L'initiative "My Afro Origins" continue de porter ses fruits. Pour cette troisième édition, le gouvernement béninois a réaffirmé sa volonté de transformer la mémoire douloureuse de la traite transatlantique en un levier de réconciliation et de reconstruction identitaire.
Un cadre juridique pour une réparation historique
Le processus de naturalisation des Afro-descendants au Bénin repose sur une loi historique votée par l'Assemblée nationale, permettant à ceux qui justifient d'une ascendance africaine (souvent via des tests ADN ou des recherches généalogiques) d'obtenir la nationalité.
L'événement du 3 janvier ne s'est pas limité à une simple formalité administrative. Il s'agit, selon les autorités présentes, d'un acte de "réparation symbolique". En remettant ces attestations dans l'enceinte du Complexe judiciaire, l'État béninois donne une force légale au lien de sang qui unit ces nouveaux citoyens à leur patrie d'origine.
Les piliers de la politique mémorielle béninoise
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Cette cérémonie s'inscrit dans une stratégie globale plus vaste :
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Reconnexion identitaire : Permettre aux descendants de déportés de retrouver une racine juridique et culturelle.
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Tourisme de mémoire : Encourager le retour physique vers des sites comme Ouidah et sa Porte du Non-Retour.
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Responsabilité historique : Positionner le Bénin comme un sanctuaire et une terre d'accueil pour la diaspora mondiale.
Une émotion partagée
Pour les récipiendaires, venus principalement des Amériques et des Caraïbes, ce document est bien plus qu'un passeport : c'est la fin d'un long exil mémoriel. La solennité de la cérémonie au Complexe judiciaire a souligné l'importance de ce choix politique audacieux, faisant du Bénin un pionnier sur le continent africain en matière de droit au retour.
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My Afro Origins : Le Bénin consolide le pont mémoriel avec sa diaspora












