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AFRIQUE

Justice au Congo : les avocats de Mokoko optent pour le sensationnel au détriment du droit


Alwihda Info | Par Bertrand Aristide Elenga - 3 Mai 2019 modifié le 3 Mai 2019 - 18:15

Le 02 mai dernier, les avocats de Jean Marie Michel Mokoko ont cru émouvoir le monde avec une fracassante déclaration sur Radio France Internationale (RFI) au sujet de ce qu’ils ont appelé « le durcissement des conditions de détention » du général congolais. Dans une espèce d’escroquerie politico-judiciaire, ils taisent la condamnation définitive de celui qui était leur client, préférant accuser les autorités congolaises de « violation des droits de l’opposant ».


Le général Mokoko devant la barre.
Le général Mokoko devant la barre.
Il est un constat que les observateurs avertis ne manquent pas de faire : chaque fois qu’il y a une bonne information au Congo ou sur le Congo, les lobbies occidentaux et leurs médias relais trouvent toujours un moyen pour saper les efforts des autorités, ébranler le moral du peuple congolais et pour tout dire salir l’image du Congo.

La sortie du bois des avocats de Mokoko participe à l’évidence de cette cabale qui fait visiblement d’un plan de diabolisation du Congo et de ses autorités. Personne n’ignore que le Congo vient de signer avec la Chine, un accord sur la restructuration de sa dette envers l’empire du milieu. Cette nouvelle est un baume aux négociations entre le Congo et le FMI. La conclusion d’un accord entre le Congo et cette institution financière internationale est vue d’un mauvais œil par les détracteurs du pouvoir de Brazzaville et les ennemis du Congo.

En effet, dans tous les pays du monde, les procès sont un moment de confrontation entre la thèse de l’accusation et l’antithèse de l’accusé. Les deux parties au procès ont pour obligation d’apporter, chacune en ce qui la concerne, la preuve de ses affirmations. Et, la justice congolaise a offert ce moment à Mokoko et ses avocats. Sauf qu’à ce moment-là, les avocats de Mokoko et leur client avaient, de façon incompréhensible, choisi de se retrancher dans le mutisme.

Paradoxalement, les avocats qui ont refusé de défendre leur client pendant le procès avaient décidé de se pourvoir en cassation quand Jean-Marie Michel Mokoko est condamné à 20 ans de prison ferme. Avant le verdict de la cour suprême, les avocats avaient toujours un rôle : défendre leur client, même si personne ne sait s’ils devaient prendre la parole devant la cour suprême. Du moins, ils devaient rencontrer leur client régulièrement.

Or, le verdict final est tombé et le général Mokoko est définitivement condamné. A partir de cet instant, le principe de droit voudrait que les avocats arrêtent leur service auprès du condamné. Ils n’ont plus le droit de parler en son nom. Et, tout condamné est soumis au régime pénitentiaire encadré par les lois et règlements applicables en la matière. Les visites obéissent de fait à une procédure précise qui est la même pour tous.

A la maison d’arrêt de Brazzaville, les visites médicales sont soumises au même rythme. Une source proche de la Maison d’arrêt affirme, par exemple, que chaque mois, les rapports médicaux du médecin chef de l’établissement pénitentiaire indiquent la situation des condamnés qui nécessite des soins, y compris des examens médicaux supplémentaires, même en dehors des prisons.

Face à cette réalité, la sensation qu’ont voulue créé les ‘’avocats militants’’ en parlant de « durcissement des conditions de détention du général de Mokoko » apparaît alors incompréhensible.

S’appuyant sur leurs médias relais, les hommes de droit ont refusé de s’inscrire dans l’optique du droit pour obéir à leur plan contre le Congo. L’un de ces haut-parleurs est le français Norbert Tricaud, qui n’a jamais prouvé que la condamnation de Mokoko avait un rapport avec sa participation à l’élection présidentielle de 2016. Pourtant, quand le tribunal démontrait que le général Mokoko avait participé à un complot visant à déstabiliser les institutions au Congo, lui, faute d’arguments contraires, s’était claquemuré dans le silence.