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AFRIQUE

Investir en Afrique sans créer de pièges de la dette


- 21 Septembre 2018


Leigh Hartman - Share.America.gov

Employés d’une entreprise de taille et de polissage de diamants à Gaborone, au Botswana. (Monirul Bhuiyan/AFP/Getty Images)
Employés d’une entreprise de taille et de polissage de diamants à Gaborone, au Botswana. (Monirul Bhuiyan/AFP/Getty Images)
Quel est le point commun entre les réseaux de téléphonie mobile à travers l’Afrique, une industrie du diamant locale au Botswana et une usine de thé reconstruite au Rwanda ? Ces projets, et plus d’une centaine d’autres en Afrique subsaharienne, ont vu le jour grâce à l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC).

L’OPIC est une agence fédérale des États-Unis qui aide des entreprises américaines à investir sur les marchés émergents dans le monde sans faire tomber les pays dans le piège de la dette sur le long terme. Les entreprises avec lesquelles l’OPIC travaille créent des emplois, offrent des formations et construisent des infrastructures en ayant recours à de la main-d’œuvre locale. Plus précisément, l’OPIC :

offre des financements à des start-up ou à des entreprises en croissance ;
propose des assurances pour inciter des entreprises à s’installer dans des régions potentiellement à risque ;
défend les intérêts des entreprises auprès des administrations locales ;
s’associe à des gestionnaires de fonds d’investissements privés pour stimuler les investissements et le capital.

L’OPIC en Afrique

À ce jour, l’OPIC a investi 6,1 milliards de dollars dans des projets* en Afrique subsaharienne, soit plus d’un quart des 23 milliards de dollars de son portefeuille de projets en cours.

Et ce n’est qu’un début. En juillet, l’OPIC a lancé son initiative Connect Africa qui investira plus d’un milliard de dollars dans des projets en Afrique au cours des trois prochaines années. Ces projets soutiendront le transport, les communications et les « chaînes de valeur » dans lesquelles les ouvriers utilisent des matières premières et leur ajoutent de la valeur en les faisant passer par divers processus pour créer un produit final.

« Un grand nombre des économies à plus forte croissance de la planète se trouvent en Afrique. Ce phénomène entraîne un très grand besoin en investissement, mais représente également une immense opportunité pour les entreprises américaines », déclare Ray Washburne, président et directeur général de l’OPIC. « Mais il subsiste trop d’obstacles au flux de biens et de services. En nous focalisant sur la connectivité, nous contribuons non seulement à créer des moyens de développement économique, mais aussi à établir les bases pour de futurs partenariats commerciaux. »

Avantages d’une collaboration publique-privée

Par le biais de partenariats entre le secteur privé et le secteur public, et en soutenant les investissements du secteur privé, l’OPIC crée un climat propice à un développement ascendant et transparent, au lieu de laisser les pays s’enfermer dans un cycle de dépendance avec des prêts usuraires.

« Les investissements de l’OPIC améliorent les conditions de vie, sont un moteur de la croissance économique et créent des conditions favorables à la stabilité dans le monde », ajoute M. Washburne, qualifiant l’approche de l’OPIC d’« alternative solide » à la diplomatie du piège de la dette, l’expression employée pour désigner les cas où un pays créancier efface tout ou partie d’une dette d’un pays débiteur pour obtenir en contrepartie des gains stratégiques.