ses proches.

Sa décision intervient alors que l'examen de son appel, qui devait débuter lundi à Casablanca, a été reporté pour la troisième fois et fixé au 23 juillet.

"Cette grève de la faim est une protestation contre les conditions de détention de Mouad à la prison Oukacha de Casablanca, qui sont pour le moins scandaleuses", a déclaré à l'AFP Maria Karim, une amie de Mouad Belghouat.

Agé de 24 ans, Mouad Belghouat est connu pour ses chansons critiques vis-à-vis de la monarchie. Arrêté le 28 mars, il a été condamné le 11 mai à un an de prison ferme et 1 000 dirhams (90 euros) d'amende. Il est poursuivi pour "outrage à un officier public dans le cadre de ses fonctions et à un corps constitué", après la diffusion sur Youtube d'une vidéo montrant des policiers marocains sur fond d'une chanson du rappeur dénonçant la corruption dans la police. Mais il dément avoir diffusé la vidéo.

LIBERTÉ D'EXPRESSION

L'organisation Human Rights Watch (HRW) a appelé les autorités marocaines à "annuler les accusations" contre le contestataire et à le libérer. "Cette affaire est tout simplement une affaire de liberté d'expression", a insisté HRW, faisant valoir que chaque jour que Mouad Belghouat passait en prison rappelait "la distance" entre les lois du Maroc et leur pratique.

Mouad Belghouat est l'un des chanteurs les plus célèbres du Mouvement du 20 février, qui revendique des changements politiques de fond, l'élimination de la corruption et une monarchie parlementaire à l'image de l'Espagne.

15.Posté par Mimoune Makouri le 08/09/2012 17:53 | Alerter
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La grande corruption règne en maître au Maroc




Imaginez que le chef de l'Etat français soit aussi, dans le même temps, propriétaire de la plus grosse holding privée du pays. Difficile à envisager ? Attendez, cela ne fait que commencer. Imaginez aussi que le secrétaire général de l'Elysée soit le PDG de cette holding. Imaginez que cet homme, ainsi devenu l'homme d'affaires le plus puissant de la République, possède par ailleurs une ribambelle d'entreprises en son nom propre, qui décrochent des concessions ou marchés publics à tour de bras. Inconcevable, dites vous ? Ce n'est pas fini. Imaginez maintenant que le premier ministre prévoie, par décret officiel, d'investir des millions d'euros d'argent public dans une société privée appartenant au secrétaire général de l'Elysée... Et enfin, le coup de grâce : imaginez que la société en question soit une entreprise fantôme sans locaux ni personnel et qui présente — le pompon — de faux chiffres en guide de plan d'affaires !
Si seulement le dixième de tout cela était vrai, le président français tomberait immédiatement, entraînant le gouvernement, voire la cinquième République dans sa chute. Mais ce qui n'est pour la France qu'une fiction invraisemblable est la réalité crue du Maroc, un pays ami et allié.
Pour ceux qui l'ignorent encore, le roi Mohammed VI est en effet l'actionnaire majoritaire du groupe SNI, qui comprend entre autres la plus grosse banque privée, le plus gros opérateur minier et la plus grosse chaine de distribution du royaume. L'homme qui dirige ce conglomérat tentaculaire, dont le chiffre d'affaires équivalait il y a quelques années à 8% du PIB, s'appelle Mounir Majidi, et il occupe en même temps la fonction de secrétaire particulier de Mohammed VI.

A ce titre, il est le plus proche collaborateur du souverain puisqu'il aménage son agenda, organise ses rencontres, filtre les informations qu'il reçoit, etc. Cette double casquette fait de M. Majidi l'homme le plus détesté par les milieux d'affaires marocains. Forcément : il leur livre, au nom du roi, une concurrence aussi impitoyable que déloyale, vu son influence démesurée sur des organismes financiers comme la Caisse de dépôt et de gestion, le ministère des finances, l'administration des impôts, etc. Mais l'homme d'affaires de la monarchie n'oublie pas ses propres intérêts. Egalement propriétaire de plusieurs entreprises opérant dans divers secteurs, M. Majidi n'hésite pas, pour défendre ses affaires personnelles, à tirer sur les leviers étatiques dont il dispose.
Révélée il y a deux semaines sur le blog de l'auteur de ces lignes, l'affaire BaySys illustre jusqu'à la caricature la mécanique implacable du "Majidi business", aujourd'hui au cœur de la corruption d'Etat au Maroc.

Ce qu'il faut en retenir : en 2010, le secrétaire particulier de Mohammed VI entre en contact avec BaySys, un équipementier aéronautique américain à la recherche d'un partenaire financier pour le tirer d'une mauvaise passe. Plutôt que sortir son propre chéquier (il en a pourtant les moyens), M. Majidi oriente l'équipementier américain vers Royal Air Maroc (RAM). C'est donc la compagnie aérienne publique qui devra débourser les quelque 25 millions d'Euros dont BaySys avait besoin, en ponctionnant l'argent du contribuable... mais non sans que M. Majidi n'en profite au passage. A cet effet, le Secrétaire particulier du roi crée en août 2010 BaySys Morocco, une coquille vide sans locaux ni personnel qu'il contrôle à 100% via deux sociétés écrans.

Quelques mois plus tard, un décret officiel du Premier ministre marocain Abbas El Fassi autorise la RAM à prendre des parts dans BaySys Morocco. Mieux encore : les prévisions qui justifient cet investissement sont particulièrement fantasques. Il est ainsi prévu que la société de M. Majidi réalise un chiffre d'affaires de 45 millions d'euros et un bénéfice net de 4,3 millions d'euros... dès sa première année d'exercice, et sans qu'aucune hypothèse de calcul n'étaye ces chiffres incroyables ! Le plus aberrant est que ces prévisions peu crédibles ont traversé, sans changement, cinq niveaux de vérification supérieurs de l'Etat marocain : la RAM elle-même, puis le ministère des Finances, la Primature, le Secrétariat général du gouvernement et enfin la Banque Centrale, qui a publié les mêmes chiffres quelques mois plus tard, tels quels, dans un document interne. Les hauts fonctionnaires marocains seraient-ils tous incompétents ? Bien sûr que non. Seulement, à partir du moment où le tout-puissant Secrétaire particulier du roi est impliqué dans une procédure, les commis de l'Etat, aussi haut placés soient-ils, signent ce qu'on leur demande de signer sans poser de questions.

Au final, l'investissement n'a pas eu lieu car l'affaire a capoté pour des raisons qui restent à éclaircir (malgré de multiples relances, les responsables de BaySys International sont restés muets). La manière dont tout cela a été goupillé, néanmoins, renseigne sur la nature réelle du régime marocain : un système où les conflits d'intérêts règnent et où le trafic d'influence bat son plein, au plus haut niveau de l'Etat et avec la complicité des autorités élues. Abbas El Fassi, chef d'un parti politique et ancien premier ministre qui a signé le décret BaySys, est aussi, incidemment, le père de Fihr El Fassi, ancien DG de l'une des sociétés de M. Majidi. La société en question, FC Com, domine le marché de l'affichage au Maroc grâce aux conditions extrêmement avantageuses accordées par les municipalités et offices publics. Salaheddine Mezouar, autre chef de parti et ancien ministre des Finances qui a cosigné le décret BaySys, est aussi un des obligés de l'entourage royal. Il a récemment été épinglé pour s'être accordé des primes mirobolantes, au prix d'un échange de faveurs avec Noureddine Bensouda, actuel trésorier général du royaume, ancien directeur des impôts et autre membre de la Cour. Et ainsi de suite...

L'année dernière, pourtant, le Maroc avait lui aussi vécu son "printemps arabe". Confronté à des manifestants réclamant la démocratie, Mohammed VI avait fait promulguer une nouvelle Constitution sensée instaurer la "bonne gouvernance" et la "reddition des comptes". Une réforme qualifiée alors d'"exemplaire" par Nicolas Sarkozy et d'"historique" par Alain Juppé. Jugez plutôt : l'article 36 du nouveau texte fondamental interdit expressément... le trafic d'influence ! —un délit par ailleurs puni de 2 à 5 ans de prison par l'article 250 du code pénal marocain. Mais au Maroc, la théorie est une chose et la pratique en est une autre. Quel procureur serait assez fou pour enclencher des poursuites contre Mounir Majidi, ou en général contre les membres d'une clique couverte par le roi en personne ? Jaafar Hassoun, un juge qui s'était essayé à titiller des proches du monarque, s'est retrouvé en 2011 radié de la magistrature, interdit de se reconvertir dans le barreau et harcelé pour abandonner toute velléité de se lancer en politique.

En l'absence de contre-pouvoirs fonctionnels, la grande corruption s'épanouit librement au Maroc, face à l'apathie grandissante d'une opinion publique désabusée par tant de duplicité. Naguère rugissante, la presse indépendante n'est plus que l'ombre de ce qu'elle était, vaincue par une décennie de harcèlement judiciaire et économique. M. Majidi, également le premier annonceur publicitaire du pays, a démontré sa capacité à boycotter des journaux jusqu'à les acculer à la faillite. Aujourd'hui, les titres de presse les plus courageux peuvent encore épingler des seconds couteaux comme MM. Mezouar ou Bensouda. Mais dès qu'on approche du premier cercle royal, silence général. Il est révélateur que l'affaire BaySys, alors même qu'elle "buzzait" intensément sur Internet et les réseaux sociaux (elle a même engendré le hashtag #MajidiGate sur Twitter)... n'ait pas été mentionnée par un seul journal marocain. Quant au gouvernement islamiste de Abdelilah Benkirane, élu sur la promesse de lutter contre la corruption, il est tout aussi silencieux. Et pour tout dire, simplement hors sujet.

14.Posté par Mimoune Makouri le 08/09/2012 17:52 | Alerter
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Les Marocains descendent dans les rues pour dénoncer la situation sociale du pays


Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche à Casablanca, la plus grande ville du Maroc où les tensions sociales sont exacerbées par la sécheresse et par un chômage en hausse.
Cette manifestation qui a surpris par son ampleur est la plus importante contre le gouvernement dirigé depuis janvier dernier par un islamiste, Abdelilah Benkirane. Les élections de novembre 2011 avaient été marquées par une nette victoire de sa formation, le Parti de la justice et du développement.

13.Posté par Mimoune Makouri le 08/09/2012 17:52 | Alerter
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Maroc : manifestation monstre sur fond de hausse du chômage

Cette manifestation, qui a surpris par son ampleur est la plus importante contre le gouvernement dirigé depuis janvier dernier par un islamiste, Abdelilah Benkirane. Les élections de novembre 2011 avaient été marquées par une nette victoire de sa formation, le Parti justice et développement (PJD). Elle se déroule à l'appel de deux syndicats proches de l'Union socialiste des forces populaires (USFP, opposition parlementaire).

"Il y a plus de 50 000 personnes [près la moitié selon un responsable de la police] qui manifestent pour appeler le gouvernement à ouvrir un dialogue véritable face à la tension sociale de notre pays", a indiqué Hassan Tariq, un député de l'USFP présent à la manifestation.

Depuis plusieurs jours, alors que le chômage ne cesse d'augmenter, les responsables syndicaux lançaient au gouvernement des appels au dialogue à propos de la hausse des salaires et de l'amélioration des conditions sociales des salariés. Près de 30 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans sont au chômage, selon un rapport de la Banque mondiale (BM) rendu public le 14 mai à Rabat. Sur les 32 millions d'habitants que compte le Maroc dont près de 11 millions sont âgés de 15 à 35 ans.

Du rond-point de Dakar à celui de Mers Sultan, au coeur de la capitale économique, des milliers de manifestants ont sillonné les grandes artères de la ville, en scandant des slogans hostiles au gouvernement. "Benkirane et Fouad Ali El Himma [un très proche conseiller du roi Mohammed VI], deux faces d'une même monnaie", criaient les contestataires sous la présence discrète des forces de l'ordre. Des centaines de jeunes du Mouvement du 20 février, né dans le tumulte du Printemps arabe et appelant à des réformes profondes de la monarchie, ont également participé à cette manifestation, où les islamistes étaient quasiment absents.

12.Posté par Mimoune Makouri le 08/09/2012 17:52 | Alerter
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Sahara occidental : le Maroc se fâche avec l'ONU


Après la décision du Maroc de retirer sa confiance à l'émissaire des Nations unies au Sahara occidental, Christopher Ross, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a réagi, jeudi 17 mai, en apportant tout son soutien à son envoyé spécial chargé, depuis 2009, de trouver une issue à l'un des plus vieux conflits du monde.

La brouille est née après la présentation du rapport de l'ONU sur le Sahara au Conseil de sécurité qui a pris dans la foulée, le 24 avril, la décision de proroger jusqu'au 30 avril 2013 le mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara (Minurso), tout en demandant au Maroc "d'améliorer la situation des droits de l'homme" dans ce territoire qu'il occupe depuis 1975.

Le rapport critique sur plusieurs points les autorités marocaines accusées de compliquer la tâche des casques bleus, voire de les espionner. Ainsi, à Layoune, l'accès du quartier genéral de la Minurso à des contacts extérieurs "est contrôlé, ce qui a un effet dissuasif dont pâtissent les relations avec l'ensemble des interlocuteurs locaux", relève le document. "La présence de la police marocaine à l'extérieur du complexe dissuade les visiteurs de se présenter de leur propre chef. Il semble également que la confidentialité des communications entre le quartier général de la Minurso et New York ait été compromise occasionnellement", ajoute le rapport.

L'ONU dénonce aussi "le recours à des tribunaux militaires ou spéciaux pour juger des civils" sahraouis soupçonnés de violence. Cet aspect "soulève des problèmes sérieux en ce qui concerne l'administration équitable, impartiale et indépendante de la justice et devrait être exceptionnel", pointe ainsi le rapport.

PARIS APPELLE À "UN RÈGLEMENT RAPIDE DU DIFFÉREND"

Rabat a manifesté son mécontentement en retirant sa confiance à l'émissaire de l'ONU, dont le travail est qualifié de "partial et déséquilibré". "Les comportements contrastés de M. Ross s'écartent des grandes lignes qui ont été tracées par les grandes lignes du Conseil de sécurité", a dénoncé le gouvernement marocain dans un communiqué.

En écho, les frères ennemis du Front Polisario, soutenu dans leur revendication pour un référendum sur l'autodétermination par l'Algérie, ont dénoncé une attitude "arbitraire" et "infondée". "Le Maroc veut s'arroger sans vergogne le droit de dicter au secrétaire général de l'ONU le contenu de ses rapports", s'est insurgé le Polisario, cité vendredi par l'agence algérienne APS.

Tout en appelant à "un règlement rapide du différend", Paris a donné un petit coup de pouce vendredi à son allié traditionnel en réitérant, par la voix de Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay, "son appui au plan d'autonomie marocain, qui est la seule proposition réaliste aujourd'hui sur la table des négociations et qui constitue la base sérieuse et crédible d'une solution dans le cadre des Nations unies".

Sans surprise, Alger a pris le contre-pied de Rabat en applaudissant "les efforts inlassables menés par l'ambassadeur Cristopher Ross", selon les déclarations d'Amar Belani, porte-parole du ministère des affaires étrangères.

11.Posté par Mimoune Makouri le 08/09/2012 17:51 | Alerter
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Nous venons d’apprendre l’information. En ce moment même une cinquantaine d’étudiants guinéens au Maroc manifeste devant les grilles de la représentation guinéenne au royaume chérifien. A en croire leurs représentants que nous avons eus au téléphone, depuis un peu plus trois heures, sur la base d’un rendez-vous qu’ils s’étaient donné, ils sont réunis devant la résidence de l’ambassadeur. Initialement, l’objectif était d’y entrer afin de discuter avec les diplomates guinéens d’un certain nombre de revendications chères aux étudiants. Mais à leur grand étonnement, disent-ils, « nous nous heurtons à une résistance farouche d’un puissant déploiement des services de sécurité marocains auxquels on a fait appel ». Mamadou Labbo y voit « une attitude liberticide », dans la mesure où selon lui l’enceinte de l’ambassade est un territoire guinéen. Or, « on nous en refuse l’accès ! » se plaint-il... 15:22 3-9-2012

Selon divers interlocuteurs avec lesquels nous nous sommes entretenus, au nombre des revendications des étudiants guinéens au Maroc figurerait en très bonne place de l’augmentation de la bourse.

Un projet dans ce sens serait en préparation par les autorités guinéennes. Dans ce projet, il serait question de faire passer la bourse de 50 dollars aujourd’hui, à 150 dollars américains pour ceux qui sont au niveau de la Licence et à 200 dollars américains pour le niveau Master. Mais étudiants décèle une certaine lenteur dans la conduite du dossier.

L’autre chose qu’ils souhaitent c’est l’établissement d’un échéancier de versement de cette bourse. Parce qu’autrement, dans les conditions actuelles, elle n’est versée qu’au bout de deux ans et demi. Les boursiers guinéens demandent également la régulation de cas d’omissions concernant certains étudiants. De même, pour ceux qui ont terminé les études, ils sollicitent l’intervention de l’Etat en vue du retour au pays.

C’est autour de l’ensemble de tous ces problèmes que les étudiants comptaient protester dans l’enceinte de l’ambassade de la Guinée au Maroc. Mais plus prompts qu’eux, les responsables avaient pris une longueur d’avance, en faisant appel à l’aide des forces de l’ordre marocaines. Ces dernières postées en grand nombre devant les locaux de l’ambassade en refuseraient l’accès aux étudiants manifestants.

Dans le milieu des étudiants, on parle même de répression. Des choses difficiles à vérifier. On peut cependant indiquer qu’au cours de l’entretien téléphonique que nous avons eu, un grand brouhaha régnait de l’autre côté du bout du fil. Révolté par cette attitude des autorités guinéennes, Mamadou Labbo, le leader de l’Association des stagiaires guinéens au Maroc (ASEGUIM) promet que si la situation demeure en l’Etat, « personne ne sortira de l’ambassade ».

Sur ce, il demande que le ministre guinéen des affaires étrangères « prenne toute sa responsabilité »

10.Posté par Mimoune Makouri le 08/09/2012 17:51 | Alerter
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Rapport préliminaire de la fondation Robert F. Kennedy
Le Maroc diabolisé pour son omniprésence dans son Sahara

Dernière mise à jour : 04/09/2012 à 11:16

Le Maroc a dénoncé hier le caractère partial du rapport des observations préliminaires de la fondation Kennedy. Un premier bilan de la mission vient d'être publié suite à la visite d'une délégation de la fondation dans la région, qui s'est achevée le 27 août dernier. Le Maroc y est accusé de réprimer les militants pro-polisario au Sahara.
La présidente de la Fondation Robert Kennedy, Kerry Kennedy. /DR
La présidente de la Fondation Robert Kennedy, Kerry Kennedy. /DR
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Le gouvernement marocain a souligné mardi, le caractère partial du “rapport des observations préliminaires”, rendu public par la fondation Kennedy suite à ses visites dans les provinces du sud du Royaume et dans les camps de Tindouf.

Le Sahara, région où règne un “Climat de terreur”: le rapport préliminaire de la fondation Robert F. Kennedy accuse le Maroc de ne pas respecter les droits humains en se basant, entre autres, sur “l'omniprésence des forces de sécurité dans la région”.

Un rapport dans la “précipitation”

“Le gouvernement marocain enregistre la précipitation ayant marqué la publication du rapport des observations préliminaires, élaboré par la fondation Kennedy au sujet de ses visites dans les provinces du sud du Royaume et dans les camps de Tindouf, en Algérie, pour y faire le point sur la situation des droits de l'homme ”

Déclaration du porte-parole du gouvernement, Mustapha El-Khalfi à l'AFP

Le ministre des Affaires Etrangères et de la coopération a pour sa part déclaré que le Maroc dénonce “la nature biaisée de cette organisation” ainsi que l'attitude “partiale et dénuée de neutralité dans son traitement du conflit artificiel autour du Sahara”, en qualifiant de déséquilibré son rapport préliminaire. Il a par ailleurs assuré que Rabat poursuivrait “la consolidation des droits de l'Homme” dans toutes les régions.

El Khalfi a par ailleurs souligné que le texte passe sous silence la situation déplorable des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf.

Si le rapport préliminaire relève quelques évolutions positives depuis son précédent séjour au Maroc, début 2011, (adoption d'une nouvelle Constitution garantissant plus de libertés, ainsi que la consolidation du rôle du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH)), la Fondation dresse un réquisitoire contre les autorités marocaines dans le récit de son séjour à Laâyoune: elle évoque un “quasi état d'impunité s'agissant des violations des droits humains”.

Elle appelle également le Maroc à “mettre un terme au recours à la violence à l'encontre des Sahraouis pro-indépendance”.

Toujours dans le pétrin

La situation du Royaume reste cependant critique concernant le dossier du Sahara. En effet, le rapport final de la fondation Robert F. keneddy, qui sera présenté lors des travaux de la 4ème Commission onusienne sur la décolonisation, à New York, risque de défigurer la réalité.

“Un document qui n'est pas de nature à contribuer aux efforts de règlement pour parvenir à une solution politique permanente et consensuelle de ce conflit qui n'a que trop duré”, déplore Mostapha El Khalfi.

Rappelons qu’en mai dernier, le gouvernement Benkirane avait retiré sa confiance à Christopher Ross, l'envoyé spécial du chef de l'ONU Ban Ki-moon, jugeant ses positions “partiales” et “déséquilibrées”.

Si Christopher Ross avait promis de démissionner si aucune avancée n’était réalisée sur le dossier du Sahara, les huit rounds des rencontres informelles de Manhasset sont restés stériles, aucune réalisation n’ayant été réalisée, et surtout, le penchant de Ross pour l’Algérie était flagrant.

Mais récemment lors d’une conversation téléphonique, Ban Ki-Moon avait déclaré au Roi Mohamed VI, que “l’ONU n’entend pas modifier sa médiation au Sahara”, ce qui augure mal d'une résolution à court ou moyen terme de la question du Sahara.

Yassine Benargane

9.Posté par Mimoune Makouri le 08/09/2012 17:50 | Alerter
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Sahara occidental: le centre Robert Kennedy fustige le Maroc pour violation des droits de l'homme des Sahraouis


Le centre américain Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l'homme (RFK Center) a dressé lundi un rapport accablant sur le Maroc pour sa violation des droits de l'homme des Sahraouis et a appelé à l'urgence de l'instauration d'un "mécanisme international permanent afin de protéger les droits de l'homme du peuple sahraoui".

Ce rapport préliminaire de onze (11) pages consacré à l'évaluation de la situation des droits de l'homme du peuple sahraoui a été établi à l'issue d'une visite effectuée récemment dans les territoires occupés du Sahara occidental par une délégation de RFK Center conduite par sa présidente, Mme Kerry Kennedy, et composée notamment de juristes et d'experts mondiaux en matière de droits de l'homme ainsi que de lÆex secrétaire général de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), M. Erik Sottas.

Rappelant qu'"aucun pays ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental", le rapport note que depuis que le dossier du Sahara occidental fut porté devant le Comité de décolonisation de l'ONU, "plus d'une centaine de résolutions de l'ONU ont réaffirmé le droit à l'autodétermination des Sahraouis".

Tenant à préciser "ne pas prendre position quant au statut du Sahara occidental", RFK center souligne que si les deux parties au conflit (Front Polisario et Maroc) ne sont toujours pas parvenues à une solution sur l'avenir du Sahara occidental, cette situation ne doit pas occulter la question du respect des droits de l'homme dont plusieurs traités internationaux, souligne-t-il, ont été, pourtant, signés et ratifiés par le Maroc.

A ce propos, le rapport préliminaire souligne que la délégation de RFK Center "reconnaît les changements positifs apportés à la Constitution marocaine tels la criminalisation de la torture, des détentions arbitraires et des disparitions forcées ainsi que le respect de la liberté d'expression".

Cependant, préconise-t-il, "ces changements constitutionnels devraient être mis en place à travers des mécanismes appropriés pour permettre le plein exercice des droits des personnes qui sont sous juridiction marocaine, et ce, sans distinction" entre les Marocains et les Sahraouis.

La délégation conduite par Kerry Kennedy souligne avoir rencontré des organisations de la société civile et des personnes de plusieurs villes du Sahara occidental dont El-Ayoun, Dakhla et Smara, qui leur ont fait part des cas de disparitions, de torture, de détentions arbitraires, de brutalités des forces policières, de menaces, d'intimidation et d'exécutions extrajudiciaires.

La délégation a également reçu des plaintes au sujet de la violation des droits à la liberté d'expression, de réunion et d'association.

Au cours de sa visite à El-Ayoun, lit-on dans le rapport, la délégation constatait "la présence de plusieurs véhicules militaires ou de police stationnés sur presque chaque coin de rue".

En outre, la plupart des Sahraouis, avec qui la délégation s'est entretenue, "manifestaient des inquiétudes face aux intimidations suscitées par la forte présence des militaires et des policiers, en uniforme et en civil, qui les suivaient et proféraient contre eux des propos déplacés".

La délégation de RFK Center affirme que pendant tout son séjour à El-Ayoun, elle avait été elle-même "constamment surveillée par des agents de sécurité en civil marocains". Rapportant les témoignages de Sahraouis sur de nombreux cas de brutalités policières contre des manifestants pacifiques, la délégation note avoir constaté de visu un tel incident au cours duquel des policiers ont attaqué une femme sahraouie qui manifestait pacifiquement.

Les forces de sécurité marocaines, poursuit le rapport, sont allées jusqu'à "tenter d'empêcher la délégation d'être témoin de cet incident en recourant à des agressions verbales et physiques".

Pour discréditer le témoignage de la délégation sur cet incident, s'étonne le rapport, un communiqué de presse officiel marocain prétendit que "la femme sahraouie fut blessée suite à un évanouissement", tandis que l'authenticité des photos présentées à un responsable du ministère marocain de l'Intérieur, en guise de preuve, a été arbitrairement réfutée par ce dernier.

Pire encore, même le personnel de l'hôpital qui a permis à la délégation de rendre visite à cette manifestante sahraouie a été menacé de licenciement, souligne encore le rapport.

Tout en dénonçant les assassinats d'indépendantistes sahraouis par les forces de sécurité marocaines, ainsi que les cas de tortures et de disparitions, RFK Center souligne que "la préoccupation majeure pour la délégation est l'impunité quasi-absolue pour violation des droits de l'homme" des Sahraouis perpétrée par les forces de l'ordre marocaines.

S'exprimant sur la violation des droits des Sahraouis à la liberté d'expression, de réunion et d'association, la délégation rapporte le cas de plusieurs Sahraouis poursuivis pénalement après avoir été arrêtés et accusés de trahison pour avoir critiqué le gouvernement marocain durant un séjour en Algérie.

Une des principales préoccupations exprimées par les défenseurs sahraouis des droits de l'homme, souligne le rapport, est "le refus des autorités marocaines de l'octroi d'agrément aux organisations de la société civile et particulièrement celles dont les opinions sont en opposition à celle du gouvernement marocain".

Outre les multiples entraves (agressions, menaces, surveillanceà) aux activités des défenseurs des droits de l'homme, le rapport américain note que "la délégation a été informée, par des avocats, des harcèlements permanents et des obstacles auxquels ils sont confrontés pour défendre les victimes de violations des droits de l'homme, qui ont été détenues et torturées pour avoir participé à des manifestations pacifiques".

Même la délégation de RFK Center "a fait l'objet d'intimidations et de harcèlement qui obstruaient notre capacité à travailler", déplore le rapport.

Sur ce point, la délégation souligne que durant son séjour à El-Ayoun, elle était "constamment suivie par deux ou plusieurs voitures alors que des policiers en civil avaient tenté de l'empêcher de filmer ou de photographier les scènes de passage à tabac de manifestants pacifiques".

A ce propos, la délégation a exprimé sa "profonde préoccupation d'éventuelles représailles contre les personnes qui ont collaboré avec le RFK Center" durant sa mission.

En somme, déplore le rapport, "la présence massive des forces de sécurité, les violations du droit à la vie, à la liberté, à l'intégrité physique, à la liberté d'expression, de réunion et d'association créent une atmosphère de peur et d'intimidation qui viole les règles de droit et le respect des droits de l'homme du peuple sahraoui".

8.Posté par Mimoune Makouri le 08/09/2012 17:50 | Alerter
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Une ONG marocaine alerte le gouvernement sur la situation des migrants

Dernière mise à jour : 06/09/2012 à 13:37

L’association marocaine des droits de l'homme (AMDH), tire la sonnette d’alarme sur les conditions d’expulsion des sans papiers subsahariens. Dans un communiqué adressé au gouvernement de Benkirane, l’ONG affirme que les migrants d’Afrique subsaharienne sont victimes d’actes de racisme et de violences lors de leur expulsion.
L’association dirigée par Khadija Ryadi a demandé au gouvernement l'ouverture d'une enquête sérieuse sur toutes les violations commises “afin de traduire les responsables en justice” lors des expulsions des immigrés clandestins subsahariens.

Des expulsions qui, selon l'association, s'accompagnent de violences entraînant des “blessures (...) en plus des injures et autres formes d'humiliation ainsi que de la privation de soins médicaux”.

“ L'association condamne les vagues d'expulsion et de répression à l'encontre des migrants d'origine subsaharienne”

Communiqué de l'AMDH

Dans son dernier rapport sur la situation à Oujda, l'AMDH évoque une nouvelle vague d'expulsion de 35 migrants intervenue dans la nuit de mercredi à jeudi, via la frontière algérienne, et la présence de blessés dans l'hôpital de la ville et dans un centre tenu par Médecins sans frontières (MSF).

La plupart de ces migrants ont été expulsés, mais un responsable du Groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et des migrants (Gadem) a souligné qu'ils allaient “sans doute revenir”.

Si les autorités locales déclarent que les “interpellations des subsahariens illégaux venant de l'Afrique de l'Ouest et des zones de guerre en Afrique sont courantes car quiconque est en situation irrégulière dans le royaume doit être expulsé”, les associations, elles, critiquent les modalités de ces expulsions.

7.Posté par Mimoune Makouri le 08/09/2012 17:50 | Alerter
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Maroc : six millions de femmes victimes de violence

La ministre marocaine des Femmes tire la sonnette d’alarme contre les violences à l’encontre des femmes. Au moins six millions de marocaines seraient violentées, dont la moitié dans le cadre de la vie conjugale.

Les marocaines dans l’ombre de la violence. Six millions de femmes seraient victimes de violences physiques ou verbales au Royaume chérifien, a annoncé mercredi la ministre marocaine des Femmes, de la famille et du développement social, Bassima Hakkaoui, rapporte l’AFP. Dans plus de la moitié des cas, ces violences surgiraient dans le cadre de la vie conjugale.

Une femme sur trois victime de violence

Dans un pays de 33 millions d’habitants, cela signifie qu’1/3 des Marocaines est concernée par ce constat alarmant. « La femme au Maroc continue de souffrir de la violence, aussi bien dans les espaces publics que privés », a assuré H Bassima Hakkaoui, la seule femme du gouvernement dirigé depuis janvier par l’islamiste Abdelilah Benkirane, du Parti Justice et Développement (PJD).

Pour Aïche Lekhmass, une avocate et militante marocaine, « la violence contre les femmes au Maroc existe dans l’imaginaire collectif, les mentalités et les rites ». Selon elle, « Tant qu’il y a des jeunes femmes qui se suicident parce qu’elles sont forcées de se marier, le chemin reste encore long ».

Pourtant, un projet de loi définissant les différentes formes de violences conjugales, qu’elles soient physiques ou morales, a été déposé en 2010 devant le Parlement marocain, mais il n’a toujours pas été adopté par les députés.

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