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RELIGIONS

La sodomie : une pratique à éviter le maximum possible


Alwihda Info | Par Kamal Znidar - 7 Décembre 2018

La sodomie est la pratique du coït anal. Elle est un rapport sexuel qui consiste à faire pénétrer l'anus de la partenaire avec le pénis.


La sodomie : une pratique à éviter le maximum possible
Cette pratique, ce sont souvent les hommes qui la demandent. Rares sont les femmes qui la sollicitent. Elle fait fantasmer une très grande partie des hommes. Et les femmes, généralement, elle les fait peur "très peur même".

La sodomie donc, si elle est une source de jouissance pour de nombreux hommes, pour de nombreuses femmes elle est une source de souffrance. Pour ces femmes, cette pratique est un calvaire charnel, une expérience traumatisante, un moment qui rend leur vie sexuelle infernale au lieu d'être joviale.

Cette souffrance, ça se comprend. L'anus, contrairement au vagin, ne se lubrifie pas naturellement. Le pénétrer sans lubrification est vécu par la femme comme une expérience douloureuse. Et ça peut même donner naissance à des microcoupures et des fissures anales.

Pour ces raisons là, pour ne pas faire du mal aux femmes, Muhammad (que la bénédiction et le salut d'Allah soient sur lui) a prohibé la sodomie à ses compagnons (que Dieu les agrée). Car à l'époque, elle se pratiquait à sec. C'est-à-dire sans lubrification. Et ceci faisait souffrir les femmes et les rendait tristes dans leur vie sexuelle.

Cette situation, ce calvaire charnel vécu par la gent féminine, l'Islam ne l'accepte pas. Cette religion refuse que le bonheur des hommes soit bâti sur le malheur des femmes. Dieu, le Tout Puissant, dit dans Son Saint-Livre : "Et comportez-vous convenablement envers elles".

Aujourd'hui, certainement on n'est plus au 7ème siècle. C'est-à-dire, grâce aux produits lubrifiants, la sodomie peut se pratiquer sans faire du mal à la femme. Mais cette absence du mal n'est pas tout le temps synonyme de la présence du plaisir. Autrement dit, l'absence de la douleur ne veut pas systématiquement dire qu'aux femmes, cette pratique est une source de jouissance.

Aujourd'hui, les femmes qui acceptent la sodomie sont nombreuses. Mais les femmes qui déclarent avoir du plaisir pendant cet acte sont plus rares. On n'a pas de statistiques ou d'études très poussées dans ce sens. Mais d'après ce qu'on peut entendre ou lire par-ci ou par-là, la majorité écrasante de celles qui se permettent la sodomie, ne ressentent aucun plaisir et se la permettent juste pour faire plaisir à l'autre ou pour ne pas créer des tensions dans le couple voire pour ne pas paraître coincées et pas pour se faire plaisir.

Ceci fait passer l'homme qui se permet la sodomie avec ces femmes pour un homme égoïste. Et l'égoïsme est une qualité qui va à l'opposée des enseignements de l'Islam. Donc tout ce qui va faire plaisir à l'homme et pas à la femme est à bannir et éviter le maximum possible.

Dans la pratique sexuelle, le musulman ne doit pas seulement penser à son propre plaisir et doit aussi "et je peux même dire surtout" penser au plaisir de sa partenaire. Lui imposer une pratique qui va à l'encontre de son désir est tout sauf islamique. Nulle contrainte en religion... nulle contrainte en acte sexuel.

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Kamal Znidar
Écrivain marocain. Auteur des deux livres "Islam : meilleure religion au monde" (2014) et "Islamisme, terrorisme et autoritarisme... des liens réels ou fictifs" (2017)



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