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Israël à 70 jours de l’élection


Alwihda Info | Par Abdel Ahmat - 2 Décembre 2008

A quelques semaines de l’élection d’un nouveau Premier ministre, les derniers sondages parus donnent une victoire de plus en plus en nette de la droite, laissant craindre un écroulement de la gauche classique au profit de l’influence renforcée des députés arabes grâce à l’unité de leur liste. Le point sur la campagne électorale.


Israël à 70 jours de l’élection
A quelques semaines de l’élection d’un nouveau Premier ministre, les derniers sondages parus donnent une victoire de plus en plus en nette de la droite, laissant craindre un écroulement de la gauche classique au profit de l’influence renforcée des députés arabes grâce à l’unité de leur liste. Le point sur la campagne électorale.
Septembre 2008 : Tsipi Livni est élue par les militants à la tête du parti Kadima. Avec elle c’était la « gauche » de la formation centriste qui l’emportait face à la ligne plus dure incarnée par Shaoul Mofaz.

Tout de suite après son élection, les premiers sondages donnaient Tsipi Livni et Benyamin Netanyahou (chef du Likoud, principale formation de droite) au coude à coude, voir même avec un léger avantage en faveur de T. Livni. Pour la première fois depuis des mois, la droite était donnée perdante.

Le phénomène fut de courte durée. Les sondages publiés entre temps ont tous montré une tendance inverse. Une enquête rendue publique le lundi 1er décembre montre même un écart qui se creuse en faveur de Benyamin Netanyahou. Ce dernier est crédité de 35 sièges, soit deux de plus que dans le précédent sondage et surtout 12 de plus que dans l’actuelle Knesset.

A l’inverse, la formation de Tsipi Livni devrait tomber à 26 députés contre 29 actuellement, soit deux de moins que dans le précédent sondage. Plusieurs autres éléments marquants ressortent de cette enquête d’opinion. Tout d’abord le parti travailliste, figure historique de la vie politique israélienne, est à deux doigts de l’hécatombe. Actuellement 2e en ordre d’importance au parlement avec 19 députés, il serait relégué à la 6e position avec seulement 8 sièges.

Plus surprenant, la liste arabe unie, avec 10 sièges, devrait même le devancer, ce qui n’était jamais arrivé. Avec un nombre identique de députés que la liste religieuse séfarade Shaas et le parti russophone Israël Beitenou (Israël notre maison), ces trois formations devraient se partager la 3e place.

Absurdité du système politique israélien qui prévoit une élection selon les règles de la proportionnelle intégrale, 11 partis devraient en tout être représentés dans la prochaine Knesset. Une configuration qui devrait rendre la tâche difficile au futur Premier ministre qui devra user de toute son influence pour réunir sous son autorité les 61 députés nécessaires à l’établissement d’une coalition.
Les partis de droite sont cependant crédités d’un total de 65 députés contre 55 aux formations de gauche.

Face à une situation aussi catastrophique pour la gauche, nombreuses sons les pressions qui sont exercées sur Ehoud Barak pour une fusion travailliste-Kadima. La démarche avait déjà été amorcée mais a été brisée par la démission du Premier ministre Ehoud Olmert, qui occupe le poste par intérim.
A présent, les conseillers du leader travailliste l'appellent à s'allier à Tsipi Livni après les primaires des 3 grands partis.

Une idée motivée par les prises de positions de plus en plus à gauche de la chef du parti centriste, obligée d’exister politiquement face à un Benjamin Netanyahou qui est resté depuis le début à droite. Il est vrai que la récente polémique qui a opposé Tsipi Livni au parti religieux Shaas a clairement positionné la ministre à gauche.

Lors d’une conférence donnée le 22 novembre, le rav Ovadia Yossef (leader spirituel du Shaas) avait déclaré que les enseignants laïques étaient des « ânes » ajoutant que les cours d'histoire laïques étaient « juste un ramassis d'absurdités venus des nations du monde ».
Réagissant à ces propos, Tsipi Livni avait déclaré qu’elle avait « entendu les propos de Shaas, ils veulent encore le portefeuille de l'Education ».
« Je sais à quoi cela ressemblera s'il tombe entre leurs mains et je dis non. Certains sont pourtant prêts à le faire » avait-elle ajouté en faisant référence aux rumeurs selon lesquelles le Likoud envisagerait de céder l'Education au Shaas.

Ce n’était pas la première fois qu’elle s’attaquait à ce parti, responsable de l’échec de ses efforts en vue de former un gouvernement en octobre dernier. A plusieurs reprises elle a en effet affirmé qu’elle ne « vendra pas Israël aux rabbins » et qu’Israël « n’était pas que le monopole des rabbins mais aussi une question d’identité et de nationalité ».

La constance à droite du chef du Likoud est peut-être ce qui séduit et rassure les électeurs quelque peu perdus face à une ligne politique pas toujours claire du parti Kadima et un parti travailliste rongé par la division.

Le contexte sécuritaire tendu, à la fois en Israël (tirs de roquettes, détention de G. Shalit, conflit Hamas/Fatah…) et dans le monde (bombe atomique iranienne, terrorisme en Inde…) joue également en faveur d’un Benyamin Netanyahou, dont ont répète en outre depuis quelques temps que « le contact est bien passé » entre lui et le nouveau président américain Barack Obama…

Un état des lieux qui doit cependant être considéré avec précaution puisque le scrutin n’est que dans 71 jours (10 février 2009) et que la politique israélienne est la reine des retournements de situation.

Source:
http://www.guysen.com/



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