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COMMUNIQUE

Francophonie - Communiqué de S.E Pierre BUYOYA‏


Alwihda Info | Par OIF - 11 Septembre 2014 modifié le 11 Septembre 2014 - 20:04


Les 28-29 novembre prochain, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) désignera son nouveau secrétaire-général.

 

Depuis avril dernier, Pierre BUYOYA est officiellement candidat à cette haute fonction.

 

Fort de ses diverses expériences internationales, notamment comme Chef d’Etat du Burundi, Président de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale), Médiateur international au Darfour, Membre du Panel de Haut Niveau de l’Union Africaine pour l’indépendance du Soudan du Sud, Médiateur en RCA, Représentant de l’OIF dans plusieurs missions d’observation électorale à travers le continent, Chef de la MISMA (Mission internationale de soutien au Mali), actuellement Haut Représentant de l’Union Africaine pour la Mali et le Sahel (MISAHEL), il dévoile aujourd’hui son programme, son « Ambition pour la Francophonie ».

 

 

« Tout au long de ma carrière, je n’ai eu de cesse de servir : servir mon pays, servir l’Afrique, servir la Francophonie. Telle reste aujourd’hui mon ambition : mettre cette expérience, acquise aux plus hauts niveaux de responsabilité, au service de l’OIF. »

 

C’est en ces termes que Pierre BUYOYA a présenté à la presse sa candidature au poste de secrétaire général de l’OIF.

 

« Je ne suis pas candidat à une fonction honorifique », précise-t-il d’emblée. « Je suis candidat sur base d’un projet ».

 

C’est ce projet, cette « Ambition pour la Francophonie » qu’il vous invite à découvrir aujourd’hui.

 

La Francophonie, une communauté de valeurs

 

Pour Pierre BUYOYA, la Francophonie, c’est avant tout une communauté de valeurs partagées : « La Francophonie est un humanisme. En tant que telle, elle est donc intrinsèquement  un espace culturel de dialogue, d’ouverture et de générosité. Ses valeurs sont celles qui guident nos civilisations : la justice, la démocratie et l’Etat de droit, le respect intransigeant des droits de l’Homme et de la dignité humaine. »

 

La Francophonie, une composante des relations internationales modernes

 

Dans un monde en constante mutation, où les repères se brouillent, où les identités s’exacerbent, l’OIF est une nécessité vitale. En effet, son approche multilatérale, au plan régional comme au niveau mondial, « suscite le dialogue, permet de partager un même positionnement sur des enjeux internationaux et de développer, le cas échéant, des actions communes. »

 

« J’ai eu l’occasion de mesurer, dans mes différentes fonctions internationales, pour le compte de l’OIF, de l’UA et de la CEEAC notamment », rappelle Pierre BUYOYA, « à quel point le partage et la compréhension de la langue des populations locales permet d’instaurer un climat de confiance propice à la réalisation des objectifs. » Dans ces différents cadres, il m’est apparu clairement que l’OIF disposait, par sa proximité de valeurs induites par notre langue partagée, d’une influence supplémentaire.

 

La Francophonie, une organisation politique et une « puissance pacifique »

 

L’OIF s’est imposée comme une organisation politique. Elle dispose de précieux atouts et d’une solide expérience : d’une part, la médiation et la gestion de sortie de crise et de conflits et, d’autre part, l’accompagnement de processus de démocratisation par des missions d’observation électorale.

 

Pour Pierre BUYOYA, ce processus doit être poursuivi et amplifié. « Pour moi, c’est une priorité », souligne-t-il. « Je m’y engage. J’entends que ce rôle de « puissance pacifique » soit au centre de l’activité du Secrétaire Général, qu’il soit, comme le lui reconnaît la Charte, « le porte-parole politique et représentant officiel de la Francophonie au niveau international ».

 

Ancien Chef de l’Etat burundais, Pierre BUYOYA rappelle à cette occasion l’expérience et l’autorité qu’il a acquise au plus niveau diplomatique, notamment pour le compte de l’Union Africaine dont il est, depuis 2012, le Haut-Représentant pour le Mali et le Sahel.

 

La mondialisation est une chance pour la Francophonie

 

Loin d’être une menace, la mondialisation est une chance pour la Francophonie. Au contraire, pour Pierre BUYOYA, « il y a là un terreau favorable à l’affirmation plus nette, plus profonde, de notre identité culturelle francophone - une identité ouverte, une identité qui refuse le repli frileux, une identité sans complexe. Car le français est une langue vivante, moderne, fraîche, créative, qui a toujours vocation à réunir les hommes. »

 

La Francophonie et sa dimension économique

 

Avec sa dimension économique, la Francophonie est de nature à répondre aux préoccupations concrètes des centaines de millions de citoyens vivant dans l'espace francophone, notamment en Afrique,  où les conflits prennent souvent racine dans la pauvreté extrême.

La réalisation des OMD au travers l'internationalisation des échanges entre le Nord et le Sud mais aussi intra-régionale pourrait être l'autre axe de la famille francophone  dans l'apaisement des conflits et l'accroissement de la prospérité dans une démarche partenariale et une perspective du développement durable.

 

Un instrument au service du développement

 

La Francophonie peut aussi constituer un instrument au service du développement. Certes, souligne Pierre BUYOYA, « elle n’a ni les moyens ni la vocation d’intervenir dans tous les domaines ». Dès lors « son approche devra donc se fonder sur la complémentarité avec d’autres partenaires de la communauté internationale, et la subsidiarité avec les autorités nationales, régionales et locales. »

 

A cet égard, il entend accorder une attention particulière aux progrès technologiques dans les sciences de la communication et de la connaissance, qui, rappelle-t-il, « constituent autant un défi qu’une opportunité pour la langue française. Plus que jamais, l’éducation doit être au centre de nos priorités. Non seulement parce qu’elle est le principal vecteur de la défense et de la promotion de la langue française. Mais aussi, et surtout, parce qu’elle est la condition sine qua non à l’émancipation de l’Homme, à sa capacité de prendre en main son destin, à faire des choix, à poser des actes de citoyen responsable. L’éducation est la clé du développement. »