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Le chaos africain : relance économique occidentale


Alwihda Info | Par Abdel Ahmat - 2 Décembre 2008 modifié le 2 Décembre 2008 - 07:43

De ces bonnes vielles recettes qui semblent être exhumées au détriment de l’Afrique et au bénéfice des Occidentaux, s’édifie le recours à l’aggravation des dépenses publiques au nom de sauvetage général de l’économie et de la sécurité dans son versant ayant conduit à la guerre irakienne pour la sécurisation des Usa.


Le chaos africain : relance économique occidentale
d’innombrables théories d’organisations et gestions des hommes, aux rutilances peu ou prou efficace.
Le succès de certaines d’entres elles ont conduit à l’hétéronomie des acteurs africains et plus généralement la société internationale a y recourir en situation de crise nouvelle difficile, tel le recours aux bonnes vielles recettes de grand -mère en sauvetage d’errements du modernisme.

De ces bonnes vielles recettes qui semblent être exhumées au détriment de l’Afrique et au bénéfice des Occidentaux, s’édifie le recours à l’aggravation des dépenses publiques au nom de sauvetage général de l’économie et de la sécurité dans son versant ayant conduit à la guerre irakienne pour la sécurisation des Usa.

A nous remémorez et loin de tout anachronisme, l’action du président des Usa Franklin D. Roosevelt, qui en novembre 1932 pour faire face à la crise financière et économique des années 1929, se lança dans une politique dit du New Deal pour la relance économique par l’aggravation des dépenses publiques.

Cette méthode retrouve le vent en poupe, par les interventions tous azimuts auxquelles se lancent les sociétés "Occidentales" internationales (Alors qu’en difficultés économiques et financières, elles annoncent des mesures d’assistances pharaoniques : Plan Paulson de 700 milliards de dollars aux Usa, Fonds souverain en France, Prêts sans condition du FMI etc…, à s’interroger sur la provenance des sommes alloués…) et par maléfique préparation à grand renfort de médiatisation, elle excipe en exhibition le sort qui est réservé au continent africain.

L’Afrique serait apparemment le salut économique de certaines manœuvres internationales aux relents nauséabond, préparant en profond le déchirement de ces terres et la justification d’intervention salutaire aux bénéfices d’économies Occidentales.

Au nom de la sécurité à l’image de l’Irak, fort profitable aux entreprises américaines qui y renflouent merveilleusement leur caisses dans la reconstruction, sécurité du pays ; et de l’humanité empreinte d’humanisme qui sous couvert d’invasion africaine de l’occident et autres effets pervers du misérabilisme (en raison des liens ancestraux) aux portes de l’Occident, justifient admirablement une certaine spoliation d’autochtones occidentaux et une invitation à l’effort supplémentaire (travailler plus.

De toutes ces machinations et manigances, la Somalie paraît être le pied d’ancrage africain de l’excellence salut Occidental.

Ce pays à la chute du dernier régime dictatorial en 1991 (de Siad Barre) qui maintenait son unité nationale, est depuis lors sous administration d’un gouvernement hétéroclite ayant l’onction onusienne, détenant autorité (surtout sur capitale Mogadiscio) sur une partie du pays fractionné depuis 1992 en régions autonomes, est objet de menace de renversement par des forces islamiques (présenté internationalement comme le mal et dont l’Irak en a fais les frais) et se maintien grâce au soutien militaire depuis fin 2006 des forces armées de l’Ethiopie (grande puissance militaire de la Corne de l’Afrique avec des milliers d’hommes de terrain, sur le sol Somalien) et la présence symbolique d’une force africaine de 2600/8000 prévu.

De l’absence de l’effectivité du pouvoir central de Mogadiscio sur l’étendu du pays, malgré le soutien onusien…, s’est développé à grande échelle un phénomène de piraterie aux larges des cotes du pays dans le golfe d’Aden, voie maritime fort prisée pour le transport international.

Ce qui conduit l’ordre international sous la houlette européenne d’annoncer pour le 8 décembre 2008 une action de défense maritime internationale, après le matraquage explicatif et justificatif relayé magnifiquement par ses attributs médiatiques.

En outre le principal garant de l’ancrage étatique et administratif dans ce pays qu’est l’Ethiopie a annoncé non pas son intention, mais son départ de ce pays pour la fin de l’année 2008, en raison de division du gouvernement.
Le conseil de sécurité de l'ONU, a à son tour conditionné l’intervention de forces onusiennes à la réconciliation politique et sécuritaire. Euhm !!!!!Hum hum !!!!

De tout ceci, une simpliste acception dénote l’instrumentalisation de ce pays et la gravité du sort qui pendrait sur le continent africain à l’accent de sauvetage des économies occidentales et ce en ce que :

1- L’entretien coûteux (soldes en activité, rotation de ravitaillement, maintient d’activité hors des bases) d’une force militaire naval au large des côtes africaines, auraient très certainement pu conduire à nuire en interne à la piraterie et doper l’ancrage de démocratisation.

2- Le départ des forces éthiopiennes ouvrent au mieux la voie aux islamistes détenant déjà sous leur autorité une bonne partie territoriale, alors qu’internationalement présentés comme le mal.

3- De toute évidence, la prise du pouvoir des islamistes procurera à l’action internationale les raisons d’une intervention massive, intervention qui en profond se portera bien au-delà de la Somalie.

4- En effet le contexte guerrier à pour corollaire de soutenir l’industrie de l’armement et dans ce sens les contrôles des productions sont moins efficaces en raison des consommations sur le terrain, ce qui insidieusement pourrait être le moyen d’armer d’autres belligérants africains via un transit en Somalie (la France en la matière est soupçonné d’avoir lors des rotations d’exfiltrations de ses ressortissants au cours de la crise de février 2008 au Tchad, profité du transit gabonais pour alimenter en armes et combattants un des camps en conflit) et ainsi renforcer le déchirement de ce continent, maintenant par la même le devoir humanitaire d’intervention. Euhm, euhm euhm...

5- Devoir qui en soit sera profitable aux économies occidentales, qui pourront agréablement recaser entre autres, les emplois directs et indirects menacés des industries de l’automobile (chef de file), secteur d'activité de référence en emploi et pulsatrice de croissance.

A l’évidence le pragmatisme de l’action infâme s’analyserait par la pourriture d’une situation, en guise coup de poker…

Il est de ces bonnes recettes le recours aux forces misérables pour l’avancée du modernisme, quel qu’en soit le prix.

http://www.visionafricaine.fr.gd/01-s-12-s-08.htm

Source:
http://dabio.net/