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INTERNATIONAL

L’ONU appelle à agir tôt pour éviter des conflits dans les pays fragiles


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 7 Janvier 2021

Le chef de l’ONU note que le déploiement d’opérations africaines d’imposition de la paix, autorisées par le Conseil de sécurité, est un autre domaine dans lequel le manque de financement durable continue d’entraver les efforts visant à régler les conflits.


Un ancien enfant soldat de 12 ans a retrouvé un oncle avec le soutien de l'UNICEF en RDC. Illustration ©️ UNICEF/Vincent Tremeau
Un ancien enfant soldat de 12 ans a retrouvé un oncle avec le soutien de l'UNICEF en RDC. Illustration ©️ UNICEF/Vincent Tremeau
Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a encouragé, mercredi, la communauté internationale à agir tôt, de manière préventive, dans les pays au contexte fragile, afin d’éviter des conflits, rapporte ONU Info. « Fragilité et conflits sont parmi les plus grands obstacles à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030 », a souligné M. Guterres, lors d’une réunion du Conseil de sécurité.
« Les conflits sont devenus plus complexes, alimentés par une plus grande régionalisation, la prolifération des groupes armés non étatiques et leurs liens avec des intérêts criminels et même terroristes. Ils durent plus longtemps et deviennent plus difficiles à résoudre », a-t-il ajouté.

Selon la Banque mondiale, une personne sur cinq au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, vit à proximité d'un conflit majeur. En conséquence, les besoins humanitaires se sont multipliés, atteignant les niveaux les plus élevés depuis la seconde guerre mondiale. D'ici à 2030, la Banque mondiale estime que les deux tiers des personnes extrêmement pauvres dans le monde vivront dans des pays fragiles ou touchés par des conflits et la pandémie du Covid-19 a exacerbé ces tendances.

Liens entre conflit et fragilité
Le chef de l’ONU a noté que les liens entre conflit et fragilité sont particulièrement visibles sur le continent africain. Dans la Corne de l'Afrique et au Sahel, la fragilité est exacerbée par des menaces transfrontières telles que le changement climatique, le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et la prolifération des groupes armés. « Dans la région des Grands Lacs et en Afrique centrale, l'autorité étatique limitée, la présence et les activités continues de groupes armés, les violations des droits de l'homme, l'exploitation illicite des ressources naturelles et le chômage continuent de conduire à l'instabilité », a-t-il ajouté.

Pour faire face à ces tendances, l’ONU travaille en étroite collaboration avec l’Union africaine (UA) et les communautés économiques régionales, a rappelé le SG de l’ONU. Selon lui, les cadres conjoints ONU-UA sur la paix et la sécurité et sur le développement durable sont des instruments clés pour prévenir et résoudre durablement les conflits en Afrique, ainsi que pour renforcer la résilience des États face aux menaces actuelles.
Le secrétaire général a rappelé que les mesures de prévention et de consolidation de la paix sont efficaces et permettent de sauver des vies et elles doivent être accompagnées d’un leadership, d’un engagement politique et d’un soutien financier au niveau national. A cet effet, il coprésidera le 26 janvier une conférence de reconstitution des ressources du Fonds pour la consolidation de la paix.