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AFRIQUE

Le Tchad se classe 48e sur 52 dans l'Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique 2013

Depuis 2000, le Tchad a progressé le plus dans la catégorie Développement humain


Alwihda Info | Par - 14 Octobre 2013



Le Tchad se classe 48e sur 52 dans l'Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique 2013

D’après l'Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2013 publié le 14 octobre 2013, le Tchad se classe 48e sur 52 pays.

Le Tchad se classe parmi les six pays qui sont restés au bas du classement de l'IIAG depuis 2000, avec le Zimbabwe, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo et la Somalie.

L'IIAG 2013 évalue la performance de chaque pays dans quatre catégories de gouvernance : Sécurité et souveraineté du droit, Participation et droits de l’homme, Développement économique durable et Développement humain.

Depuis 2000, le Tchad enregistre sa plus forte progression dans la catégorie Développement humain, qui évalue notamment le degré de protection sociale, l'enseignement et la santé.

L'IIAG 2013 montre que 94 % de la population du continent - y compris les Tchadiens - vivent désormais dans un pays où le niveau global de gouvernance s'est amélioré depuis 2000.

Les 6 % restants vivent dans un pays où  le niveau global de gouvernance s'est détérioré depuis 2000 : Madagascar, l'Érythrée, la Guinée-Bissau, la Somalie, la Libye et le Mali.

Malgré plusieurs améliorations depuis 2000, le score du Tchad en termes de gouvernance reste néanmoins inférieur à  la moyenne continentale ainsi qu’à la moyenne régionale de l’Afrique centrale.

 Résultats du Tchad dans l’IIAG 2013 

·         Le Tchad occupe la 48e place (sur 52) au classement général

·         Le Tchad enregistre un score de 33,0 (sur 100), plus faible que la moyenne africaine (51,6)

·         Son score s'est amélioré de 1,2 point par rapport à 2000

·         Le Tchad se classe 5e sur les sept pays d'Afrique centrale

·         Le Tchad enregistre un score plus faible que la moyenne régionale de l’Afrique centrale (40,1)

·         Le Tchad obtient son meilleur classement dans deux catégories : Sécurité et souveraineté du Droit et Participation et droits de l’homme (48e sur 52)

·         Le Tchad obtient son plus mauvais classement dans la catégorie Développement humain (51e sur 52)

·         Le Tchad obtient son meilleur classement dans la sous-catégorie Droits (38e sur 52) et son plus mauvais classement dans la sous-catégorie Santé (51e sur 52)


Résultats  de la région Afrique centrale dans l’IIAG 2013

·         L’Afrique centrale se classe 5e des cinq régions en termes de gouvernance globale, comme chaque année depuis 2000

·         Un seul des sept pays d’Afrique centrale enregistre un score supérieur à la moyenne continentale (51,6)

·         Aucun des pays de la région ne figure parmi les dix premiers du continent, tandis que cinq d’entre eux figurent dans les dix derniers

·         Le score global de la région a augmenté de + 5,8 points depuis 2000, ce qui correspond à la plus forte hausse en matière de gouvernance globale.  Chacune des quatre catégories a progressé depuis 2000 : Sécurité et souveraineté du droit (+ 0,7), Participation et droits de l’homme (+ 4,6), Développement économique durable (+ 9,2) et Développement humain (+ 8,8). L’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest sont les seules régions à avoir progressé dans chacune des quatre catégories depuis 2000

·         L’Afrique centrale a obtenu son score le plus élevé en 2011 depuis 2000. Elle a enregistré trois périodes de baisse en 13 ans : 2002-2003, 2008-2009 et 2011-2012

·         L’éventail des résultats entre le pays le moins performant et le pays le plus performant de la région atteint 21,5 points

Résultats globales

Le 7eme  Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG), publié aujourd’hui, confirme la progression générale du niveau global de gouvernance à l’échelle du continent. De fait, les pays dont la qualité de la gouvernance s’est améliorée depuis 2000 représentent aujourd’hui 94 % de la population du continent.

Depuis 2000, les améliorations les plus significatives observées à l’échelle continentale se situent dans les catégories   Développement humain et Développement économique durable ainsi que, dans une moindre mesure, dans la catégorie Participation et droits de l’homme. En revanche, la catégorie Sécurité et souveraineté et de droit décline de manière préoccupante d’année en année depuis 2010.

Au-delà de cette tendance générale positive, L'IIAG 2013 fait apparaitre un élargissement de l’éventail des résultats  de gouvernance, voire des évolutions divergentes, entre pays d’abord, mais également entre les différentes catégories qui composent l’Indice, et en leur sein même.

Pour Mo Ibrahim, président de la Fondation Mo Ibrahim, « Ni l’afro-pessimisme ni l’afro-optimisme ne rendent justice à l’Afrique d’aujourd’hui. Il est temps de faire place à l’afro-réalisme et de faire preuve de lucidité sur notre continent. Certes, il convient de saluer le chemin parcouru. Mais il importe aussi de se montrer pragmatique face aux défis auxquels notre continent se trouve confronté. »

Des résultats divergents dans la catégorie Sécurité et souveraineté du droit

Au sein même de la catégorie Sécurité et souveraineté du droit, les sous-catégories qui la composent présentent des tendances divergentes.

Ainsi, si la sous-catégorie Sécurité nationale continue de progresser – l’indicateur Tensions frontalières présentant l’amélioration la plus significative – la sous-catégorie Sécurité individuelle affiche un déclin préoccupant. Quatre sur cinq des indicateurs qui la composent figurent ainsi parmi les dix indicateurs de l’Indice ayant enregistré la plus forte détérioration. La sous-catégorie Sécurité individuelle enregistre pour sa part la plus lourde dégradation depuis 2000 de toutes les sous-catégories de l’Indice.

De même, si les résultats de la sous-catégorie Redevabilité se sont légèrement améliorés depuis 2000, notamment pour l’indicateur Corruption et bureaucratie, la sous-catégorieSouveraineté du droit se dégrade.

« Sur un continent où les deux tiers de la population ont actuellement moins de 25 ans, ces tendances divergentes au sein de la catégorie Sécurité et souveraineté et de droit sont préoccupantes. Il peut s’agir d’un signal d’alarme, qui verrait l’apaisement des conflits régionaux enregistré en ce début de siècle progressivement remplacé par la montée de l’agitation sociale domestique» relève Hadeel Ibrahim, directrice exécutive fondatrice de la Fondation Mo Ibrahim.

Les scores de l’IIAG révèlent un paysage complexe

L’IIAG 2013 illustre la complexité croissante de la situation sur le continent africain. Le principal défi consiste en effet à garantir la soutenabilité des progrès enregistrés. Plus que jamais, une affectation équitable des ressources doit être une priorité politique et stratégique. Pour progresser durablement, un engagement constant et partagé en faveur de chacune des quatre catégories de l’IIAG (Sécurité et souveraineté et de droit, Participation et droits de l’hommeDéveloppement économique durable et Développement humain)est essentiel.

De fait, le niveau moyen de gouvernance sur le continent, soit 51,6, masque un écart croissant entre les pays : Maurice arrive ainsi en tête avec un score de 82,9, tandis que la Somalie, en queue de peloton, affiche un score de 8,0.

Entre 2000 et 2012, l’écart s’est creusé entre pays les plus performants et pays affichant les résultats les plus faibles, tant en termes de niveau global de gouvernance qu’au niveau des différentes catégories. Cela est particulièrement manifeste dans la catégorie Développement économique durable.

Pour Salim Ahmed Salim, président du Comité du Prix Ibrahim, « L’écart qui s’accroit  entre les résultats de gouvernance, notamment au sein de certaines sous-régions, souligne l’enjeu du renforcement de la cohésion et de la solidarité au sein même de notre continent. C’est une condition cruciale de son unité. »

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Tendances spécifiques

Succès

Le Libéria, l'Angola, la Sierra Leone, le Rwanda et le Burundi, pays sortant tous d'une longue crise, tiennent le haut de l'affiche des pays obtenant les meilleurs résultats depuis 2000. Deux de ces pays en particulier, l’Angola et le Rwanda, ont nettement amélioré, année après année, leurs résultats de gouvernance, affichant leurs scores les plus bas en 2000 pour atteindre leurs meilleures performances en 2012. Le Rwanda se retrouve à la 15e place et l’Angola à la 39e place (sur 52 pays) pour le niveau global de gouvernance.

Tendances nationales

Le classement des dix pays les plus performants est resté relativement stable au fil des ans. Huit pays ont réussi à s’y maintenir depuis 2000 : Maurice, le Botswana, le Cap-Vert, l’Afrique du Sud, les Seychelles, la Namibie, la Tunisie et le Ghana. Le classement des dix pays les moins performants a, lui, enregistré davantage d’allées et venues depuis 2000. Six pays sont en effet restés dans ce groupe de 2000 à 2012 : le Zimbabwe, la Guinée équatoriale, le Tchad, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo et la Somalie. Depuis 2000, sept autres pays, dont quatre en situation de post-conflit (l’Angola, le Burundi, le Libéria et la Sierra Leone) ont réussi à quitter le peloton de queue.

Tendances par sous-catégorie

Onze des 14 sous-catégories de l’IIAG affichent une amélioration depuis 2000 : Redevabilité, Sécurité nationale, Participation, Parité, Gestion publique, Environnement des entreprises, Infrastructures, Secteur agricole, Protection sociale, Enseignement et Santé. En revanche, un recul majeur a été observé pour les sous-catégories Souveraineté du droit, Sécurité individuelle et Droits.                                                                                                      

Tendances par indicateur

Sur les 94 indicateurs que comprend l’IIAG, les dix indicateurs ayant le plus fortement progressé depuis 2000 sont les suivants : Traitement par antirétroviraux, Ratio du service de la dette extérieure sur les exportations, Couverture numérique, Conventions internationales fondamentales relatives aux droits de l’homme, Tensions frontalières, Législation contre les violences faites aux femmes, Vaccination (rougeole et DCT), Représentation des femmes au Parlement, Achèvement du cycle de l’école primaire et Mortalité infantile.

Les dix indicateurs affichant les dégradations les plus importantes sont les suivants : Droits de l’homme, Liberté d’expression, Criminalité violente, Troubles sociaux, Traite des personnes, Conflit armé intérieur, Transferts de pouvoirs, Solidité des banques, Sécurité individuelle et Droits des travailleurs.




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