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TCHAD

Le général Mahamat Nouri libéré après 9 mois de détention en France


Alwihda Info | Par - 28 Mars 2020



Le général Mahamat Nouri. © DR
Le général Mahamat Nouri. © DR
Le chef rebelle tchadien, le général Mahamat Nouri, a été finalement libéré vendredi soir par la justice française, selon des sources concordantes. Il a été interpellé en juin 2019 sur des soupçons de crimes contre l'humanité commis au Tchad et au Soudan entre 2005 et 2010.

Les circonstances de sa libération n’ont pas encore été précisées.

Trois opposants tchadiens avaient été arrêtés en juin de 2019 dans le Val-de-Marne, en Mayenne et en Indre-et-Loire puis placés en garde à vue par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH), selon le parquet de Paris.

Le général Mahamat Nouri, l'un des plus influents chefs rebelles tchadiens opposé au régime d'Idriss Déby Itno, figurait parmi ces personnes.

L’interpellation du général Mahamat Nouri a suscité un tollé dans le milieu de l’opposition tchadienne en exil, accusant Paris de traquer les principaux opposants hostiles au régime de président Idriss Deby Itno au pouvoir depuis 30 ans, pour pérenniser le pouvoir de leur allié inconditionnel dans la sous-région.

Considéré comme l'un des plus influents chefs rebelles tchadiens opposés au régime d'Idriss Déby Itno, le général Nouri est le président fondateur de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD). Il avait pris la tête d'autres rébellions au sein de l'Alliance nationale (AN) qui avait mené en février 2008 une offensive sur N'Djamena et avait été tout près de renverser le régime du président Déby, retranché dans son palais.

Les rebelles avaient été finalement repoussés par les militaires tchadiens après de violents combats. Paris avait à l'époque apporté un soutien décisif à l'armée, tout en démentant toute participation directe aux combats. Des divergences au sein des rebelles ont été une des causes de l'échec de l'offensive, la plus importante contre le régime du président Déby depuis 1990.

L'Est du Tchad et la région voisine soudanaise du Darfour nord étaient à l'époque des faits le théâtre de violences intercommunautaires et d'attaques de milices.
Djimet Wiche Wahili
Journaliste, directeur de publication. Tél : +(235) 66304389 E-mail : djimetwiche@gmail.com En savoir plus sur cet auteur



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