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ANALYSE

La RCA et ses Politico-Humanoïdes


Alwihda Info | Par Louis-Firmin KONGOUBE - 1 Décembre 2013


Louis-Firmin KONGOUBE
Louis-Firmin KONGOUBE
Nous sommes le 1er décembre 1958, vive la République avant l’indépendance de notre Pays. Bonne fête nationale, après tout.

En voilà Michel SOUPOU, si ce patronyme ne vous dit rien. A toutes et à tous, il est impérieux pour moi à titre perso de lui faire un clin d’œil sympathique ; pas un hommage du genre à la François Guéret ou Luc Dondon pour leur célébrité littéraire ou oratoire des deux dernières décennies.

Ce petit coucou à Mr Soupou, à propos de la situation gravissime que nous traversons chez nous, dont il ne ménageait d’effort de nous prévenir dès le déclenchement de la furie des enturbannées.

- Vive papa Bok et Grand K !

Pour les témoins de l’histoire et les déçus du 15 mars 2003, Bozizé porte une lourde responsabilité dans le chaos actuel. Devenu général cinq étoiles comme Grand K avec ses Libérateurs, cet homme a dirigé la Rca pendant dix ans à son image personnelle en plein avec ces conflits dissymétriques complexes [telles préfectures, telles rebellions, tels groupements armés]. Son autorité de chef de l’Etat ne se résumait qu’à Bangui et sa grande banlieue, point.

Faisant simplement ce constat, n’en déplaise à certains amis du pouvoir Sassara. Sous l’ère Bokassa ou Kolingba, ces vendeurs de thé, d’oignons, de friperies, clous et colas n’auraient eu aucune chance de tenir Am-Dafock pendant 48 heures chrono.

Militaire de carrière, depuis quand favorise t-on son agresseur en armes ?

Dans un courrier de Lévy Yakité à son ami Michel Djotodia le calife, il se le rappelle encore du bon vieux temps ou les mallettes remplies d’espèces sonnantes pas si envoûtantes, quittaient Bangui et Sassara-power sous de bonnes escortes pour Cotonou, afin d’entretenir la coalition déséquilibrée, financièrement. Ceci étant, qui a fabriqué Séléka ?

- La France, on est fatigué !

C’est ce qu’on pouvait lire sur les banderoles et autres torchons exhibés par les fieffés Boz-Knkistes avant que le glas ne sonne ce 24 mars dans les ruelles de la capitale.

Diantre, qui étaient à la manœuvre de ces apprentis et aigris aux-cailloux festoyant-manifs, jetés sur nos pistes rurales bombant le torse aux européens ? Où sont-ils maintenant, que sont-ils devenus ?

Ceux qui clamaient plus fort dans les giga phones leur fidélité absolue au grand maître des lieux, aussi audibles que visibles pour les malentendants et non voyants : « nous sommes arrivés (là) à la force de nos biceps, par les armes… que ce soit par des détonations ou urnes, nous y resterons ; c’est par le sang nous avions ce pouvoir, le régime Bozizé c’est mon régime. » C’est pas tombé dans les oreilles de sourds, mais leurs vœux furent exaucés un dimanche des rameaux par l’au-delà, n’est-ce pas pasteur Binguimalé organisateur de la mascarade électorale un an plus tôt ?

A tous les applaudisseurs, chauffeurs de salles et soldats romains des tropiques oubanguiens, pourquoi la fameuse bataille finale de Bangui n’a accouché que de good bye mangeoire ?

Que partie remise les gars, les combattants de Frocca encerclent déjà Bangui nous le disent-ils maintenant. A demain l’assaut.

- La classe politique centrafricaine, cette gangrène.

La chienlit, c’est qui ?

Cette putréfaction toujours à court d’idée, prête à manipuler l’opinion, d’autres veulent bien revenir chemin faisant avec Michau et dégueulent ainsi :’’On sert un pays, pas un homme. Je n’ai pas servi Bozizé mais la Rca’’’. Chapeau bas, et tout droit dans leurs bottes de godillots, des véritables salauds ces gars. L’ingratitude de ces gens envers la famille Bozizé est indescriptible, Sassara les a fait rois sans couronne.
Séance tenante avec les principaux acteurs de Génération Républicaine, toutes nos analyses et approches nous emmènent à déclarer à tous les barons de la vie publique centrafricaine depuis 1993, année de tous les changements : « merci pour votre loyauté, savoir-faire et gouverner, du service rendu à la nation. Patrie reconnaissante ». Allez vous-en, foutez nous la Paix, la vraie (Peace Now) !

Alain, Firmin, Mokthar, Constantin et Evelyne, nous refusons formellement de revoir la tronche de ces énergumènes surnommés humanoïdes en politique (oui ces êtres ont pris la forme humaine pour nous ramener à l’âge de la pierre taillée) avec la bande de la prébende.
Nous en avons assez de vos turpitudes et imbécillités flagrantes, nous ne sommes plus fiers d’être centrafricains à cause de vos gamineries dans la gestion de notre R.CA-Éternelle. Faites comme les distingués Mapouka, Agoundouquat, Wazoua, Abossolo, Guéret, Zagui (RIP)….. sans oublier le regretté Jonathan N’Kouet.

- Des voyous au sommet de l’Etat

Bigre, l’ambassadeur français aux nations-unies, trouve à ses yeux de diplomate, je cite : « "En Centrafrique, nous n'avons pas à faire à des groupes terroristes armés, nous avons en face de nous, disons-le, des petits voyous qui profitent de l'effondrement de l'État, qui pillent, tuent et violent mais ne se battent pas vraiment ‘’ »

Et le citoyen lambda administré par les démocratiquement élus ? de ses yeux de colibri, soupire : « Excellence, monsieur l’ambassadeur et illustres amis de la Centrafrique, mais ce n’est pas ce 24/03/13 que des voyous se sont accaparés de la vie des millions de nos compatriotes ! ».

Les gouvernements Mandaba, Koyambonou, Dologuélé, Ziguélé… Touadéra ont vu dans leurs rangs respectifs des voyous en costards de star ternir l’image de la fonction ministérielle.

Michel Gbézéra-Bria en son temps (1998) chef de gouvernement de son état, exaspéré par le comportement tonitruant de plusieurs de ses ministrons, lâchait avec les boules : ‘’ils n’arrêtent pas d’insulter cette haute fonction de la république, mon dieu.’’

Le gros appétit venant en ingurgitant tas de couleuvres, un des éléments du défunt régime se voit déjà Crésus.

Il nous invite urbi et orbi à le re-connaître dès maintenant comme seigneur et sauveur, celui-là même qui nous promettait sous Bozizé trois repas journaliers.

Le voilà locataire à vie du palais de la renaissance : « Incroyable mais vrai, le très probable candidat à l’élection présidentielle de 2015 M. Fidèl GOUANDJIKA rêve déjà d’une victoire alors que son pays est encore occupé par des mercenaires venus du Tchad et du Soudan voisins.

Auréolé de 10 ans d’expérience ministérielle sous le magistère du régime déchu de François Bozizé, GOUANDJIKA et son nouveau slogan I YÈKÈ MOU NDO KOUÉ est sûre de gagner l’élection présidentielle avec 57% AU PREMIER TOUR. »

- R.CA de la Génération-Républicaine, l’Amour sera ta Croyance

De toutes les religions monothéistes installées par la force des choses de la vie en Centrafrique, pas une seule a des racines oubanguiennes, Cémaciennes ou Négro-africaines ; hormis nos amis Kimbanguistes. Sinon, laquelle ?

Nous ne pouvons plus faire cent pas dans le pays sans heurter la sensibilité des adeptes des églises, mosquées, temples, maisons de dieu.

Mais de quel Dieu prions-nous en R.CA ? Avec cette pléthore de pasteurs, évangélistes, prophètes, imams, guides, bergers, muftis, sacrificateurs ou apôtres ; qui parle directement au bon dieu, qui a son phone ou courriel personnel, et de quoi s’entretiennent-ils ?

A la Génération Républicaine, Dieu est synonyme de AMOUR.

Dieu, qui lui a déjà retiré les lacets de ses sandales ? Nos chers amis et compatriotes centrafricains, Dieu voit en nous tout d’abord notre cœur, notre attitude envers les autres. Pas besoin de fréquenter les séminaires ou d’autres institutions religieuses pour le savoir.

Dès à présent, semons l’Amour et non la haine, ni la revanche. Le principal rôle du politique, c’est de résoudre les problèmes de la population. Il est donc impératif que les politiques de la nouvelle génération s’occupent davantage des centrafricains, de cultiver une attitude altruiste. Cette attitude ne sera pas seulement bénéfique pour les administrés, elle le sera en premier lieu aux gouvernants et représentants de l’autorité de l’Etat.

Plus les gouvernants s’impliqueront dans le bonheur de nos compatriotes pour leur bien être, plus ils construiront les leurs en même temps.
Aux décideurs du sort des Centrafricains de demain, ne pensez jamais à cela quand vous donneriez. N’attendez rien de retour, après tout, il est de votre devoir patriotique, ne considérez que le bien d’autrui.

La population fuit les zones de combats en Centrafrique. Crédit photo : Sources
La population fuit les zones de combats en Centrafrique. Crédit photo : Sources
- Et les amis français

En regardant par la fenêtre de là où j’ai élu domicile depuis septembre 2010, je n’ai point vu l’auguste monsieur le Temps passé. Mine de rien, j’entame mon cinquième quinquennat au pays de Hollande voisin du Nederland. Pas une seule fois, j’ai aperçu des véhicules de MSF, ONU, ACF, OMS, UE, USA, UA ou autres congrégations célestes s’occuper du peuple.

Les pouvoirs publics tournent à plein régime, en temps de paix ou catastrophes naturelles, canicules, accidents d’avions, de trains, orages ou inondations.

Chers amis de l’hexagone et les partenaires au développement de la République Centrafricaine, un autre point important à vous rappeler ; quand vous nous aidez, ne vous contentez pas seulement de résoudre nos problèmes immédiats en nous offrant ce don nous est utile : argent, armes, denrées alimentaires, produits de première nécessité, médicaments… écarter prochainement et probablement cette horde de mercenaires étrangers du pays ou en les neutralisant.

S’il vous plaît, donnez-nous énergiquement les meilleurs moyens (et, dans les toutes formations possibles) de résoudre nos problèmes nous même comme des hommes capables d’assumer pleinement nos responsabilités.

En l’avenir de notre R.CA-Éternelle, solidaire et fraternelle, nous croyons, le génie centrafricain existe. Nous sommes déterminés dans le cheminement qui mène vers les créneaux porteurs de l’espérance et le rêve Africain.

Centrafricainement Votre Louis-Firmin KONGOUBE, avec la Génération Républicaine pour la RCA.