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AFRIQUE

Lutte contre le Vih/Sida en Afrique de l’ouest : Une réponse harmonisée du programme Feve dans 9 pays d’intervention


Alwihda Info | Par Narcisse Yao - 11 Décembre 2017 modifié le 11 Décembre 2017 - 11:02

En marge de la Conférence internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (Icasa), qui se tient du 4 au 9 décembre 2017 à Abidjan, le président de ladite organisation, Daouda Diouf a présenté les atouts de ce programme.


Permettre aux populations vulnérables au Vih/Sida et à la santé sexuelle et reproductive d'avoir un meilleur accès aux soins de santé, en vue d’être plus résilientes face aux urgences et crises à l’horizon 2020. Tel est l’objectif global du programme « Frontières et vulnérabilités au Vih/Sida en Afrique de l’ouest » (Feve), de l’organisation internationale Association-environnement-santé (Enda-Santé).

En marge de la Conférence internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (Icasa), qui se tient du 4 au 9 décembre 2017 à Abidjan, le président de ladite organisation, Daouda Diouf a présenté les atouts de ce programme. C’était à l’occasion d’une conférence de presse tenue le 8 décembre, au cours de la réunion du comité régional de pilotage dudit programme à Abidjan-Cocody.

Ainsi, Daouda Diouf a indiqué que ce projet vise à contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd), pour une réduction de l’impact du Vih/Sida. En plus d’une amélioration des indicateurs globaux de la santé dans les 9 pays d’intervention en Afrique de l’ouest. A savoir, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée-Conakry et le Niger.

Relevant que la zone ouest africaine enregistre le fort taux d’infection à Vih sur le continent, dû à plusieurs facteurs dont, le peu d’engouement auprès des gouvernants, l’instabilité des dix dernières années, la stigmatisation, etc, le président d’Enda-Santé a souligné le programme Feve vient contribuer à la mise en œuvre de réponses harmonisées dans les 9 pays.

Pour le cas de la Côte d’Ivoire, il s’est félicité des efforts consentis par le gouvernement ivoirien dans la lutte contre le Vih/Sida en passant d’un budget de 4 à 21 milliards de F Cfa. Et d’émettre le souhait de ce que l’exemple ivoirien, face école dans la sous-région, afin de faire reculer cette pandémie.

Le président Daouda Diouf a en outre signifié que la réunion du comité régional de pilotage du programme Feve est une occasion de partage d’expériences entre les 9 pays d’intervention, de définir les orientations stratégiques des années à venir, en lien avec les leçons apprises de Icasa 2017.

Il a révélé que le programme Feve est financé par le ministère des Affaires étrangères et Européennes du Grand-Duché de Luxembourg. Représenté, à cette occasion par son ambassadeur en poste à Dakar, Nicolas Pierre, il réitéré le soutien de son pays à ce programme Feve, en vue de vaincre le Vih/Sida dans la zone ouest africaine, à l’horizon 2020.
L’ambassadeur Nicolas Pierre a procédé à la remise de la première subvention du fonds d’innovation et d’impulsion, d’une valeur de 100 millions de F Cfa à trois pays : Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau. Ce fonds va permettre la mise en œuvre d’un projet visant à la création d’une plate-forme informatisée, pour améliorer le partage d’informations entre professionnels de santé en zone transfrontalière dans ces 3 pays.