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AFRIQUE

Infrastructures : le pari de l’indépendance énergétique en voie d’être gagné au Congo


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 22 Février 2021

Dans les prochains jours, le Congo dégagera d’importants excédents d’électricité pour lesquels il va falloir chercher des débouchés à l’exportation. Cette assurance a été donnée par le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Serge Blaise Zoniaba, à l’occasion de la double cérémonie de pose des premières pierres pour la construction de la raffinerie Atlantique Pétrochimie et l’extension de la centrale thermique à gaz de Djeno. L’acte a été posé par le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, le 21 février 2021, au village Fouta, dans le district de Tchamba Nzassi, dans le département de Pointe-Noire.


Denis Sassou N'Guesso posant la 1ère pierre de la centrale thermique à gaz à Djeno.
Denis Sassou N'Guesso posant la 1ère pierre de la centrale thermique à gaz à Djeno.
Le village Fouta, à près de 30 km de Pointe-Noire est en passe de devenir un véritable pôle économique dans le département de Pointe-Noire. Le 21 février, les ponténgrines et ponténgrins ont bravé le temps nuageux et pluvieux pour palper du doigt et vivre de visu la cérémonie qui marquait le point de départ de ce processus, à savoir la pose de première pierre d’une nouvelle raffinerie, la deuxième que va compter le Congo.

Une bonne nouvelle, sans doute, pour les Congolais qui retrouveront dans un proche avenir le pétrole lampant dans les stations-services, après des années de pénurie considérable presque permanente. Ce geste du chef de l’Etat vient apporter un début de soulagement aux attentes de ses compatriotes. Le président du conseil municipal et départemental de Pointe-Noire, Jean François Kando qui a ouvert le bal des allocutions, a exprimé le bonheur de ses concitoyens. « Aujourd’hui, nous réalisons avec bonheur que nous avons repris notre place dans le cœur de notre cher Papa », a-t-il dit au président de la République, avant de poursuivre : « vous voici donc parmi nous et dans votre gibecière des actions concrètes qui confortent et soulagent les populations dont vous êtes l’infatigable serviteur ».

L'implantation de la raffinerie Atlantique Pétrochimie, a déclaré le ministre de l’énergie et de l’hydraulique,Serge Zoniaba, jouera un rôle majeur dans l’économie nationale, car elle « ouvre des perspectives nouvelles pour la centrale électrique du Congo qui dispose actuellement de la capacité de 145 méga watt sur le réseau. »

Le ministre des hydrocarbures, Jean Marc Thystère Tchicaya a, quant à lui, la 1ère pierre pour la construction de la raffinerie Atlantique Pétrochimie revêt un double intérêt : il répond à une demande d’énergie, sans cesse croissante et fera du Congo, à court terme, un hub permettant d’exporter l’énergie dans la sous-région de l’Afrique centrale. Pour lui, la nouvelle raffinerie constitue un maillon important de la diversification de l’économie dans le secteur des hydrocarbures et devra générer plus de 5000 emplois directs.

Vers l’indépendance énergétique

Après le village Fouta, le chef de l’Etat a mis le cap à Djeno où il a posé la première pierre pour l’extension de la centrale thermique à gaz de Djeno, dans le district de Tchiamba Nzassi, à une vingtaine de km de la ville de Pointe-Noire.

Ici, la population a également rehaussé l’éclat de la cérémonie dont la première partie s’est déroulée au village Fouta. Le projet est conduit par Aksa énergie Congo, filiale d’Aksa Energie, société turque déjà présente sur le continent africain, notamment au Ghana, au Mali, à Madagascar et au Cameroun. La société a remporté l’appel d’offre international pour la réalisation de ce projet. Selon les termes du contrat de concession signé le 25 janvier 2021, Aksa procédera dans un premier temps à la réhabilitation des 2 turbines de 25 méga watts chacune dont dispose la centrale, a indiqué le ministre Serge Blaise Zoniaba.

Il a précisé qu’à la fin de la concession qui durera 30 ans, l’usine devrait avoir une capacité de production de 80 méga watts. Pour lui, cette opération qui rétablie la centrale thermique dans le tissu national permet notamment la création d’emplois, l’arrivée d’un contribuable fiscal et la valorisation du potentiel gazier dans le pays.

Au sujet des perspectives, le ministre de l’énergie et de l’hydraulique a annoncé l’implantation par la société Aksa de deux autres centrales thermiques, une de 240 méga watts à Pointe-Noire et l’autre de 115 méga watts à Brazzaville. Aussi, un consortium suisso-anglo-espagnol, a-t-il été sélectionné par voie d’appel d’offres international pour la réhabilitation, l’extension et la gestion déléguée de la centrale hydro électrique du Djoué. L’installation de ces nouveaux opérateurs a martelé le ministre congolais, entraînera une augmentation d’électricité mettant le Congo dans une situation à dégager, à court terme d’importants excédents pour lesquelles, il va falloir trouver des débouchée à l’exportation.

A noter que deux projections vidéo ont meublé la double cérémonie. La première diffusée au village Fouta a montré la place stratégique qu’occupe la nouvelle raffinerie dans le développement de Pointe-Noire et la seconde, diffusée à Djeno a mis en exergue la puissance de la société Aksa Energie, un géant de l’énergie qui propose des solutions rapides pour répondre à la demande énergétique des pays, avec ses centrales électriques à faibles coûts.