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Le temps est venu pour les sociétés américaines de récolter de super dividendes par des investissements qui stimulent la croissance en Angola (Par Sergio Pugliese, Président pour l’Angola à la Chambre africaine de l’énergie et Verner Ayukegba, princi


- 3 Octobre 2019 modifié le 1 Janvier 1970


African Energy Chamber

Par Sergio Pugliese, Président pour l’Angola à la Chambre africaine de l’énergie et Verner Ayukegba, principal Vice-président de la Chambre africaine de l’énergie

Le 16 octobre, la Chambre de commerce américano-angolaise, en partenariat avec l'ambassade d'Angola aux États-Unis et la représentation de l'Angola au sein du groupe de la Banque mondiale, accueillera le premier Forum économique angolais (AEF), juste avant le Congrès annuel de la Banque mondiale et du FMI. La Chambre africaine de l’énergie (https://EnergyChamber.org/) soutient cet événement et encourage les investisseurs basés aux États-Unis à jeter un nouveau regard sur l’Angola à la lumière des récentes améliorations apportées à son environnement opérationnel.

Le calendrier et le thème de l’événement, « Libérer les opportunités de croissance de l’Angola », ne pourraient pas être plus appropriés. Après presque deux ans de profondes réformes institutionnelles, juridiques et fiscales, le paysage des affaires angolais est presque difficile à reconnaître pour quiconque s’est familiarisé avec l'environnement des affaires dans le pays au cours de la dernière décennie. Le gouvernement du président João Lourenço a tenu sa promesse de refondre le système financier du pays, de déconstruire les structures étatiques et administratives qui s’étaient érodées de façon chronique, et surtout de réorganiser l’épine dorsale économique du pays, son industrie pétrolière et gazière.

Dès le début de son accession au pouvoir, le président João Lourenço a cherché à apporter des modifications à des institutions clés telles que la compagnie nationale Sonangol et le ministère du Pétrole, en privilégiant les professionnels expérimentés et qualifiés aux nominations politiques, comme cela a souvent été le cas par le passé.

Parallèlement, le gouvernement a pris la décision historique de retirer à Sonangol son rôle de régulateur, mettant ainsi fin à des décennies de conflits d'intérêts qui ont étouffé la prise de décision et les investissements dans les secteurs clés du pétrole et du gaz. Sonangol n’est plus responsable de l’octroi de licences d’exploration et de production pétrolières à des entreprises avec lesquelles elle est techniquement en compétition. C’est désormais la responsabilité de la toute nouvelle Agence nationale du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG), une institution indépendante qui gère depuis 2018 les procédures d’octroi de licences de pétrole et de gaz du pays.

L’ANPG est guidé par le nouveau cadre régissant le pétrole et le gaz mis en place au cours des deux dernières années. Un nouveau cadre juridique spécifique au gaz naturel, le premier dans l’histoire du pays, a également été élaboré pour clarifier et donner aux titulaires de permis le droit d'explorer ces ressources pour leur propre bénéfice et celui du pays. Un nouveau cadre fiscal a aussi été élaboré et mis en œuvre pour rendre l'industrie plus compétitive et attrayante pour les investisseurs étrangers et, plus précisément, un plan directeur détaillé a été élaboré pour le vaste réseau de champs marginaux du pays, avec lequel le gouvernement espère remédier à la baisse des taux de production en attendant un investissement renouvelé dans l'exploration pour porter ses fruits.

Le secteur de l’énergie est au premier plan de l’agenda de Lourenço. Le ministre Dimantino Azevedo a accordé la priorité à l’écoute des préoccupations de l’industrie afin de pouvoir y répondre et à la création d’un environnement propice à la réalisation du programme de Lourenço. Les opportunités d'investissement vont de l'exploration dans de nouveaux blocs proposés en amont aux projets d'expansion de la capacité nationale de raffinage et au secteur de la distribution en aval. Des plans ont été élaborés pour accroître la production de GNL dans le pays et des travaux de grande envergure visant à créer de nouvelles capacités de raffinage sont en cours afin de libérer le pays de sa dépendance à l’égard des importations de combustibles et de permettre à l’Angola de devenir le centre de raffinage de la sous-région. Un plan visant à monétiser les réserves de gaz naturel de l’Angola et à les utiliser pour la production d’énergie et le développement industriel a également été mis au point. Au-delà des formalités administratives, les institutions de réglementation ont été affinées, rendues plus efficaces et axées sur des objectifs précis, tandis que les procédures d’octroi de licences ont été rationalisées et sont désormais beaucoup plus faciles et rapides à naviguer. La bonne gouvernance et l'efficacité conduisent au développement d'un environnement commercial favorable. C’est un nettoyage de maison qui se faisait attendre depuis longtemps et qui est bienvenu. Le moment est donc venu de s’adresser aux investisseurs et aux partenaires et d’ouvrir les portes à de nouvelles relations mutuellement bénéfiques.

Peut-être aucune action ne parle plus fort dans ce sens que l’appel d’offre pour les champs marginaux que l'Agence du pétrole et le ministère des Ressources minérales et du Pétrole lancent le 3 octobre 2019. 10 champs seront proposés en 2019, le bloc 10 du bassin de Benguela et les blocs 11, 12, 13, 27, 28, 29, 41, 42 et 43 dans le bassin de Namibe. La tournée de presentation en cours organisée par l’ANPG, avec des escales à Houston, Dubaï et Londres, a attiré une foule de visiteurs, ce qui montre l’intérêt que le secteur pétrolier et gazier angolais continue de susciter auprès des investisseurs.

Les incitations fiscales et contractuelles inscrites dans les nouveaux cadres fiscaux et juridiques régissant ces domaines ont transformé les perspectives auparavant non économiques en opportunités extrêmement séduisantes pour des acteurs compétents du secteur pétrolier et gazier. Il s'agit d'un moment historique, car le dernier appel d'offres public concernant des licences pétrolières en Angola avait été lancé en 2011. L'ANPG prévoit de lancer un nouvel appel d'offres chaque année d'ici à 2025. Cinquante licences ont été réservées à ces appels d’offre au cours de cette période, avec des réserves estimées dans les milliards de barrils.

L'annonce officielle de l'appel d'offres a été faite au début du mois de septembre 2019, à Luanda. Sans surprise, la deuxième étape de la carte des tournées de présentation préparée par le ministère a eu lieu à Houston (Texas) le 10 septembre. Ce n’est un secret pour personne que le gouvernement angolais a entretenu une relation qui dure depuis plusieurs décennies avec nombre des principaux acteurs pétroliers américains. Aujourd'hui, Chevron, ExxonMobil, Baker Hughes ou Halliburton sont des noms dominants sur le marché, aux côtés de quelques-uns de leurs homologues européens.

Les sociétés pétrolières en particulier, décrites par NJ Ayuk dans « Des milliards en jeu: L'avenir de l'énergie et des affaires en Afrique », actuellement disponible à la commande sur Amazon, étaient un partenaire fondamental du gouvernement angolais pour la durabilité et le développement de l’industrie qui a du subir une guerre civile et de nombreuses crises différentes.

Maintenant, l’Angola offre à nouveau aux joueurs américains talentueux de toutes tailles la possibilité de participer à des partenariats mutuellement bénéfiques qui contribueront au développement sain et durable de ce gisement de pétrole de classe mondiale.

Après une tournée de présentation réussie à Houston, les investisseurs ont maintenant la possibilité de mieux comprendre les principales opportunités disponibles sur le marché angolais en participant au Forum économique angolais. Ce sera le premier d'une série d'événements annuels conçus pour présenter les opportunités économiques disponibles sur le marché angolais et pour créer des ponts avec des partenaires compétents. Le forum d’une journée portera sur les perspectives économiques de l’Angola, ses systèmes financiers et, en particulier, sur les efforts de réforme mis en œuvre récemment et sur les possibilités d’investissements en capitaux privés disponibles aujourd’hui.

Le moment n’a jamais été aussi propice pour comprendre ce marché, plein de potentiel de croissance, à un moment où les opportunités reposent sur les principes de transparence, de rentabilité et de partenariat à long terme. Le jeu pétrolier le plus excitant d’Afrique est peut-être au seuil d’une nouvelle ère et les joueurs américains devraient garder les yeux et les oreilles ouverts pour ne pas rater le match.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Source : https://www.africa-newsroom.com/press/the-time-has...